jeudi, décembre 8, 2022
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Le drame des SDF en Iran

Iran SDFCNRI – La pauvreté s’étend dans la société et se traduit dans la capitale notamment avec 15.000 « dormeurs de carton », des SDF qui se réfugient sur des cartons pour dormir la nuit. C’est le chiffre que vient de donner la mairie de Téhéran. Parmi ces gens se trouvent des traducteurs, des diplômés d’universités et d’anciens combattants.

L’âge moyen des jeunes femmes SDF est tombé à 17 ans selon le chef du service social de Téhéran, cité par l’agence ILNA. Il parle même d’adolescentes de moins de 15 ans.

 

Ce responsable affirme que « ces huit dernières années, le plus grand nombre de femmes SDF étaient des femmes âgées, mais désormais, elles sont rattrapées par les jeunes filles. »

 

Les services de sécurité de la capitale font souvent déguerpir par la violence les SDF ou bien tout simplement les arrêtent pour bonder un peu plus les prisons déjà surpeuplées.

Il va sans dire que lors de cette chasse aux pauvres, beaucoup d’autres n’ayant rien à voir avec les SDF sont aussi embarqués. Il arrive que des patrouilles de police fasse du zèle dans les arrestations pour obtenir des primes, étant récompensées au quota.

 

Un assistant social chargé d’identifier ces pauvres gens a déclaré à l’agence Irna le 11 octobre : « pour chaque SDF arrêté, nous recevons une somme d’argent précise. Plus le nombre augmente, plus nous gagnons d’argent.

L’attitude de certains assistants avec les SDF, les femmes et les enfants abandonnés dans la rue n’a rien à voir avec l’assistance sociale, c’est plutôt des chasseurs de têtes la nuit. Après les avoir gardées 24 heures et relevé leur identité, ils les relachent. Et ils redeviennent des gens à arrêter pour de l’argent.»

 

D’après les chiffres de la municipalité de Téhéran, 15 à 20% des SDF sont des femmes.

 

Le journal Charq a publié en juin 2014 un reportage intitulé « Une nuit avec les dormeuses de carton », qui leur donne la parole. Une de ces femmes raconte comment se passe une journée.

 

« La rue est très dure. Sans logement, errer, tu crois que c’est facile ? Non, les loyers trops chers. Nous n’avons pas d’argent. On ne nous donne pas de chambre. Des problèmes de misère, de maladies, d’errance. Le matin quand on se lève, il faut tellement se démener pour avoir un peu d’argent, à l’usine, avec les gens. les gens nous donne un petit quelque chose pour avoir la conscience tranquille. »

 

Source : Le site en persan Deutsche Welle le 22 octobre 2014.

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