samedi, décembre 3, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafLa réunion d'information du sénat met en garde contre une tragédie humanitaire...

La réunion d’information du sénat met en garde contre une tragédie humanitaire au camp Liberty, en Irak

Communiqué de presse

La réunion d’information du sénat met en garde contre une tragédie humanitaire au camp Liberty, en Irak,

Elle préconise l’amélioration immédiate des conditions imposées aux opposants iraniens avant tout autre transfert à Liberty

Washington, 20 juillet 2012 / PRNewswire – Lors d’une réunion d’information dans la salle historique du Caucus Kennedy au Sénat, d’anciens commandants de l’armée américaine ainsi que des responsables de l’Administration ont appelé à une amélioration immédiate des conditions inhumaines au camp Liberty, en Irak, où résident 2000 opposants iraniens après leur transfert du camp d’Achraf qui a été leur foyer pendant 26 ans.

Les opposants iraniens sont membres du principal mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidine du Peuple (OMPI).

L’ancien chef d’état-major interarmées adjoint le général James E. Cartwright, l’ancien ambassadeur américain aux Nations Unies John Bolton, l’ancien gouverneur de la Pennsylvanie et ancien président du parti démocrate Ed Rendell, l’ancien vice commandant du commandement européen des États-Unis le général Charles « Chuck » F. Wald, l’ancien porte-parole du Département d’État Phillip J. Crowley, l’ancien commandant de la police militaire et commandant de toutes les opérations de police en Irak dont la protection du camp d’Achraf le général de brigade David Phillips, ainsi que l’ancien commandant du camp d’Achraf le colonel Wesley Martin ont pris la parole lors de la réunion d’information qui était présidée par l’ancien congressman de Rhode Island Patrick Kennedy.

« En ce qui concerne les 1200 résidents du camp d’Achraf restant, vous n’êtes pas obligés d’aller au camp Liberty jusqu’à ce que les États-Unis et les Nations Unies tiennent leur parole de vous protéger et remplissent leurs obligations. », a dit M . Kennedy, soulignant que « les résidents du camp d’Achraf tiennent leur parole, ce sont les États-Unis et l’ONU qui violent leur engagement envers les personnes du camp d’Achraf ».

L’ambassadeur Bolton a ajouté : « Ce que nous avons vu ici, dans tout le processus de transfert d’Achraf à Liberty, c’est la soumission du HCR à la Mission d’Assistance des Nations Unies en Irak. Il s’agit d’une violation fondamentale des principes pour lesquels le HCR a été créé. »
« Ce qu’il nous faudrait ici, c’est amener les États-Unis à faire ce qui est juste, à retirer l’OMPI de la liste noire et à prendre des mesures favorables pour entamer le processus de réinstallation hors d’Irak, ce qui sera la seule solution juste et équitable pour les résidents d’Achraf et Liberty ainsi que pour leurs familles dans le monde entier. », a conclu Bolton.

Remarquant que le régime iranien était sur le point de tirer profit de l’élection présidentielle aux États-Unis, le général Cartwright a déclaré : « La période qui va d’aujourd’hui à novembre est une période de vulnérabilité. Les discussions qui sont en cours avec l’Iran pour éliminer sa capacité d’acquérir des armes de destruction massive sont essentiellement stagnantes. Elles ne progressent pas. » Evoquant la situation au camp Liberty, le général quatre étoiles à la retraite a ajouté : « Lorsque vous décidez ce que vous devez faire, vous vous assurez que quelqu’un est désigné pour être responsable et rendre compte afin de garantir que cela se fasse. Avoir des personnes en charge des questions humanitaires … Avoir quelqu’un pour assurer que le transfert se fasse, c’est ce en quoi la mission consiste. Qui est assigné ? Qui est responsable ? Et tant que quelqu’un n’a pas été désigné, nous ne sommes pas sérieux. Nous devons être sérieux. »

« Je n’ai jamais reçu de bonne explication du Département d’État ni de qui que ce soit représentant le gouvernement irakien ni de la part des Nations Unies sur la raison pour laquelle, si leur objectif final est de faire sortir les résidents d’Achraf du pays, les résidents doivent en premier lieu quitter Achraf afin d’y parvenir ? À ce jour, s’ils étaient restés à Achraf, nous aurions été bien plus avancés qu’aujourd’hui. Nous avons gâché tout ce temps en transitant par Liberty. Nous aurions pu déjà faire immigrer les gens dans différents pays. Personne ne m’a jamais donné d’explication. Et puis, personne ne m’a jamais donné une explication sur la raison pour laquelle le gouvernement irakien n’autorise pas [les résidents du camp Liberty] à installer des auvents, ou encore à construire des chaussées pavées. Nous ne leur demandons pas de payer les frais … pourquoi ne laisseriez-vous pas les résidents amener leur propre système d’assainissement d’eau et de pomper l’eau de la rivière voisine lorsque cela ne vous coûte rien ? Et les résidents d’Achraf et Liberty sont prêts à le faire eux-mêmes. Et je pense que c’est exécrable. Et je pense que c’est injuste. Et je pense que d’une certaine manière cela frise l’inhumain. Cela me met en colère en tant qu’Américain, et cela me met en colère en tant que citoyen du monde. », a déclaré le gouverneur Rendell.

Mettant l’accent sur la responsabilité américaine pour une résolution satisfaisante de cette crise, M. Crowley a déclaré : « Les États-Unis doivent s’investir davantage pour s’occuper de ces questions et exiger de meilleures conditions au camp Liberty … Nous devrions continuer d’exiger des conditions humanitaires minimales … La sécurité, des abris plus sûrs et l’eau ne constituent pas des requêtes excessives. Faire en sorte que le gouvernement irakien raccorde le camp au système d’eau urbain de Bagdad n’est pas une tâche insurmontable. Si cela leur est accordé, je pense que les résidents du camp d’Achraf pourraient le faire eux-mêmes. »

Crowley a souligné que le futur de l’OMPI « concerne l’Iran et le fait d’offrir au peuple iranien des alternatives politiques ainsi que la capacité de choisir qui le dirigera dans le futur … Ce qui nous réunit tous ici aujourd’hui, c’est de faire sortir les résidents d’Achraf hors d’Irak de manière sûre et hors des griffes de l’Iran afin que nous puissions nous concentrer sur les conditions à créer pour rendre possible l’émergence d’un autre genre d’Iran ».

« Je fais partie des rares personnes ayant vécu aussi bien au camp d’Achraf qu’au camp Liberty … Si vous voulez résoudre ce problème, faites en sorte que M. Maliki ouvre le camp Liberty au monde extérieur et autorise l’entrée des médias, de la presse internationale et des individus intéressés. Si le camp Liberty satisfait ne serait-ce que les besoins élémentaires en matière de droits de l’homme, qu’y a-t-il à cacher ? Il s’agit d’une épreuve simple pour M. Maliki, de la part d’une personne qui a passé plus de temps à combattre les insurgés en Irak qu’il ne l’a fait : Je vous mets au défi, M. Maliki, autorisez-nous à venir et visiter le camp Liberty et laissez-nous constater par nous-mêmes vos conditions humaines. », a déclaré le général Phillips.

Le général Charles « Chuck » F. Wald a ajouté : « En tant que nation, nous devons défendre ce en quoi nous croyons, nous devons nous occuper des amis et avoir des communautés comme vous … Nous vous sommes redevables de vous aider avec le camp d’Achraf et le camp Liberty sur ces points. »

Au cours de son intervention, le colonel Martin a déclaré que les résidents des camps d’Achraf et Liberty « ne veulent que deux choses comme l’indiquait le Président Franklin Roosevelt, ils veulent la liberté de vivre à l’abri du besoin et ils veulent la liberté de vivre sans crainte. Est-ce trop demander ? ». Il a ajouté : « Nous sommes prêts à retourner à Bagdad tout de suite … Nous le ferons, parce que nous allons nous y rendre à nouveau et combattre à nouveau pour la démocratie et nous battre pour la justice. »

En ce qui concerne le statut du camp Liberty, Ed Rendell a déclaré : « Ce n’est pas un Lieu de Transit Temporaire (LTT). C’est réellement un camp de réfugiés. Et l’ONU devrait être embarrassée parce qu’elle refuse de le qualifier de camp de réfugié alors que nous savons que c’est exactement ce que c’est. » Crowley en a convenu : « Le Département d’État appelle Liberty une infrastructure transitoire temporaire. Deux mots-clef :  »temporaire », que j’interpréterai comme une question de mois, et non d’années. Et  »transitoire », ce qui signifie que les gens arrivent et puis repartent. Ce n’est pas le cas. »

SOURCE : Association culturelle irano-américaine du Missouri

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe