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La seule façon de sauver l’Irak est d’éloigner le régime iranien et de mettre fin à l’ère de Maliki (AIEL)

EIFACNRI – Une ONG européenne en faveur de l’instauration de la démocratie en Irak vient d’appeler la communauté internationale à stopper l’ingérence iranienne en Irak afin de sauver l’Irak du chaos. 

L’Association irako-européenne pour la liberté (AIEL) présidée par Struan Stevenson, ancien président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, affirme dans son communiqué que « la seule façon de sauver l’Irak est de l’éloigner du régime iranien et de mettre fin à l’ère de Maliki qui a consisté à massacrer et faire régner la terreur dans ce pays. »

L’AIEL avertit que sans de véritables changements de politique, sans l’éviction des vestiges du régime Maliki et l’expulsion du régime iranien d’Irak, ce pays ne pourra accéder à la tranquillité et à la sécurité et des crises bien plus importantes risquent d’embraser toute la région et le monde.
Voici le texte intégral de ce communiqué : 

Association irako-européenne pour la liberté (AIEL)
Communiqué de presse

21 août 2014
La seule façon de sauver l’Irak est de l’éloigner du régime iranien et de mettre fin à l’ère de Maliki qui a consisté à massacrer et faire régner la terreur dans ce pays.
Dix jours après la destitution de Nouri Maliki et alors que la guerre et l’insécurité font rage en Irak, le monde et les Irakiens attendent avec impatience un signe disant que que l’ère des exécutions, des tortures, des purges et de la terreur institutionnalisée, qui ont caractérisé les années Maliki, prendra fin.
Les milices terroristes liées à l’Iran, comme Badr, Assaïb Al-Haq et Kataeb Hezbollah, sont responsables du massacre de nombreux Irakiens innocents, en particulier des sunnites ; leur présence en Irak et en Syrie a ouvert la voie à l’expansion rapide de l’organisation terroriste de l’État islamique. Ce sont ces mêmes groupes que Khamenei, Maliki et Assad ont utilisés, directement ou indirectement, dans le but de détruire la révolution populaire en Irak et en Syrie.

L’horrible décapitation du journaliste américain James Foley par l’EI en Syrie a soulevé un tollé international et renforcé la nécessité de lutter contre le terrorisme. Pour cela il faut éradiquer rapidement la présence néfaste du régime iranien en Irak et en Syrie.

Le récent appel à la communauté internationale de M. Hadi Al-Bahra, président de la Coalition nationale syrienne, pour une action militaire contre l’Etat islamique et Bachar Assad doit être pris au sérieux. Il relève pertinemment qu’en l’absence d’une telle politique, l’extrémisme et le terrorisme iront en augmentant dans la région. Un phénomène inquiétant qui a son épicentre à Téhéran.

Les évènements des dix derniers jours ont confirmé cette nécessité : le future Premier ministre irakien, M. Haidar al-Abadi, doit ignorer les demandes de l’Iran et se lancer dans des changements fondamentaux dans le pays ; s’il le fait, il va susciter le soutien international et régional. Il sera alors en mesure de forger une nouvelle unité et de consolider la solidarité à l’intérieur de l’Irak. Ainsi il pourra également renforcer les capacités du gouvernement pour s’opposer à l’État islamique (EI) et le neutraliser.

L’ancien premier ministre, le Dr Iyad Alaoui, a déclaré dans une interview au quotidien Asharq Al-Awsat, le 18 août : « La question de l’Irak est malheureusement déterminée dans une autre capitale, je veux parler de l’Iran. Nous souhaitons que notre frère al-Abadi profite de cette occasion historique et du soutien international pour garantir l’unité de l’Irak et le sauver de la crise.

Nous souhaitons qu’il mette fin à ses fonctions au Parti Dawa et qu’il soit là uniquement comme chef du gouvernement (…) S’il garantit l’unité de l’Irak, le débarrasse de ses crises et dirige le pays en tant que Premier ministre de tous les Irakiens, et non comme un officiel du Parti Dawa; s’il présente un programme qui garantisse l’intégrité du pays; alors nous serons avec lui. Toutefois, s’il en va autrement, nous nous opposerons à son orientation « .

Il a ajouté à la chaine Al-Arabiya le 15 août : « Toutes les forces irakiennes, sans exception, doivent prendre part au processus politique, et seul les terroristes et les pilleurs des biens publics doivent en être exclus (…) S’il n’y a pas de véritable partenariat, il y aura un monopole du pouvoir et c’est quelque chose qui entraînera l’Irak dans une plus grande catastrophe. »

L’Association des oulémas musulmans d’Irak, dans une lettre ouverte datée du 17 août, a annoncé : « Si le nouveau Premier ministre veut apporter un réel changement, il doit cesser de bombarder et de pilonner les civils, il doit libérer les dizaines de milliers de prisonniers, il doit empêcher les activités des milices, il doit mettre fin à la politique de purge et de marginalisation des minorités en Irak, il doit juger les criminels et ramener les personnes déplacées dans leurs foyers. »

Le cheikh Ali Hatam Suleiman, un des plus éminents dirigeants de tribus sunnites, a déclaré dans un interview, le 15 août : «Nous sommes prêts à coopérer avec le gouvernement si les droits des sunnites sont garantis. Si vous restaurez nos droits, nous nous occuperons ensuite de débarrasser l’Irak de l’EI. C’est à cause de la cruauté et de la tyrannie de Maliki que certains se sont rapprochés de l’EI (…) Si le nouveau Premier ministre veut résoudre le problème de l’EI, il doit en premier lieu évincer plus d’une trentaine de milices chiites qui ont été intégré les ministères de la Défense, de l’Intérieur, de la Sécurité nationale et du Renseignement (…) En effet, plus dangereux que l’Etat Islamique sont ceux qui portent des uniformes militaires, possèdent des cartes d’identités militaires et peuvent tuer et enlever des gens à leur guise: c’est-à-dire les milices chiites. Nous nous sommes engagés à lutter contre le terrorisme de l’EI et de tout autre. En 2005-2006 les États-Unis n’ont pu pas vaincre le terrorisme, tandis que les tribus l’ont combattu avec succès. Cependant, les tribus ne veulent pas servir de moteur à une guerre qui usurpe les droits des sunnites, comme Maliki l’a fait quand les États-Unis lui ont confié le Conseil de l’éveil. » (Al-Arabiya, le 15 août)

Dr Taha Hamdoun, porte-parole du Mouvement populaire en Irak a déclaré : «Nos revendications ont deux volets. Les plus urgentes : la cessation des bombardements arbitraires, des largages de barils d’explosifs et l’arrêt des opérations de nettoyage confessionnels par les forces armées dans les provinces de Dyala, Samarra, Anbar et Bagdad ; et la réalisation des 14 exigences des manifestants pacifiques. Mais si le scénario est le même et que ce n’est qu’un partenariat de forme, alors personne ne l’acceptera. Sans l’octroi des droits aux arabes sunnites, la paix et la stabilité ne seront pas possible. » (Al-Jazeera, 15 Août)

L’Association irako-européenne pour la liberté (AELI) avertit une fois de plus que sans de véritables changements de politique, sans l’éviction des vestiges du régime Maliki et l’expulsion du régime iranien d’Irak, ce pays ne pourra accéder à la tranquillité et à la sécurité et des crises bien plus importantes risquent d’embraser toute la région et le monde.
Struan Stevenson
Président de l’Association irako-européenne pour la liberté (AIEL)
http://eu-iraq.org/
https://www.facebook.com/EuIraq
https://twitter.com/EuIraq

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European iraki freedom Association (EIFA), 1050 Bruxelles, Belgique
Président: Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak (2009-2014), les membres du conseil d’administration: Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen (1999-2014); Stephen Hughes, 1er vice-président du groupe socialiste au Parlement européen (2009-2014); John Bruton, ancien Premier ministre de l’Irlande; Geir Haarde, ancien Premier ministre de l’Islande; Giulio Terzi, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Italie; Lord Carlile of Berriew, QC; Paulo Casaca eurodéputé (1999-2009); Kimmo Sasi, député (Finlande); et les membres d’honneur dont Tariq Hashemi, ancien vice-président de l’Irak et Sid Ahmed Ghozali ex-premier ministre de l’Algérie

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