jeudi, décembre 1, 2022
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Le régime en Iran, un des plus épouvantables au monde – Sénateur Jean-Pierre Michel

CNRI – "Mme Radjavi a énoncé les grands principes du CNRI qui sent fondés sur le suffrage universel, sur la volonté des citoyens et du peuple : nous voulons fonder un Etat démocratique laïque, et nous avons bien réfléchi à la séparation du religieux et du politique; du public et du privé. Pour l’instant je ne connais pas beaucoup de mouvements ou d’Etats à religion dominante musulmane qui réfléchissent à ceci. Le progrès est considérable. On nous dit que dans cet Etat-là on veut donner la véritable place d’égalité aux femmes. Et quand on entend ça de la bouche de quelqu’un qui aspire à prendre la tête d’un Etat essentiellement musulman dans cette région-là, je pense qu’on peut dire que c’est vraiment porteur de progrès considérable", a déclaré le sénateur Jean-Pierre Michel dans un colloque à l’Assemblée nationale.

CNRI – "Mme Radjavi a énoncé les grands principes du CNRI qui sent fondés sur le suffrage universel, sur la volonté des citoyens et du peuple : nous voulons fonder un Etat démocratique laïque, et nous avons bien réfléchi à la séparation du religieux et du politique; du public et du privé. Pour l’instant je ne connais pas beaucoup de mouvements ou d’Etats à religion dominante musulmane qui réfléchissent à ceci. Le progrès est considérable. On nous dit que dans cet Etat-là on veut donner la véritable place d’égalité aux femmes. Et quand on entend ça de la bouche de quelqu’un qui aspire à prendre la tête d’un Etat essentiellement musulman dans cette région-là, je pense qu’on peut dire que c’est vraiment porteur de progrès considérable", a déclaré le sénateur Jean-Pierre Michel dans un colloque à l’Assemblée nationale.

Organisée par le Comité français pour un Iran démocratique, la réunion s’est déroulée le 28 novembre en présence de nombreuses personnalités du monde associatif, notamment de la Fondation Danielle Mitterrand ou de la ligue Africaine des droits de l’homme et des peuples, du barreau de Paris avec Me Bourdon et Me Stasi, et du monde politique avec des parlementaires et des personnalités de tout bord, comme François Colcombet ancien magistrat et président de la convention pour la 6e république, le maire d’Auvers-sur-Oise Jean-Pierre Béquet, le député Michel Charasse et bien d’autres qui sont venus tour à tour prendre la parole tout au long des trois heures qu’a duré cette réunion.

Voici des extraits de l’intervention du Sénateur Michel :

Je voudrais résumer, reconcentrer le sens de notre action. Comme je l’ai dit tout à l’heure en présence de nos collègues parlementaires, députés qui sont partis vers d’autres occupations, et quand on connait le travail de l’Assemblée on sait bien qu’il y a beaucoup de réunions en même temps qui se chevauchent, notre comité n’a aucune exclusive.

Alors pourquoi nous nous lançons dans une telle initiative? je crois qu’on peut quand même résumer très simplement le sens de notre action; le double sens. D’abord, nous combattons le régime iranien aujourd’hui. Pour quelle raison ? Pour deux raisons principales: La première raison qui est  une raison de démocratie, de droits de l’Homme. Ce régime est un des régimes aujourd’hui dans le monde, il faut le savoir, les plus épouvantables qui soit. Il suffit de regarder les actualités, tout simplement. But donné par les chaînes officielles du régime iranien telle qu’on a pu les voir, j’ai pu le voir chez vous à Auvers sur Oise, pour voir présenter à l’ensemble des citoyens des arrestations absolument plus que musclés dans les rues, de femmes qui soi disant sont mal voilées, des exécutions capitales devant tout le monde, présentées à la télévision, par pendaison.

Je vous signale entre parenthèses pour ajouter à l’horreur que la pendaison en Iran ce n’est pas la pendaison ordinaire. Puisque la pendaison ordinaire c’est qu’on est assis, on a les pieds quelque part et puis sous les pieds ça s’effondre donc on tombe. On l’a vu récemment pour l’Irak. Mais là ce n’est pas du tout ça. On est au sol, on vous attache avec un licou autour du cou, on enserre les pieds et on vous monte à une poulie. Voilà. Et ensuite on voit les corps qui se balancent pendant plus que quelques secondes avant finalement de s’immobiliser. Donc je dirais qu’on ajoute encore à l’horreur de l’exécution capitale, une sorte de torture supplémentaire, puisqu’on voit bien que les gens ne meurent pas instantanément comme dans une pendaison [par la trappe]…

Plus tout le reste, les tortures, les prisons, les arrestations, l’absence de liberté d’opinion et d’expression; la condition de la femme. Pour toutes ces raisons nous ne pouvons pas admettre un tel régime. Alors on sait bien que nous n’avons pas vocation à faire la morale et à dire qu’il faut que ça passe comme ci, comme ça, en tel endroit par ce que nous en France, en Europe, nous serions sur ce plan-là plus éduqués que d’autres. Je sais cet argument, mais en ce qui concerne l’Iran je pense que cet argument ne vaut pas. Parce que l’Iran est une grande nation qui aspire à la démocratie, qui l’a connue partiellement, à de brèves époques, qui a eu à ce moments-là des martyres de cette démocratie, et qui souhaite revenir à ce régime-là. Je parlerais différemment s’il s’agissait d’autres pays qui tout le temps étaient sous le joug et sur lequel il est plus difficile à mon avis à porter un jugement. Là, à mon avis le jugement est clair et net. Il ne souffre pas de discussion.

La deuxième raison,c’est que ce régime ne fait pas mystère de vouloir exporter partout où il le peut, son idéologie, c’est à dire un espèce d’impérialisme intégriste musulman. Et on voit aujourd’hui les dégâts que ça procure. Ca déstabilise tout l’Orient et tout le Proche-Orient, alors là aussi, je pense que les jugements doivent être nuancés, mais, aujourd’hui où on essaye à Annapolis de trouver une solution au conflit israélo-palestinien, on voit bien que le Hamas, qui a peut-être des raisons, d’ailleurs, de se dévier du Fatah, mais on voit que le Hamas c’est aujourd’hui la composante qui s’oppose totalement à toute négociation avec l’Etat d’Israël et qui fragilise totalement le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas. On sait très bien que ce mouvement est très largement financé, soutenu, par l’Iran.
On voit ce qui se passe au Liban. Là aussi, on peut critiquer le système politique libanais, on peut critiquer ce système de factions organisées qui les uns après les autres se partagent le pouvoir et ses richesses au profit d’une très petite minorité de la population au détriment d’une autre. D’une autre d’ailleurs qui se jette dans les bras de Hezbollah. Comment pourrait-on les en blâmer? Sauf que par ses méthodes guerrières etc. le Hezbollah également est un des facteurs qui ne permet pas au Liban de trouver les voies, je dirais tout simplement, d’un pouvoir politique, d’un président de la république, d’un gouvernement, et on sait que derrière il y a aussi l’Iran.

L’Afghanistan, on en a parlé tout à l’heure, on sait que là aussi l’Iran est présent. L’Irak, tout simplement l’Irak. Où on se demande toujours pourquoi après tant de milliards d’euros dépensés dans la sécurité, dans la formation d’une police irakienne, etc., etc., comment il peut encore avoir des attentats. Par qui sont-ils financés? Par ce qu’on sait très bien que quand il arrive des choses comme ça, derrière il y a des sources de financement. Et on sait que là aussi l’Iran est derrière ces terroristes, ces bandes de terroristes qui déstabilisent le régime irakien. Loin de moi l’idée de soutenir le gouvernement actuel qui est totalement dans les mains des Américains et qui de mon point de vue n’a aucune légitimité aux yeux du peuple irakien. Mais la poursuite du terrorisme, la poursuite des attentats, rend toute solution politique venant des Irakiens eux-mêmes, totalement impossible.

Alors quand on ajoute à ça le fait que l’Iran qui a si peu d’exercice démocratique, qui prétend répandre son idéologie sur l’ensemble de la région, et plus loin est en train de se doter de l’arme nucléaire, je pense que les démocraties occidentales, tous les pays, doivent s’interroger sur l’attitude qu’il doit y avoir vis-à-vis ce régime-là. Pour le peuple iranien lui-même, et aussi pour la paix dans le monde, pour la stabilité dans cette région et pour les habitants des autres Etats qui sont à ce point déstabilisés et qui ne peuvent pas trouver les voies de la paix et de la démocratie. Ça c’est le premier point.

Le deuxième point, nous le battons aux cotés du CNRI. Pourquoi ? Certains le regrettent, font la fine bouche. Moi je veux bien. Qu’on me  présente une autre organisation qui incarne la résistance iranienne. Qu’on me la présente, et puis, nous nous ferons avec. Je dirais, nous n’avons aucune discrimination vis-à-vis de ceux qui nous rejoindrons au comité mais s’il y a d’autres résistants iraniens qui existent, qu’ils le disent. C’est tout. Or, pour l’instant je n’en ai pas vu.

J’ai lu dans Le Monde une ou deux tribunes libres, du fils du chah, ou de gens qui tournent autour. Je pense qu’il ne faut pas assassiner le fils quand on condamne le père, et que peut-être que le fils du chah aime son peuple et son pays, vraisemblablement. Les gens qui l’entourent et lui sont très  certainement peinés et bouleversés de la situation qu’on fait au peuple iranien, dont il fait partie, mais ça ce fait pas un mouvement de résistance. Donc, voilà, c’est tout. Donc nous, nous constatons que c’est le CNRI qui rassemble un certain nombre de mouvements et dont principalement l’OMPI, les Moudjahidine du Peuple, mais d’autres aussi, que c’est organisé, que ça existe, et Madame Radjavi en est la présidente avec autour d’elle toute une équipe de femmes et d’hommes.

A la fin du très beau discours qu’elle nous a fait tout à l’heure, je vous en remercie, Mme Radjavi a énoncé les grands principes du CNRI qui soient fondés sur le suffrage universel, sur la volonté des citoyens et du peuple, nous voulons fonder un Etat démocratique laïque, et nous avons bien réfléchi à la séparation du religieux et du politique; du public et du privé. Pour l’instant je ne connais pas beaucoup de mouvements ou d’Etats à religion dominante musulmane qui réfléchissent à ceci, sauf l’autorité  palestinienne mais peut-être plus maintenant, moins maintenant. Car je ne connais pas d’Etats laïques musulmans, à mon avis il n’en existe pas. Donc le progrès est considérable. On nous dit que dans cet Etat-là on veut donner la véritable place d’égalité aux femmes, c’est-à-dire que les femmes ont la pratique privée religieuse qu’elles veulent, mais qu’elles doivent avoir la place qui leur revient, c’est à dire la place égale à celle des hommes. Et quand on entend ça de la bouche de quelqu’un qui aspire, je dirais, à prendre la tête d’un Etat qui est essentiellement musulman dans cette région-là, je pense qu’on peut dire que c’est vraiment porteur de progrès considérable. Et si heureusement comme nous le souhaitons, ça arrive un jour en Iran, on s’en réjouira, pas seulement pour les Iraniens, mais on s’en réjouira parce que je suis sûr que ça fera tache d’huile dans les pays de la zone autour, et que d’autres peuple qui aspirent aussi à la démocratie, à la laïcité, à la véritable place de la femme, à l’égalité entre les hommes et les femmes, et bien ces peuples-là aussi, ils amèneront chez eux la révolution démocratique. Car les révolutions qu’il y a eu dans ces pays-là, c’est-à-dire lorsque les royautés ont été abolies, on voit bien qu’elles n’ont pas donné place à la démocratie, à la laïcité, etc.

Donc voilà ce qui nous anime. Je dirais, c’est d’une simplicité enfantine. Nous n’avons pas des fausses idées. Nous n’en voulons à personne, sauf à ceux qui font régner la terreur, la peine de mort, et qui alimentent le terrorisme islamique dans toute cette région, et qui fragilisent et qui déstabilisent l’état du monde. Voilà pourquoi nous voulons travailler, voilà pourquoi nous nous sommes, les uns et les autres, engagés, autour du CNRI, autour de Mme Radjavi.

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