jeudi, décembre 8, 2022
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Le tourment silencieux des « enfants papillon » de l’Iran

Le tourment silencieux des "enfants papillon" de l'Iran

CNRI – Un nouveau rapport photo d’Iran donne un aperçu choquant de l’extraordinaire souffrance que subissent certains enfants pauvres au sud de Kerman, au sud-est de l’Iran. Ces enfants souffrent de l’épidermolyse bulleuse, communément appelée maladie du papillon, et leur souffrance est toujours plus grande en raison du manque de soins de santé appropriés qui leur sont fournis par le régime des mollahs.

Les photographies ont été publiées dans un certain nombre de sites gérés par l’Etat depuis le 5 avril, notamment l’agence de presse Fars.

Ces enfants, qui vivent dans une partie pauvre de l’Iran, font face à des tourments indicibles mais constamment douloureux au cours de leur courte vie.

Zeinab Afzalpour est l’une de ces enfants. Elle a dix ans. Elle lutte sans arrêt contre ses cloques. Zeinab habite Haidarabad Roudbar, un village au sud de Kerman. Ses petites mains sont couvertes de cloques qui lui ont été associées pendant une longue période. Les cloques empêchent ses ongles de pousser, et ses doigts sont désormais attachés les uns aux autres, créant une situation tragique.

Le professeur de Zeinban dit: « depuis le jour où elle est née, ces blessures sont apparues sur son corps progressivement et peu après, c’est l’intégralité de son corps qui était couvert de plaies et de cloques. Nous l’avons emmenée aux hôpitaux de Kahnoj et Jiroft pour le traitement. Selon le diagnostic initial, elle avait la rougeole et la varicelle. Cependant, lorsque les procédures de traitement se sont avérées inefficaces, on lui a diagnostiqué une maladie congénitale ».

« C’est l’élève la plus habile de la classe. Même si elle peut à peine tenir son crayon à la main, ses cahiers sont toujours propres et bien écrits. Elle est incroyablement brillante en mathématiques, et elle a une très bonne capacité d’apprentissage ».

« Cependant, à cause de cette douleur, elle est isolée. Dans les couloirs et la classe, elle tente d’éviter tout contact avec d’autres enfants parce que même le plus petit contact peut rouvrir ses blessures et lui causer de grandes douleurs ».

La grand-mère de Zeinab a la quarantaine. Elle a déclaré : « je suis Masoumeh Dastori. J’ai élevé Zeinab depuis qu’elle avait à peine deux semaines. En plus de l’éducation de cette enfant, je suis responsable de l’éducation de mes deux enfants dont le père est mort. Zeinab avait des cloques sur tout le corps depuis qu’elle est née. Ces blessures ressemblent à des zébrures, ils s’enveniment et commencent à saigner, et il n’y a pas eu de traitement jusqu’à présent. Elle a des cloques partout sur son corps, et elle a développé des tissus entre ses doigts et ses orteils, désormais collés ensemble, ce qui est très douloureux. Cela l’agace beaucoup . La nuit, elle crie de douleur. Je la fais dormir avec du sirop pour dormir, mais elle n’arrive pas à dormir facilement pendant plusieurs heures et quand elle se réveille le matin, ses vêtements collent à son corps, et c’est l’un de ses principaux problèmes. »

Zeinab, Yalda, Hamideh, Zahra et Danial sont quelques-uns des enfants atteints de cette maladie dans le sud de Roudbar. En dépit des rapports limités de la situation de ces enfants par les médias d’Etat depuis 2013, aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent par le régime pour remédier à leur situation ou pour diminuer leur douleur.

Hossein Abedini du Comité des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré: « le régime des mollahs verse la richesse de la nation iranienne en bellicisme, pour la production de missiles balistiques et dans les coffres de ses fonctionnaires corrompus. L’économie est principalement dans les mains des Pasdaran et les ressources de l’Etat sont utilisés pour les transgressions du régime au Moyen-Orient, en particulier en Syrie et au Yémen. Comme le CNRI l’avait déjà affirmé, le peuple iranien ne bénéficie pas de l’allégement des sanctions suite à l’accord sur le nucléaire. Le régime utilise les nouveaux fonds pour ses activités terroristes à l’étranger, notamment pour la montée en puissance de ses forces pour une nouvelle offensive à Alep en Syrie en appui au régime Assad. Pourtant, au même moment, le peuple iranien est devenu plus pauvres. Certains responsables du régime ont reconnu que près de 80 % des Iraniens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les pauvres souffrent d
e difficultés, notamment les crises médicales, mais le régime ne fait rien pour améliorer le bien-être du peuple ou assouvir leurs besoins médicaux ».

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