RFI, le journal du Moyen-Orient, 22 février – Lagence internationale de lénergie atomique a estimé que Téhéran lui a bien a fourni de nouvelles informations sur son programme nucléaire controversé. Mais toujours pas dune manière complète et cohérente ajoute lagence. Avec nous ce soir un membre du Conseil national de la Résistance iranienne, lopposant Afchine Alavi, bonsoir M. Alavi.
Afchine Alavi : Bonsoir
Kamel Jaïder : Alors vous affirmez, vous, que Téhéran poursuit bien son programme nucléaire militaire. Vous contredisez même les conclusions des seize principales agences de renseignement américaines ; elles se trompent toutes ces agences ?
Afchine Alavi : Dans le rapport des agences américaines il y a plusieurs aspects. Il y a du vrai, et puis, ils se sont trompés sur un point qui est essentiel qui est le maillon de « weaponisation », cest à dire larme proprement dite. Tout le monde sait aujourdhui que le régime essaie de proliférer, il ne cache plus dailleurs quil a le vecteur, le Chahab 3 pour utiliser larme atomique. Il y avait des doutes exprimés de la part des services américains sur la « weaponisation ». Cest précisément dans ce domaine là que les réseaux de la résistance iranienne et les Moudjahidines du peuple ont enquêté à lintérieur de lIran. Nous avons abouti au fait que non seulement le régime des mollahs navait pas cessé son programme darme nucléaire. Tout au contraire, il lavait accéléré et les gardiens de la révolution ont pris en main totalement ce programme.
Kamel Jaïder : Quelle preuve vous avez de ce que vous avez avancé ?
Afchine Alavi : Nous venons justement de signaler lexistence de deux sites importants. Dont lun est le centre de commandement et de contrôle de la production de la bombe atomique en Iran, le centre Mojdeh, qui se situe en Téhéran même, à Lavizan2 au nord-est de Téhéran. Et un autre centre qui dépend de ce site, dans lequel on travail sur la production active de tète nucléaire, cest un lieu qui sappelle Khodir, qui se trouve au sud-est de Téhéran.
Kamel Jaïder : Alors comment vous expliquez que seize agences américaines de renseignements, lagence internationale de Vienne, dont les inspecteurs sillonnent lIran depuis plusieurs années se refusent à parler dun programme nucléaire militaire. Alors toutes ces institutions se tromperaient ?
Afchine Alavi : Ecoutez, je signale que ni lAgence internationale de lénergie atomique, ni les services étrangers nont jamais découvert de site clandestin en Iran. Tout simplement parce quils ny sont pas présents. Les premiers sites nucléaires en Iran ont été signalés en 2002 par les réseaux de la Résistance iranienne et ont été annoncés par le Conseil national de la Résistance. Ensuite lagence a vérifié sur place et observé lexistence de ces sites. Donc je crois que cest dans la capacité uniquement dun réseau de résistance présent dans les différentes couches dans la société, dans les différentes instances des sphères du pouvoir également, parmi les technocrates, parmi les techniciens, que certains ont accès à ces sites aujourdhui, qui informent les Moudjahidines du peuple, qui nous informent et par lesquels nous arrivons à déceler les différents aspects cachés de ce programme.
Kamel Jaïder : Vous êtes les seuls, avec lIsraël, à affirmer aussi brutalement cette certitude selon laquelle les Iraniens ont un site militaire. Cest une accusation extrêmement grave, et mais importante et qui peut-être va changer lavenir à moyen terme dans la région.
Afchine Alavi : Moi je parle au nom du peuple et de la Résistance iranienne et non pas de tel ou tel Etat. En ce qui concerne ce programme, les seuls qui se sont exprimé réellement, concrètement sur lexistence du programme, et qui sest sur toujours avéré vrai et dont les réseaux ont fait la preuve de leur fiabilité, cest la Résistance iranienne. Pour un raison très claire : nous ne voulons pas laisser une dictature religieuse, qui est celle des mollahs, obtenir la bombe atomique. Donc cest notre devoir de signaler, dabord au peuple iranien et aussi à lopinion internationale lexistence de ce programme. Ensuite, je pense quon peut réfléchir à la manière de réagir.
Kamel Jaïder : Jusque là, la communauté internationale a eu une politique très laxiste.
Afchine Alavi : dailleurs sur le rapport de M. Baradei aujourdhui, nous disons que si lagence ne va pas sur place vérifier immédiatement ces sites, ce rapport na pas de valeur. Tout simplement parce que il éclipse laspect essentiel de ce maillon. Donc il faut savoir quelle est la solution. La solution passe par un changement de régime. Cest pour ça quil faut être ferme à légard du régime, nous ne pensons pas à la guerre. Nous condamnons la guerre et également la complaisance avec le régime. Ce que nous demandons, cest précisément quil y ait un boycott massif de ce régime, dont les pasdaran ont en main lensemble de léconomie. Et deuxièmement quon cesse de criminaliser la Résistance iranienne en la plaçant sur les listes terroristes, qui est un cadeau aux mollahs. Si lon enlève ces deux obstacles, il est possible pour le peuple iranien de réaliser un changement.
Kamel Jaïder : Merci Afchine Alavi davoir répondu en direct sur RFI,

