lundi, décembre 5, 2022
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La représentante du CNRI attire l’attention sur les troubles sociaux en Iran

La représentante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en Grande-Bretagne, Dowlat Nowrouzi, a abordé les récentes manifestations populaires en Iran lors d’une session Questions-Réponses organisée hier sur le site Iranfreedom.org. Dans ses remarques, Mme Nowrouzi a souligné les récents mouvements sociaux dans deux secteurs importants de la société iranienne: les enseignants et les travailleurs.

« Le pays est dans la tourmente et au cours du mois dernier nous avons vu d’importantes manifestations par les enseignants et les travailleurs qui réclament des augmentations de salaires, de meilleures conditions de travail, la fin de la corruption endémique qui ronge le pays, mais aussi le droit à la liberté de réunion et d’expression ainsi que la libération de leurs collègues emprisonnés. Ces protestations sont intervenues malgré la vigueur des mesures répressives prévues en amont par le gouvernement Rohani « , a-t-elle expliqué.

En réponse à une question via Twitter, Nowrouzi a ajouté : « Bien que la banque centrale iranienne ait placé le seuil officiel de la pauvreté à 3 millions de tomans par mois, (soit 900 dollars) un enseignant gagne seulement un million de tomans, tandis que certains travailleurs gagnent moins d’un million de tomans par mois ».

Elle a déploré que le régime islamiste dépense des milliards de dollars en Syrie et en Irak pour soutenir des dictateurs alors que la population souffre de pauvreté généralisée en Iran.

Elle a souligné les récentes manifestations dans la ville kurde de Mahabad, où la population courageuse s’est insurgée contre la mort de la jeune Farinaz Khosravani, qui le 4 mai dernier, pour échapper à un agent du Renseignement qui voulait la violer, s’est jetée d’une fenêtre du quatrième étage : «La lutte courageuse de Farinaz Khosravi à Mahabad face à l’agression par les agents du régime iranien, montre l’insécurité qui vise les femmes en Iran et l’absence des libertés individuelles. Mais les femmes iraniennes refusent d’accepter cette soumission et sont à la pointe des manifestations anti-régime, comme nous l’avons vu lors des soulèvements de 2009. Elles demandaient non seulement le respect du suffrage universel, mais également la démocratie et la justice sociale et politique. »

Nowrouzi a expliqué : « Le fait que ces manifestations se poursuivent malgré les mesures répressives, est le signe que ce régime est faible. Et en dépit de leurs désaccords internes, toutes les factions du régime sont unies au final pour soutenir la répression des manifestations populaires. Le nombre des exécutions en Iran sous le mandat Rohani est bien plus élevé que celui de son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad. Aujourd’hui, l’Iran détient toujours le palmarès des exécutions par tête d’habitant dans le monde».

Des dizaines de milliers d’Iraniens à Paris
Concernant l’événement majeur à venir de la Résistance iranienne à Paris, Nowrouzi a ajouté : « Le 13 juin des dizaines de milliers d’Iraniens se réuniront à Villepinte, Paris, pour soutenir un changement de régime par le peuple iranien et leur mouvement légitime de résistance. La communauté internationale, les dirigeants politiques et les médias ont besoin d’entendre la voix des Iraniens qui aspirent à un changement démocratique dans leur pays. Le régime en Iran ne veut et ne peut procéder à des réformes. Il mate les revendications légitimes de la population avec la torture, les arrestations massives et les exécutions publiques. »

«L’Occident et la communauté internationale ont tort de dissocier l’épouvantable situation des droits humains en Iran et les négociations sur le nucléaire. Tout accord final sur le programme iranien ainsi que la poursuite des relations diplomatiques et économiques avec le régime doivent être subordonnés à une amélioration conséquente de la situation des droits de l’homme en Iran, la fin des exécutions et la libération de tous les prisonniers politiques. Et comme l’a souligné la présidente du CNRI, Maryam Radjavi, le dossier des violations systématiques des droits de l’homme en Iran doit être renvoyé au Conseil de sécurité de l’ONU pour que les responsables des crimes contre l’humanité en Iran soient traduits en justice. »

 

 

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