samedi, novembre 26, 2022
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La question des droits humains en Iran ne doit pas être éclipsée par le nucléaire (le maire Jean-François Legaret)

CNRI – «La question des droits humains en Iran et l’ingérence belliqueuse en Syrie ne doivent  pas être éclipsées par les préoccupations soulevées par le programme nucléaire militaire du régime», a déclaré Jean-François Legaret, le maire du premier arrondissement de Paris.

Il s’exprimait lors d’une conférence à la Mutualité la semaine dernière qui rassemblait des personnalités européennes et américaines en solidarité avec la Résistance iranienne, pour la libération des 7 otages d’Achraf et la protection du camp Liberty en Irak.

Dans son intervention, Jean-François Legaret a rappelé la déclaration signée par les participants au 96e annuel des maires de France, en novembre dernier. Ils ont signé un appel dans lequel ils condamnent la dictature religieuse au pouvoir en Iran, qui est à l’origine de nombreuses préoccupations de la communauté internationale:

Alors que l’attention internationale était focalisée sur l’accord sur le nucléaire iranien à Genève, les élus et maires de France ont condamné l’aggravation des violations des droits humains en Iran et le bilan des 100 premiers jours du gouvernement de Hassan Rohani, notamment en matière des droits de l’homme, avec 350 exécutions officielles avec plusieurs prisonniers politiques. Ils ont également condamnés les crimes commis par ce régime en Syrie et l’envoi grandissant des pasdaran, gardiens de la révolution, dans ce pays.

Les élus ont appelé à ce que la question des droits humains en Iran et l’ingérence belliqueuse en Syrie et dans la région, ne soit pas éclipsée par les préoccupations soulevées par son programme nucléaire à visée militaire.

Les élus français ont également condamné l’attaque du 1 septembre 2013 contre le camp d’Achraf par les forces irakiennes inféodées à l’Iran. Dans cette attaque meurtrière contre le camp de l’opposition iranienne en Irak, 52 personnes sans défense ont été tuées sous forme d’exécutions sommaires, y compris le personnel médical, tous achevés d’une balle dans la tête.

Au cours de ce crime contre l’humanité, 7 personnes ont été prises en otages, dont 6 femmes. Pendant que la presse internationale est focalisée sur l’accord nucléaire à Genève, les élus ont exprimé leur inquiétude sur le sort de centaines d’Iraniens, parmi lesquels les réfugiés du camp Liberty en Irak, mais aussi d’autres à Genève, Londres, Berlin, Ottawa, Melbourne, Rome, Stockholm, Washington qui suivent une grève de la faim pour la libération des 7 otages depuis plus de 87 jours.

Le comité des maires de France qui bénéficie du soutien de 13.000 maires et élus français, simultanément avec les déclarations des parlementaires et des intellectuels en France, lance un appel au gouvernement français, et par son intermédiaire à l’Union européenne et aux Nations Unies à agir d’urgence pour
– faire cesser les exécutions collectives et sommaires en Iran,
– faire libérer les 7 otages iraniens détenus par les forces irakiennes,
– faire ouvrir une enquête indépendante et urgente par l’ONU sur le massacre du 1 septembre afin de traduire les responsables en justice,
– faire protéger les 3000 membres de l’opposition iranienne réfugiés au camp Liberty en Irak en leur assurant des mesures minimales de sécurité. Le silence et l’inaction préparent le terrain à d’autres crimes.

Ce communiqué est signé du Comité des maires de France en défense du camp Achraf

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