vendredi, décembre 2, 2022
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Le régime de l’Iran a accéléré son programme nucléaire – Afchine Alavi

RFI, le journal du Moyen-Orient, 22 février – L’agence internationale de l’énergie atomique a estimé que Téhéran lui a bien a fourni de nouvelles informations sur son programme nucléaire controversé. Mais toujours pas d’une manière complète et cohérente ajoute l’agence. Avec nous ce soir un membre du Conseil national de la Résistance iranienne, l’opposant Afchine Alavi, bonsoir M. Alavi.

Afchine Alavi : Bonsoir

Kamel Jaïder : Alors vous affirmez, vous, que Téhéran poursuit bien son programme nucléaire militaire. Vous contredisez même les conclusions des seize principales agences de renseignement américaines ; elles se trompent toutes ces agences ? 

Afchine Alavi : Dans le rapport des agences américaines il y a plusieurs aspects. Il y a du vrai, et puis, ils se sont trompés sur un point qui est essentiel qui est le maillon de « weaponisation », c’est à dire l’arme proprement dite. Tout le monde sait aujourd’hui que le régime essaie de proliférer, il ne cache plus d’ailleurs qu’il a le vecteur, le Chahab 3 pour utiliser l’arme atomique. Il y avait des doutes exprimés de la part des services américains sur la « weaponisation ». C’est précisément dans ce domaine là que les réseaux de la résistance iranienne et les Moudjahidines du peuple ont enquêté à l’intérieur de l’Iran. Nous avons abouti au fait que non seulement le régime des mollahs n’avait pas cessé son programme d’arme nucléaire. Tout au contraire, il l’avait accéléré et les gardiens de la révolution ont pris en main totalement ce programme.

Kamel Jaïder : Quelle preuve vous avez de ce que vous avez avancé ?

Afchine Alavi : Nous venons justement de signaler l’existence de deux sites importants. Dont l’un est le centre de commandement et de contrôle de la production de la bombe atomique en Iran, le centre Mojdeh, qui se situe en Téhéran même, à Lavizan2 au nord-est de Téhéran. Et un autre centre qui dépend de ce site, dans lequel on travail sur la production active de tète nucléaire, c’est un lieu qui s’appelle Khodir, qui se trouve au sud-est de Téhéran.

Kamel Jaïder : Alors comment vous expliquez que seize agences américaines de renseignements, l’agence internationale de Vienne, dont les inspecteurs sillonnent l’Iran depuis plusieurs années se refusent à parler d’un programme nucléaire militaire. Alors toutes ces institutions se tromperaient ?

Afchine Alavi : Ecoutez, je signale que ni l’Agence internationale de l’énergie atomique, ni les services étrangers n’ont jamais découvert de site clandestin en Iran. Tout simplement parce qu’ils n’y sont pas présents. Les premiers sites nucléaires en Iran ont été signalés en 2002 par les réseaux de la Résistance iranienne et ont été annoncés par le Conseil national de la Résistance. Ensuite l’agence a vérifié sur place et observé l’existence de ces sites. Donc je crois que c’est dans la capacité uniquement d’un réseau de résistance présent dans les différentes couches dans la société, dans les différentes instances des sphères du pouvoir également, parmi les technocrates, parmi les techniciens, que certains ont accès à ces sites aujourd’hui, qui informent les Moudjahidines du peuple, qui nous informent et par lesquels nous arrivons à déceler les différents aspects cachés de ce programme.

Kamel Jaïder : Vous êtes les seuls, avec l’Israël, à affirmer aussi brutalement cette certitude selon laquelle les Iraniens ont un site militaire. C’est une accusation extrêmement grave, et mais importante et qui peut-être va changer l’avenir à moyen terme dans la région.

Afchine Alavi : Moi je parle au nom du peuple et de la Résistance iranienne et non pas de tel ou tel Etat. En ce qui concerne ce programme, les seuls qui se sont exprimé réellement, concrètement sur l’existence du programme, et qui s’est sur toujours avéré vrai et dont les réseaux ont fait la preuve de leur fiabilité, c’est la Résistance iranienne. Pour un raison très claire : nous ne voulons pas laisser une dictature religieuse, qui est celle des mollahs, obtenir la bombe atomique. Donc c’est notre devoir de signaler, d’abord au peuple iranien et aussi  à l’opinion internationale l’existence de ce programme. Ensuite, je pense qu’on peut réfléchir à la manière de réagir.

Kamel Jaïder : Jusque là, la communauté internationale a eu une politique très laxiste.

Afchine Alavi : d’ailleurs sur le rapport de M. Baradei aujourd’hui, nous disons que si l’agence ne va pas sur place vérifier immédiatement ces sites, ce rapport n’a pas de valeur. Tout simplement parce que il éclipse l’aspect essentiel de ce maillon. Donc il faut savoir quelle est la solution. La solution passe par un changement de régime. C’est pour ça qu’il faut être ferme à l’égard du régime, nous ne pensons pas à la guerre. Nous condamnons la guerre et également la complaisance avec le régime. Ce que nous demandons, c’est précisément qu’il y ait un boycott massif de ce régime, dont les pasdaran ont en main l’ensemble de l’économie. Et deuxièmement qu’on cesse de criminaliser la Résistance iranienne en la plaçant sur les listes terroristes, qui est un cadeau aux mollahs. Si l’on enlève ces deux obstacles, il est possible pour le peuple iranien de réaliser un changement.

Kamel Jaïder : Merci Afchine Alavi d’avoir répondu en direct sur RFI,

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