vendredi, décembre 9, 2022
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Le gouvernement irakien a montré qu’il est un instrument du régime iranien – Michael Mukasey

CNRI : « Il faut mettre les Achrafiens en lieu sûr, par quoi je n’inclus pas l’Irak qui a très clairement montré qu’il agissait sur injonction du régime iranien, et comme un instrument du régime iranien, et il n’y a pas d’autre terme pour cela », a déclaré l’ancien ministre américain de la Justice Michael Mukasey à Bruxelles le 19 octobre. 

Il s’exprimait dans une conférence internationale au Parlement européen organisée par le groupe interparlementaire des Amis d’un Iran Libre. La conférence présidée par l’eurodéputé Jim Higgins accueillait en invitée d’honneur Mme Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne.

Voici les moments forts de l’intervention de Michael Mukasey :

En des circonstances ordinaires, ce serait à la fois un honneur et un plaisir d’être ici, et c’est assurément un honneur d’être ici. Mais ce ne sont pas des circonstances ordinaires. Ce sont des circonstances désespérées, et ce n’est pas une occasion agréable. C’est une occasion lourde de la possibilité d’un désastre.

Nous avons ce délai innommable, moins de 60 jours, pendant lesquels il va falloir assurer la sécurité des résidents d’Achraf.  Il y a déjà eu des massacres. Il y a déjà eu des massacres en Europe. Dans beaucoup de cas, les nations de l’Europe étaient en mesure de dire « nous ne savions pas », ou bien « nous n’avions pas les ressources disponibles pour l’arrêter » ou encore « nous n’avions pas les outils en main pour l’arrêter ».

Mais il y a maintenant un Parlement européen, il y a une Commission européenne, il y a une Union européenne. Il y a des droits garantis consacrés dans des documents, auxquels vous avez également souscrit. Vous venez tous de gouvernements qui ont un peu l’expérience de ce qui se passe lorsque l’on n’agit pas.

Comme Alejo Vidal-Quadras l’a dit, c’est une question de volonté politique. Avons-nous la volonté politique d’agir ? Ce qui est nécessaire est assez clair. Ce qui est nécessaire, c’est de mettre en place un mécanisme pour extrader les résidents d’Achraf d’où ils se trouvent, et les mettre dans un lieu sûr, par quoi je n’inclus pas l’Irak qui a très clairement montré qu’il agissait sur injonction du gouvernement iranien, et comme un instrument du gouvernement iranien, et il n’y a pas d’autre terme pour cela.

Cela doit être fait sur la base d’entretiens individuels. Il faut qu’il y ait un mécanisme mis en place pour faire cela. Les antécédents de mon propre pays ici sont pour moi, jusqu’à présent, quelque chose dont je ne peux pas dire que je suis extrêmement fier.
 
En 2003, les États-Unis ont mené une coalition qui est allée en Irak. Ils se sont retrouvés face aux résidents d’Achraf, qui ont volontairement rendu leurs moyens d’auto-défense, volontairement rendu leurs armes, et ont reçu par écrit une garantie du général des États-Unis qu’ils seraient traités comme des personnes protégées en vertu de la quatrième Convention de Genève.

Ils ont reçu des cartes d’identité de la part de l’armée, chacun d’entre eux, avec une photographie et une garantie écrite que la personne serait traitée comme une personne protégée en vertu de la quatrième Convention de Genève.

Ils ont été interrogés par le FBI, dont l’ancien directeur est ici et s’adressera à vous, qui a conclu qu’aucun des résidents de ce camp ne constituait de menace pour les États-Unis ni pour personne d’autre.

Malheureusement, mon gouvernement, dans les années 1990, pour des raisons qui n’avaient réellement rien à voir avec la réalité de la situation, mais liées à la politique, a mis l’OMPI sur la liste des organisations terroristes, parce qu’on pensait que cela augmenterait notre capacité à établir une relation et à mener un dialogue avec les mollahs.

Eh bien, cette stratégie a manifestement échoué ; et même dans l’administration que j’ai servie, ils ont été maintenus sur la liste de peur que si on les retirait, les Iraniens pourraient soutenir les terroristes irakiens qui utilisent des armes pour tuer des soldats américains, et pourtant, il est évident que les Iraniens les ont soutenus, ont envoyé des bombes artisanales de bord de route en Irak et aident à tuer les troupes américaines.

J’ai ici une copie de la plainte déposée dans l’affaire contre les auteurs du dernier attentat planifié contre les États-Unis, qui consistait à assassiner l’ambassadeur saoudien et à un attentat à l’explosif d’ambassades à Washington.

Nous continuons d’avoir des preuves devant nous, et nous refusons d’agir.

Nous avons la preuve de ce que les Iraniens sont sur le point de faire, ce que les Irakiens sont sur le point de faire, et nous avons la preuve éloquente ici, de la part de Mme Radjavi elle-même, de ce qu’est en réalité l’OMPI, de ce pour quoi l’OMPI se bat.

En vu de ces circonstances, je vous exhorte, j’exhorte votre gouvernement à agir, à mettre en place un mécanisme pour extrader les résidents d’Achraf, pour retirer le délai, pour mettre la pression sur le gouvernement irakien.

Tout comme j’informerai mon gouvernement de mettre fin à cette désignation, ce que la secrétaire d’État peut faire d’un coup de crayon, et ainsi, rendre plus aisé de mettre fin à ce qui promet d’être une terrible crise humanitaire, si nous permettons que cela continue.

Nous avons été avertis. Nous avons les preuves.

La seule chose nécessaire est d’exercer une pression pour une volonté politique, et c’est ce que vous êtes venus faire ici, c’est ce que je suis venu faire ici, c’est ce que nous sommes tous venus faire ici.
 

 

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