
Alors que le Centre des statistiques de l’Iran a annoncé une baisse de 0,1% du taux d’inflation en février par rapport à janvier, la Banque centrale a annoncé que le taux a augmenté de 1,1% par rapport au mois précédent.
La Banque centrale iranienne a annoncé, le jeudi 23 février, que le taux d’inflation en février a atteint 8,7%, ce qui, par rapport au mois précédent, constitue une augmentation de 1,1%.
Toutefois, le Centre des statistiques de l’Iran a déclaré, dans un rapport, que le taux d’inflation en février a atteint 6,8%, ce qui, par rapport au mois précédent, constitue une diminution de 0,1%.
Une grande différence entre les deux centres de statistiques concernant le taux d’inflation s’est produite également le mois dernier.
Selon le Centre des statistiques de l’Iran, le taux d’inflation en janvier par rapport au mois précédent avait chuté de 0,3% et a atteint 6,9%.
Toutefois, la Banque centrale a déclaré que l’inflation en janvier était de 8,6%, ce qui était resté inchangé de novembre à décembre.
La constance du processus de changement du taux d’inflation moyen dans le rapport de la Banque centrale coïncide avec le taux d’inflation. Cette coïncidence accroît les inquiétudes quant à l’évolution future du taux d’inflation.
Selon la Banque centrale, le taux d’inflation en février a atteint 10,6%, ce qui représente une augmentation de 1% par rapport à janvier.
Selon le rapport de la banque, le taux d’inflation en janvier avait atteint 9,6%, ce qui représente une augmentation de 0,4% par rapport à décembre.
Ali Tayyebnia, le ministre de l’Economie, avait souligné précédemment que l’inflation avait atteint un sommet et que désormais, le contrôle du taux d’inflation serait plus difficile que par le passé.
Dans son dernier rapport, le Fond monétaire international a prévu que l’inflation atteindra en moyenne 9% à la fin de cette année.
La réduction du taux d’inflation ne signifie pas un prix moins élevé des biens de consommation et des services, mais signifie un ralentissement de l’augmentation général des prix.
Mohammad Bagher Nobakht, porte-parole du gouvernement, a qualifié la baisse du taux d’inflation en Iran de « très prometteuse » et a décrit la réduction du taux d’inflation comme un signe que le pays va dans la « bonne direction ».
Mais certains députés critiquent la performance du gouvernement d’Hassan Rohani et affirment que les statistiques ne sont que sur papier et ne reflètent pas la réalité de la vie de la population.
Un certain nombre de critiques du gouvernement savent aussi qu’un des facteurs de la réduction du taux d’inflation est attribuable à l’aggravation de la récession et à la baisse du pouvoir d’achat de la population.

