jeudi, janvier 26, 2023
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Le régime en Iran doit répondre pour crime contre l’humanité

Le régime en Iran doit répondre pour crime contre l'humanité

La plus grande menace que représente le régime iranien n’a rien à voir avec ses missiles balistiques illégaux ou ses programmes d’armes nucléaires, mais plutôt la menace qu’il représente pour son propre peuple.

Cette menace n’est en aucun cas nouvelle, elle est arrivée avec le régime en 1979, mais presque personne en dehors de l’Iran ne semble s’en soucier.

La plus grande atteinte du régime des mollahs contre son propre peuple, pour laquelle il reste impuni à ce jour, est le massacre de 1988 au cours duquel plus de 30 000 prisonniers politiques ont été assassinés en quelques mois.

Rouhollah Khomeini avait émis une fatwa appelant à l’exécution de tous les prisonniers politiques et le régime a mis en place des Commissions de la mort qui ont supervisé les simulacres de procès éclaires des prisonniers aux yeux bandés.

Les tribunaux n’accorderaient l’amnistie que si les prisonniers qui étaient jugés pour le « crime » de soutenir un parti politique d’opposition, acceptaient de dénoncer le mouvement à la télévision nationale. On lui demandait aussi de glisser la corde autour du cou d’autres prisonniers et d’accepter de marcher sur les champs de mines le long de la frontière entre l’Iran et l’Irak pour vérifier s’il y a des mines non explosées (devenant ainsi des boucliers humains).

Peu de prisonniers ont renoncé à leurs croyances et la majorité a donc été condamnée à mort ; y compris des femmes enceintes et des enfants d’à peine 13 ans.

Sara Hassani, chargée de cours en science politique à la New School for Social Research et professeure adjointe en sciences politiques au Brooklyn College, a écrit un éditorial sur le site TownHall au sujet de son oncle, Mahmood ‘Masoud’ Hassani, victime du massacre. Il avait été arrêté en juin 1981, alors qu’il étudiait l’économie à l’université de Téhéran, pour avoir distribué des tracts pro-démocratiques près de son campus.

Il a été emmené et pendant deux longs mois sa famille ne savait pas ce qui lui était arrivé. Ensuite, les autorités ont déclaré qu’il avait été condamné à 10 ans de prison dans la sinistre prison d’Evine pour avoir « agi contre la sécurité nationale » et « répandu la corruption sur terre ». Ces fausses accusations sont ce dont le régime accuse les prisonniers lorsqu’aucun crime réel n’a été commis.

Lorsque la fatwa a été émise, il a refusé de se laisser impressionner par le régime et a donc été condamné à mort, sans procès équitable ni même l’occasion de dire au revoir à sa famille.

Le régime des mollahs n’a jamais été traduit en justice. En effet, beaucoup parmi ceux qui sont impliqués dans les commissions de la mort occupent encore des fonctions de haut rang en Iran et ont même carrément admis leur implication.

Hassani a écrit : « Il est devenu péniblement évident que le maintien des relations économiques avec un pays riche en pétrole a éclipsé des efforts sérieux pour dénoncer le bilan de l’Iran en matière de droits de l’homme. Avec une abondance de preuves contemporaines et d’archives fournies aux agences intergouvernementales appropriées, de quelle autre façon pourrions-nous expliquer leur silence, sinon comme un exemple de quiproquo ? »

Le régime n’a pas réussi à faire taire les appels à la justice des familles iraniennes pour leurs proches. L’année dernière, leurs appels ont été relancés grâce à la publication d’un enregistrement audio dans lequel l’Ayatollah Ali Montazeri avertissait les membres de la « commission de la mort » qu’ils sont en train de commettre « le plus grand crime de l’histoire de la République islamique ».

Des Iranien ont arrêtés, torturés, emprisonnés et exécutés pour avoir brisé le mur du silence. Il est temps que la communauté internationale se joigne au peuple iranien et appelle à la justice avant que le régime ne puisse complètement détruire les preuves du crime, comme ils tentent actuellement de le faire avec les fosses communes qui contiennent les corps des prisonniers.

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