CNRI – « La réalité est que le régime des mollahs est un système qui ne peut répondre aux aspirations des femmes à l’égalité, et les Iraniennes veulent le changement », a déclaré la députée Martine Pinville.
Elle participait la semaine dernière à l’Assemblée nationale française à une réunion du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) sur la crise iranienne et la politique de la France.
Dans son intervention, Martine Pinville a ajouté :
C’est avec beaucoup de plaisir mais aussi avec beaucoup de conviction que je viens vous rejoindre à chaque fois sur ces différentes réunions qui sont extrêmement importantes pour encore et toujours défendre les droits de l’homme. Et je voudrais ce soir plus spécifiquement intervenir sur les droits des femmes, sur le fait que le nouveau président iranien n’ait pas respecté ses engagements vis-à-vis de la population iranienne, mais notamment vis-à-vis des femmes.
Parce que la répression à l’égard des Iraniennes, que ce soit sous prétexte du code vestimentaire ou sous tout autre prétexte, concernant l’application de certaines lois qui sont souvent misogynes, ont sévit aussi brutalement qu’avant. Les lois qui avaient été adoptées par le gouvernement d’Ahmadinejad, prévoyant des restrictions sur la liberté professionnelle des femmes, ont été mises en application par le nouveau gouvernement qui pourtant se prétend modéré.
La réalité est que ce régime des mollahs est un système qui ne peut répondre aux aspirations des femmes à l’égalité. Les Iraniennes, et vous nous le montrez, veulent le changement, et nous pouvons le voir dans le rôle qu’elles jouent et que vous jouez dans la Résistance iranienne. Avec votre leadership Mme Radjavi, avec le millier de femmes qui ont rejoint les camps d’Achraf et Liberty. Elles sont là en dépit de toutes les difficultés et de tous les dangers. Elles sont aujourd’hui confrontées à un blocus médical inhumain qui fait tous les jours de nouvelles victimes. Ni leur famille, ni leur avocat n’ont accès au camp.
Rappelons également que dans le massacre perpétré le 1er septembre dernier au camp d’Achraf, six femmes ont été assassinées et six autres ont été prises en otage. Mais malheureusement les Nations unies n’ont entrepris aucune enquête indépendante sur ce crime contre l’humanité. Cette absence de justice ouvre la voie à d’autres crimes, et le camp Liberty est menacé par d’autres tueries.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se saisir de ce dossier et une enquête indépendante doit être menée sur le massacre d’Achraf. Je souhaite réitérer mon soutien à ces légitimes revendications. Je crois que nous devons ensemble porter ces revendications et être plus fort dans nos demandes et dans nos attentes des Nations unies.

