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Le changement de régime est la bonne réponse pour l’Iran – Rudy Giuliani

CNRI –  » Pour avoir assisté à des réunions cruciales et à des conversations téléphoniques durant l’été, notre admiration à tous pour vous, Madame Radjavi, est sans limite. Vous nous avez montré la force, et vous avez montré la sagesse, la modération ; sans cela nous n’en serions pas là aujourd’hui, c’est pourquoi je suis si sûr de pouvoir accomplir bien davantage sous votre leadership », s’est exclamé Rudy Giuliani le 17 novembre au CNIT à La Défense.

 

L’ancien maire de New York s’exprimait dans une conférence internationale rassemblant autour de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, des dizaines de personnalités françaises, américaines, égyptiennes, syriennes et algériennes, autour du te*hème de la perspectives de changement en Iran en 2013.

Voici les grandes lignes de son intervention :

C’est un merveilleux rassemblement et c’est parfaitement le moment de l’organiser. Parce que Churchill nous a appris qu’à un moment quand on atteint un certain niveau dans une lutte, on peut convenablement le décrire comme la fin du commencement, et je pense que nous avons fait cela. Lorsque nous nous sommes tous rassemblés au départ, tout cela semblait hautement impossible, mais aujourd’hui, il y a le retrait de la liste, il y a la capacité de cette merveilleuse coalition sous la direction de Madame Radjavi pour pouvoir défendre cette cause à travers le monde, même aux États-Unis. C’est une victoire qui en est très importante et qui rend beaucoup d’autres choses possibles. Cela n’aurait pas été possible sans votre énorme soutien.

Les 100 000 personnes qui sont venues au rassemblement à Paris, tout votre soutien durant ces trois ou quatre dernières années, cela n’aurait pas été possible sans la bravoure et le courage des personnes du camp d’Achraf qui sont désormais au camp Liberty. Cela n’aurait pas été possible sans tous mes collègues ici, tous ceux qui ont pris des risques et qui ont eu beaucoup de courage en apportant leur soutien. Tout cela est vrai et ils méritent tous de grands éloges, et il s’agit d’une merveilleuse impulsion pour ce que nous pouvons faire pour aller de l’avant : combien nous pouvons faire plus.

Mais toute initiative comme celle-ci, qui est si compliquée, si difficile et si variée nécessite un leader. Cela nécessite une personne qui puisse rassembler, capable de prendre des décisions très difficiles, des décisions mettant parfois en jeu des vies, même les vies que vous considérez comme les plus précieuses, et ce leader en fait a été Madame Radjavi. Sans elle, cela n’aurait pas été possible. Et je sais que, pour avoir assisté à des réunions des plus cruciales, à des conversations téléphoniques et d’autres choses qui se sont produites durant l’été, notre admiration – je sais que je peux parler au nom de tous mes collègues – notre admiration pour vous, Madame Radjavi, est sans limite. Vous nous avez montré la force, et vous avez montré quelque chose qui manque parfois, la sagesse, la modération, et sans cela nous n’en serions pas là aujourd’hui, c’est pourquoi je suis si sûr de pouvoir accomplir bien davantage sous votre leadership.

Nous avons avec nous aujourd’hui une délégation parlementaire d’Égypte, ainsi qu’une délégation du peuple syrien qui s’oppose au régime. Et je suis très heureux qu’ils soient ici avec nous. Mais nous savons, dans notre satisfaction compréhensible et même notre joie d’avoir atteint un but qui semblait impossible il y a deux ans, le retrait de la liste, et nous ne voulons pas perdre de vue ce qui est le véritable objectif depuis le tout début ; c’est la raison pour laquelle nous sommes tous ici, de passés divers, parce que nous cherchons un Iran pacifique, respectueux de la loi, démocratique et sans nucléaire. C’est notre objectif, c’est notre désir, c’est notre souhait, c’est notre rêve.

Mais, avant même que nous puissions parler de cela, nous devons nous souvenir des personnes qui ont le plus mis leur vie en danger, certaines ont même perdu la vie pour rendre possible ce que nous avons atteint, et il s’agit des Achrafiens, désormais à Liberty. Ils font encore totalement partie de notre ordre du jour et nous n’aurons de cesse tant que chacun d’entre eux ne sera en sécurité et en sûreté hors d’Irak, réinstallé aux États-Unis, en Europe, ou ailleurs dans le monde où ils pourront travailler avec nous pour obtenir ces résultats.

Tout d’abord, sans tarder, Liberty doit être désigné comme un camp de réfugiés par les Nations Unies, maintenant, pas plus tard, aujourd’hui, ça doit se faire. Cela aurait dû être fait auparavant, cela doit se faire maintenant.

Ensuite, l’ambassadeur Kobler doit se montrer à la hauteur de la promesse qu’il m’a faite directement, qu’il a faite à mes collègues directement, lorsque nous nous sommes tous rencontrés, il nous a donné sa parole que les biens des Achrafiens seraient vendus, que cela serait fait de manière équitable et correcte. Jusqu’à présent il est revenu sur cette promesse, il ne s’est pas montré à la hauteur de cette promesse et nous allons le talonner jusqu’à ce qu’il le soit. Vous ne vous en sortirez pas impunément avec nous en rompant des promesses. Nous allons nous assurer qu’il tiendra cette promesse.

Et enfin sur cette question : mon gouvernement, les États-Unis, ainsi que d’autres gouvernements devraient accélérer à présent le processus de réinstallation. Il n’y a plus d’excuse pour ne pas le faire. Ils avaient utilisé la désignation comme une excuse pour ne pas progresser là-dessus. Cette désignation a désormais changé. Elle aurait dû être changée il y a bien longtemps. Elle n’avait sûrement pas de raison d’être. Mais de toute façon, cette désignation n’existe plus et le processus de réinstallation devrait aller de l’avant immédiatement sans autre délai. Tout nouveau délai constitue une négation fondamentale absolue des droits humains et de la dignité de ces personnes.

L’objectif, le rêve, bien sûr, est un Iran libre, démocratique, non-nucléaire et pacifique. Très souvent les objectifs comme celui-ci sont le plus près lorsqu’ils semblent le plus éloigné. Je me rappelle la Guerre Froide et juste quelques mois avant l’effondrement de l’Union Soviétique et la libération de la Pologne, de la République Tchèque et de l’Europe de l’Est, cela semblait si éloigné, cela semblait quelque chose que nous ne verrions pas de notre vivant. Or, en l’espace de quelques mois tout cela s’est produit. Il y a une raison et c’est que lorsque nous sommes à l’extérieur d’un pays où l’oppression est à l’œuvre jour après jour, où les meurtres se produisent, où la population est torturée et exécutée, nous ne réalisons pas l’énorme pression que cela développe. Nous ne réalisons pas combien il est difficile pour les gens qui vivent sous des régimes comme ça, comme l’Iran en est aujourd’hui le principal exemple. Combien il est difficile pour eux de s’exprimer, de parler. Comment allons-nous pouvoir mesurer l’ampleur du soutien qui existe en Iran ? Le peuple iranien, s’il devait exprimer un tel soutien, serait emprisonné, torturé, massacré.

Comment donc pourrions-nous évaluer cela ? Nous ne pouvons convenablement l’évaluer. Mais nous savons en raison de ce que nous avons observé durant la Guerre Froide, et ce que nous avons observé durant le Printemps arabe, que ces désirs sont là, que l’opposition existe, que l’opposition qui a pu changer l’Égypte, qui a pu changer la Libye, si Dieu le veut qui pourra changer la Syrie, il n’y a pas de raison de ne pas croire que ce même désir n’existe pas chez le bon peuple d’Iran qui a dû tant souffrir. Et dans ce cas particulier, encore davantage même, si je puis dire, que dans les cas de l’Égypte, de la Libye ou de la Syrie.

Il y a une alternative très claire et cette alternative crève les yeux de mon gouvernement. Cette coalition que Madame Radjavi a pu rassembler. Rappelons tout simplement à chacun ce que sont les principes de cette coalition, afin que nous soyons clairs là-dessus parce qu’il y a eu tant de mensonges, il y a eu tant de menteries, il y a eu tant de choses horribles qui ont été dites afin d’empêcher le retrait de la liste et afin d’empêcher cette organisation de s’élever véritablement, et nous devrions réellement calmer le jeu. Voici ce pour quoi l’organisation se bat pour aujourd’hui et s’est battue depuis le tout début du leadership de Madame Radjavi.

Elle se bat pour, premièrement, la démocratie. Deuxièmement, l’état de droit. Troisièmement, le respect des droits de l’homme, le respect des droits des femmes. J’aimerais que les caméras montrent tout simplement combien de femmes il y a ici. Combien de femmes se trouvent ici dans ce public ? Vous êtes la clef. Regardez s’il-vous-plaît combien de femmes il y a ici. Regardez cela ! Quatrièmement, le respect de la propriété. Cinquièmement, la liberté de parole. Sixièmement, la liberté du culte. Septièmement, un gouvernement laïque. Et huitièmement, un Iran non-nucléaire. Tels sont les objectifs de cette organisation. Tels sont, j’espère, les objectifs de mon pays pour l’Iran. Tels devraient être les objectifs de tout pays convenable.

Alors, revoyons certains des faits. Où en sommes-nous dans ce processus d’atteindre notre objectif final ? À l’heure actuelle, le régime en Iran continue de massacrer, de sauvagement réprimer le peuple iranien. Des centaines de milliers ont été tués, emprisonnés et torturés par le régime. Le régime, vous le savez, est haï par le peuple iranien. Ils ont tenté de se soulever il y a deux ans. Ils n’ont pas obtenu le soutien qu’ils auraient dû. Qui sait ce qui aurait pu être accompli s’ils l’avaient eu. Il est parfaitement clair que le régime iranien est plus proche que jamais de devenir une puissance nucléaire, d’obtenir la capacité nucléaire.

Et l’Iran continue d’être le principal, le plus important soutien du brutal régime d’Assad en Syrie et continue d’appuyer ce régime. En l’état actuel des choses, sans aucun doute le plus grand État sponsor du terrorisme dans le monde. Donc, en résumé, ce régime est sûrement un des plus grands dangers dans le monde pour la paix et la sécurité. Et à présent, il veut devenir une puissance nucléaire. Puis-je tout simplement ajouter un avertissement supplémentaire à la raison pour laquelle l’Iran ne doit pas devenir une puissance nucléaire ? Une grande part de ce que je lis et une grande part du débat concerne sa capacité – s’il devient une puissance nucléaire – à attaquer à coups de missiles. Mais voici mon inquiétude, en connaisseur du terrorisme. Je crains qu’un pays, un régime qui constitue le plus grand sponsor du terrorisme d’État dans le monde, j’ai peur s’il se met à posséder du matériel nucléaire.

Que signifie être l’État sponsor des terroristes ? Ça signifie est que vous donnez des armes aux groupes terroristes. Vous leur donnez des munitions. Vous leur donnez de l’argent, du soutien et des personnes. Si vous avez du matériel nucléaire, combien il sera facile de donner à ces groupes terroristes auxquels vous donnez déjà des armes à feu et des munitions, des armes et des bombes, combien il serait facile de leur donner du matériel nucléaire ? Laissez-les fabriquer des bombes sales et ensuite faire sauter cette bombe à New York ou à Washington ou à Paris ou à Londres … ? Et ensuite lorsque vous vous trouverez face à l’accusation, faites ce que le régime iranien fait depuis 4 décennies maintenant : mentez. Je veux dire comme ils ont menti au sujet du complot d’assassinat de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington il y a un an et demi. On ne peut pas faire confiance à ce régime pour avoir des armes nucléaires. Il est trop dangereux, trop irrationnel, trop suicidaire dans ce qu’il peut inspirer à d’autres. Il a appris une leçon qui pourrait malheureusement réellement nous faire du mal : il a appris qu’il peut s’en sortir en mentant et jusqu’à maintenant on ne leur a pas fait comprendre le contraire.

Voici donc ce que la position doit être, celle de mon gouvernement et de tous les gouvernements décents dans le monde : jamais l’Iran ne deviendra une puissance nucléaire. Ne sera jamais autorisé. Il me semble qu’il est temps de repenser ce que nous faisons.

Il y a trois options possibles pour les États-Unis. L’une serait de continuer ce que nous sommes en train de faire, qui est de chercher à négocier avec les ayatollahs et avec le régime. Cette stratégie a été un échec. Cette stratégie de chercher à négocier n’a mené qu’à rapprocher l’Iran de la puissance nucléaire. Vous seriez en train de faire l’autruche si vous n’admettiez pas cela. Le président a écrit des lettres aux ayatollahs. Le président a publiquement demandé qu’ils négocient avec nous. Le président leur a demandé de façon privée de négocier avec nous et ils ont refusé de le faire et ils ont continué d’aller directement de l’avant aussi vite que possible. Maintenant, nous lisons que les États-Unis peuvent espérer que très bientôt nous pourrons négocier. Pour moi, ce serait le pire résultat possible. Parce que je pense que si l’Iran accepte de négocier, il est parfaitement clair avec le passé de ce régime, le passé des mollahs, le passé d’Ahmadinejad et de quiconque qui lui succédera, que cela deviendrait tout simplement une couverture pour continuer de devenir une puissance nucléaire.

Je pense que cela sera le pire développement s’ils acceptent de négocier. Parce que cela nous mettra, et particulièrement ceux parmi nous, aux États-Unis, qui poursuivent ce désir de négocier, cela les mettrait en sommeil. Cela autoriserait l’Iran à continuer son développement pendant qu’ils discutent. Discuter, discuter, continuer à discuter, continuer à négocier et dans le même temps enrichir, enrichir, enrichir, continuer à multiplier les centrifuges, les mettre plus profondément en terre et ridiculiser les États-Unis comme ils le font depuis quelque temps maintenant, tandis qu’ils avancent pour devenir une puissance nucléaire. Cela serait un terrible résultat. C’est une option qui les amènera probablement à devenir dans quelques mois une puissance nucléaire.

La seconde option doit être le dernier recours et qu’aucun d’entre nous ne veut voir se produire, c’est évidemment une frappe militaire pour tenter de supprimer leur capacité nucléaire. Personne ne veut que cela se produise, personne ne le prêche, tout le monde réalise que cela doit être sur la table et que cela doit être réaliste pour que tout autre option fonctionne, cela doit être un dernier recours.

Et donc la troisième est une option qui n’a pas été prise en considération. N’a pas été prise en considération mais devrait l’être et je pense que c’est l’option qui fonctionnerait. Et voici comment elle s’appelle : le changement de régime en Iran !

Les négociations ont prouvé qu’elles n’allaient pas fonctionner. Les sanctions ont fait tous les dégâts qu’elles devaient faire et ont affermi le régime dans sa position d’aller de l’avant comme puissance nucléaire. Une frappe militaire, bien qu’elle soit sur la table, est un très difficile et indésirable.

Le changement de régime constitue donc la bonne réponse. Et le changement de régime est possible parce qu’il existe dores et déjà une alternative au régime en Iran.

Nous avons eu des changements de régime dans des situations qui étaient beaucoup plus vagues que celle-ci, dans des situations qui n’étaient pas aussi radicales que celle-ci. La situation sous Moubarak en Égypte était horrible. La situation sous Kadhafi en Libye était horrible et les conditions actuellement sous Assad en Syrie sont intolérables mais les conditions sous les mollahs en Iran doivent être l’une des pires histoires d’oppression des 100 à 200 dernières années. Peut-être seulement dépassées par Hitler et Staline.

Par conséquent, c’est là. C’est possible. L’alternative existe. L’alternative est cette coalition qui a été assemblée. Et cette coalition a déjà réalisé des choses que les gens pensaient impossibles à réaliser. Par conséquent, tandis que nous gardons à l’esprit notre engagement vis-à-vis des gens à Liberty, et que nous ne perdons pas de vue l’objectif que j’ai exposé brièvement au début, nous avons un objectif à long terme peut-être pas si long terme, qui est le changement de régime en Iran. C’est réaliste. Il y a trois ou quatre ans, personne ne prédisait que nous aurions un monde sans Moubarak, un monde sans Kadhafi, peut-être allons-nous avoir un monde sans Assad. Si tout cela peut se produire, nous pouvons avoir un monde sans les ayatollahs.

J’ai hâte que Madame Radjavi vienne aux États-Unis, parce que je pense que le peuple des États-Unis a besoin d’entendre directement qui vous êtes précisément. Vous ne portez pas d’uniforme. Vous n’êtes pas une secte. Vous êtes un groupe de personnes qui partagez avec toutes les personnes éprises de liberté dans le monde le désir que votre pays soit libre, le désir que votre pays respecte les droits de l’homme, le désir que votre pays vous autorise à choisir les dirigeants de votre pays, le désir de vivre dans votre pays et de rallumer la grande tradition et la grande histoire du peuple iranien qui est quelque chose qui doit être admiré, quelque chose qui doit être chéri. Vous êtes des personnes de bien qui désirez juste exactement ce que toutes les personnes de bien désirent à travers le monde. J’ai appris cela en travaillant avec vous depuis 3 ou 4 ans maintenant, en vous regardant, soumis à une grande pression, en regardant Madame Radjavi et toutes les personnes qui travaillent avec vous. Je suis donc très optimiste que lorsque vous serez présentés au peuple des États-Unis, il va trouver que nous ne formons qu’un. Nous ne formons qu’un dans nos désirs, dans nos objectifs, dans nos aspirations et vous êtes notre meilleur espoir pour avoir un Iran libre et démocratique.