lundi, décembre 5, 2022
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Le régime iranien sous pression économique

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La délégation du régime iranien a quitté Vienne les mains vides vendredi dernier après avoir rencontré les dirigeants européens concernant l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. La déclaration conjointe publiée après la réunion ne présente aucune nouveauté dans l’accord sur le nucléaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ne s’est même pas présenté à la conférence de presse.

Le régime iranien doit désormais lutter pour obtenir des concessions de la part de l’Europe sans rien donner en retour.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a mis en garde Téhéran contre ses menaces de violer l’accord sur le nucléaire lors de la réunion à Vienne entre les ministres des Affaires étrangères du Royaume Uni, de la Chine, de la France, de l’Allemagne et de la Russie – les signataires de l’accord. Ces menaces empêcheraient l’Europe de trouver une solution.

Il a également déclaré qu’il ne pensait pas que des avantages économiques pourraient être données à Téhéran avant les nouvelles sanctions américaines en novembre prochain. Celles-ci résultent de la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire en mai.

Zarif n’est même pas venu à la conférence de presse, et Mme Mogherini n’a fait que lire une déclaration préparée concernant les engagements économiques et a refusé de répondre aux questions.

De plus, malgré les avertissements de Le Drian, Zarif a choisi de proférer une nouvelle menace à la fin de la réunion – probablement parce qu’il a senti que cette réunion ne mènerait nulle part.

Il a déclaré : « Jusqu’à maintenant, personne n’a réussi à résoudre le problème des États-Unis qui ont quitté l’accord. Par conséquent, nous avons le droit de prendre des mesures. »

Cependant, il a fait marche arrière pour décrire les mesures européennes comme « pratiques » et a réitéré la loyauté de l’Iran envers ses engagements. Un retournement complet après la description du président Hassan Rohani qui les décrivait comme « décevantes ».

Tous les partis présents ont agi dans les intérêts de leur pays, ce qui veut dire pour beaucoup se ranger du côté américain contre l’Iran afin de maintenir leurs liens financiers et commerciaux avec la plus grande économie au monde.

Le militant des droits humains Heshmat Alavi a écrit : « Les Européens comprennent que les Américains sont sérieux dans leurs intentions d’intensifier la guerre économique contre le régime iranien, notamment en ce qui concerne l’arrêt des exportations de pétrole iranien. La pente devient de plus en plus raide pour Téhéran et dans le pays, les Iraniens ne feront qu’augmenter leurs demandes et les manifestations pour un changement démocratique. »

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