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Le plus grand rassemblement de soutien à la Résistance iranienne à Villepinte

L’élection fut une mascarade, le nouveau président est illégitime, la seule voie est le renversement du régime et le soutien au mouvement dirigé par Maryam Radjavi

Maryam Radjavi :

– Le nouveau président du régime fait partie de la machine de guerre et de répression.

– Mise en garde aux USA et à l’ONU pour la sécurité des opposants iraniens à Liberty et la nécessité de leur retour à Achraf

CNRI – Dans l’après-midi du samedi 22 juin s’est tenu le plus grand rassemblement d’Iraniens à l’étranger avec 600 personnalités politiques et parlementaires de diverses tendances de 47 pays du monde.

 

Les intervenants ont déclaré que la mascarade électorale du régime en Iran n’a été ni libre ni équitable. Cette élection, ont-ils précisé, s’est déroulée dans un climat de répression absolue, avec l’arrestation d’opposants, la coupure d’internet, l’interdiction de la presse et la présence massive des forces de répression. Le nouveau président du régime iranien non seulement n’est pas un modéré mais tout au long de la dictature, il a occupé des postes élevés, et a travaillé de près avec Khamenei. Il a fait avancer la politique de guerre et de répression du peuple iranien sous le prétexte de la sécurité.

Les orateurs ont souligné que la communauté internationale et le peuple iranien aspirent à un changement démocratique en Iran. La seule manière de débarrasser le monde du fléau de ce régime qui met en danger la paix et la sécurité du monde et surtout du Moyen-Orient, est d’opérer un changement de régime par le peuple iranien et sa résistance organisée. Saluant les efforts sans compter de Mme Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, pour diriger le mouvement de la résistance, ils ont apporté leur soutien à son plan en 10 points pour l’instauration de la démocratie et de la liberté en Iran. Ils ont demandé à leur gouvernement de reconnaitre officiellement le mouvement de la résistance qu’elle dirige.

Le rassemblement a condamné avec force la troisième attaque à la roquette sur les réfugiés sans défense à la prison de Liberty. Cette attaque a été lancée sur ordre de Khamenei et exécutée par les agents de la force terroriste Qods, avec le soutien de Maliki. Les 40 roquettes de 107mm tirées ont tué deux Moudjahidine du peuple et blessés 70 autres. Les intervenants ont appelé le gouvernement américain, l’ONU, l’Union européenne et le Parlement européen à garantir les droits des habitants sans défense d’Achraf et de Liberty, en particulier d’assurer leur sécurité. Ils ont affirmé que la seule manière d’empêcher une nouvelle tragédie et d’assurer leur protection était de ramener provisoirement les habitants à Achraf le temps de les réinstaller dans des pays tiers.

Les mensonges continus et systématiques de Kobler contre les habitants, préparent ouvertement le terrain au massacre de ces réfugiés sans défense, a estimé le rassemblement avant de soutenir la demande des habitants d’Achraf et de Liberty et des familles des victimes de le traduire en justice pour complicité de crimes contre l’humanité.

Dans ce gigantesque meeting qui a duré sept heures, des dizaines de personnalités éminentes représentant les délégations présentes ont pris la parole. Elles ont annoncé les soutiens de majorités ou de groupes de parlementaires de 40 pays des cinq continents et le soutien de 12.500 maires français à la Résistance iranienne et aux habitants d’Achraf et de Liberty.

L’invitée d’honneur était Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne. Pour elle la mascarade électorale traduit l’étape du renversement du régime : Même si Khamenei a éliminé Rafsandjani, c’est-à-dire le facteur principal de son arrivée au pouvoir, il a dû finalement entre la reprise du soulèvement et accepter Rohani, choisir le second. Juste quelques heures avant l’annonce des résultats, pour dissimuler sa défaite, Khamenei a fait attaquer le camp Liberty, et en tuant des Moudjahidines, il a essayé de mettre en garde ceux qui guettent l’occasion de se soulever. En même temps il a mis en valeur la menace principale à son régime à coups de roquettes et de morts.

Le nouveau président du régime est un responsable au lourd passé de la machine de guerre, de sécurité et de répression.

Maryam Radjavi a déclaré : toutefois nous appelons le nouveau président des mollahs à accepter les demandes urgentes du peuple. Nous disons que sans liberté d’expression et sans les droits de l’homme, et tant qu’il y aura des prisonniers politiques et qu’il n’y aura pas de liberté d’action pour les partis, tant que la politique agressive du régime continuera en Syrie et en Irak et tant que le régime insistera pour se doter de la bombe atomique, rien ne changera en Iran. C’est pour vous maintenant un temps de mise à l’épreuve. Mais le guide suprême sait que tout véritable changement dans sa politique, entrainera l’ensemble du régime vers son renversement.

Evoquant les trois attaques contre les réfugiés sans défense à Liberty, elle a ajouté : La première attaque à la roquette du régime qui a causé la mort de huit Moudjahidine du peuple, a clairement montré que la prison de Liberty n’offre aucune sécurité. Et tout le monde a compris que l’exode forcé des Achrafiens à Liberty sous le coup de la tromperie du représentant spécial de l’ONU, était en vérité leur transfert dans un abattoir. Il était normal d’attendre de l’ONU et des USA qu’ils règlent immédiatement la question de la sécurité parce qu’ils s’étaient engagés à protéger les Moudjahidine du peuple à Liberty. D’autant plus que le groupe terroriste créé par Khamenei en Irak menaçait ouvertement de lancer une nouvelle attaque et que le gouvernement irakien s’était empressé d’annoncer qu’il ne pouvait pas assurer la sécurité de Liberty. L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad avait elle aussi alerté sur la répétition de nouvelles attaques. Alors tout le monde savait qu’une attaque se préparait, mais rien d’efficace n’a été fait.

A propos de l’ingérence criminelle du régime dans les pays de la région, elle a précisé : le régime du guide suprême s’est lancé dans la guerre contre le peuple syrien pour échapper à son renversement. Cette sale guerre ne vise pas à préserver Bachar Assad, mais à sauver Khamenei à Téhéran. Parce que c’est ce régime qui, pour se maintenir, étend l’intégrisme et le terrorisme de l’Afghanistan à l’Irak, du Bahreïn au Yémen.

Maryam Radjavi a ajouté : Le résultat de 35 années de pouvoir des mollahs a pour bilan des massacres et des destructions, la misère, la drogue, la montée des prix et du chômage. Le renversement ne se fera pas tout seul. Il faut pour cela un mouvement et une résistance dotée d’une organisation cohérente et unie, avec des personnes prêtes à tout donner, avec un soutien social et populaire, doté d’une indépendance financière, avec une vaste présence de femmes dans tous les domaines et une alternative démocratique possédant des objectifs et un programme clairs.

Mme Radjavi a énuméré les dix points de son programme pour l’instauration de la démocratie et de la liberté en Iran avant de rappeler : Notre propos n’est pas de dire que les mollahs s’en aillent pour que nous les remplacions. Notre propos est de dire que le vote, le choix et l’avis du peuple iranien deviennent souverains.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 22 juin 2013  

Les orateurs

Des dizaines de personnalités éminentes représentant les délégations présentes de 47 pays ont pris la parole. 

De même, le sénateur américain Robert Menendez, président de la commission des Affaires étrangères, a envoyé un message vidéo, et le sénateur américain Carl Levin, président de la commission des Forces armées a envoyé un message écrit pour soutenir ce rassemblement.

Parmi les orateurs américains figurent :

Rudy Giuliani, ancien maire de New York et candidat à la présidentielle de 2008, le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Obama (2011), Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des Représentants et candidat à la présidentielle de 2012, Ed Rendell, président du parti démocrate (1999-2001) et gouverneur de la Pennsylvanie (2002-2011), une délégation du Congrès américain composée de Ted Poe, président de la sous-commission sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce, Sheila Jackson Lee,  William Lacy Clay, Bob Filner, maire de San Diego, Tom Ridge,  premier Secrétaire à la sécurité intérieure, le général Hugh Shelton, ancien chef de l’état-major des armées, Louis Freeh, ancien directeur du FBI, (1993-2001), Bill Richardson ancien ambassadeur à l’ONU et gouverneur du Nouveau Mexique (2003-2011), John Bolton, ancien ambassadeur à l’ONU, John Dennis Hastert, ancien président de la Chambre des Représentants, Michael Mukasey, ancien ministre de la justice (2007-2009), l’ambassadeur Mitchell Reiss, directeur de la perspective politique au département d’Etat (2003-2005), Robert Torricelli, ancien sénateur,  Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’Etat au contrôles de l’armement et à la sécurité internationale,  Patrick Kennedy, ancien membre du Congrès (1995-2011), Phillip J Crowley, assistant du secrétaire d’Etat (2009-2011) ; plusieurs ancien commandants militaires comme le général George Casey, commandant en chef e la force multinationale en Irak (2004-2007), le général Chuck Wald, ancien vice-commandant des forces américaines en Europe, le général James Conway, 34e commandant du Corps des Marines, le colonel Wesley Martin, ancien commandant du contre-terrorisme de la coalition en Irak et commandant de la protection américaine d’Achraf, le colonel Leo McCloskey, commandant de la protection d’Achraf jusqu’en 2009, le colonel Thomas Cantwell et le colonel Barry Johnson, deux commandants de la protection d’Achraf,  Frances Townsend, conseillère pour la sécurité intérieure du président George W. Bush (2004-2008), l’ambassadeur Marc Ginsberg, ancien haut conseiller de la maison Blanche pour le Moyen-Orient  et Porter Goss, ancien directeur de la CIA.

Du parlement européen :

 Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du PE, Struan Stevenson, présidente de la délégation du PE pour les relations avec l’Irak, et Oldrich Vlasak, Vice-président du PE.

De France :

Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur, Jean-Pierre Béquet, conseiller général du Val d’Oise et maire d’Auvers-sur-Oise, Dominique Lefebvre, député du Val d’Oise, Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris, Nelly Roland Iriberry, maire de Villepinte, Aude de Thuin, présidente du Forum Osons la France et Ingrid Betancourt personnalité franco-colombienne.

De Grande-Bretagne

David Amess, député, qui conduit une délégation de parlementaires, juristes, défenseurs des droits humains.

D’Allemagne :

Pr. Rita Sussmuth, ancienne présidente du Bundestag, Horst Teltschik, ancien conseiller du chan cellier Helmut Kohl et ancien président de la conférence de Munich sur la sécurité.

D’Italie :  

Giulio Maria Terzi, ancien ministre des Affaires étrangères (2013), Alessandro Pagano,  président du comité italien de parlementaires et de citoyens pour un Iran libre.

D’Espagne :

José Luis Rodríguez Zapatero, ancien premier ministre, José María Chiquillio, sénateur, Carmen Quintanilla, présidente de la commission des femmes de la Chambre des députés.

Des pays scandinaves :

Geir Haarde, ancien premier ministre islandais, à la tête d’une délégation

D’Irlande :

 James Bannon, membre du parlement 

Du Canada :

Russ Hiebert, membre du parlement

De Roumanie :

Romeo Nicoara, député, membre de la commission des affaires étrangères

D’Australie :

Peter Morfi, président des partisans australiens de la démocratie en Iran

De Palestine :

Najat Bubakr, députée

D’Algérie :

Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien

De Syrie :

Methgal Al-Betich, général de l’Armée syrienne libre

De Jordanie :

Mohammad El Hadj, député

D’Egypte :

Atef Makhalif, député

Le plan en 10 points de Maryam Radjavi

1- A nos yeux, le vote du peuple est le seul critère de légitimité et c’est pour cela que nous voulons une république fondée sur le suffrage universel.

2- Nous voulons un système pluraliste, avec la liberté de partis et d’assemblée. Nous respectons l’ensemble des libertés individuelles, et nous insistons sur la liberté totale d’expression et des médias et l’accès sans condition pour tous à internet.

3- Nous nous engageons à défendre l’abolition de la peine de mort.

4- Nous sommes engagés pour la séparation de la religion et de l’Etat. Toute discrimination vis-à-vis des adeptes de l’ensemble des cultes sera interdite.

5- Nous croyons dans l’égalité totale des femmes et des hommes dans les domaines politiques, économiques et sociaux. Nous sommes aussi engagés en faveur de la participation à part égale des femmes à la direction politique. Toute forme de discrimination contre les femmes sera abolie. Elles bénéficieront du droit de choisir librement leurs vêtements, de décider librement de leur mariage, leur divorce, leurs études et leur profession.

6- Nous croyons dans l’état de droit et la justice. Nous voulons édifier un système juridique moderne fondé sur les principes de la présomption d’innocence, le droit à la défense, le droit de saisir la justice et le droit à un procès public. Nous voulons également l’indépendance totale des juges. La loi de la charia des mollahs sera abolie.

7- L’Iran de demain sera un pays respectueux des droits humains. Nous sommes engagés à respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme, les pactes et les conventions internationales comme le Pacte international des droits civils et politiques, la Convention contre la torture, et la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes.

8- Nous reconnaissons la propriété privée, les investissements privés et le libre marché. Nous prônons le principe de l’égalité des chances pour tout le peuple iranien dans le monde professionnel et le droit à l’emploi. Nous protègerons et développerons l’environnement.

9- Notre politique étrangère sera fondée sur la coexistence pacifique, la paix et la coopération internationale et régionale et le respect de la Charte des Nations Unies.

10- Nous voulons un Iran sans nucléaire et sans armes de destruction massive. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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