vendredi, décembre 2, 2022
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La pire catastrophe qui nous guette c’est l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire – le préfet Yves Bonnet

CNRI – Yves Bonnet, préfet honoraire, participait en fin de semaine à une conférence internationale qui s’est tenue à Paris à l’occasion du 36e anniversaire de la Révolution de février 1979 en Iran. Organisée sur l’invitation du Comité français pour un Iran démocratique et avec la participation de nombreuses personnalités internationales, la conférence s’intitulait  » l’intégrisme islamiste, les racines, les solutions et le rôle du régime iranien ».

Dans son intervention, l’ancien directeur de la DST a déclaré:

« L’histoire de la Résistance iranienne s’inscrit en trois phases. La première phase ne dure pas longtemps, elle dure dix-huit mois. C’est les dix-huit mois qui séparent la chute de la monarchie à l’adoption de la constitution religieuse iranienne. Pendant ces dix-huit mois, Massoud Radjavi va s’appliquer à faire prévaloir la thèse d’une démocratie sans l’emprise des religieux et il va réunir des foules considérable autour de ses thèses. Il est cependant obligé de quitter le sol iranien et vient en France où François Mitterrand lui accorde spontanément l’asile politique.

La seconde phase c’est celle qui part de juin 1980 jusqu’ en 2002 ; C’est une phase difficile qui se traduit par des sacrifices inouïs consentis par la Résistance iranienne, ses morts se comptent par dizaine de milliers.

La troisième phase commence en 2002 avec la révélation que fait Mohammad Mohadessine du programme poursuivi avec opiniâtreté par le régime iranien pour l’acquisition de l’arme nucléaire. Cette révélation ébranle l’opinion publique internationale. Dès lors le régime iranien décide que décidément cette résistance n’est pas supportable et qu’il faut donc absolument le détruire. Alors on va s’y prendre de deux manières: on va d’abord s’attaquer à l’appareil militaire de la résistance, l’Armée de Libération nationale iranienne, et on le fait à la faveur de la seconde guerre du golfe. Et donc cette première attaque c’est l’attaque des corps, qui se trouvent un peu partout en Iran et aussi à Achraf. Achraf est bombardé et on réduit sa capacité militaire.

Le second coup, il est porté ici en France. C’est vous Madame Radjavi qui êtes la première visée, il s’agit de démanteler la résistance iranienne: c’est l’opération du 17 juin de 2003. Et aussitôt s’engage un combat judiciaire qui vient de se terminer il y a trois jours.

Le terrorisme est un épiphénomène. Ce n’est pas le terrorisme qui abat les États, ce sont des faits beaucoup plus graves comme par exemple la désinformation ou la subversion. Nous avons actuellement notre attention qui est sollicitée sur des attentats terroristes, alors que la pire catastrophe qui nous guette c’est l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire. Nous somme en train de nous acharner sur l’arbre qui nous cache la forêt, l’arbre du terrorisme ne doit pas nous cacher la forêt de l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire. Car là, la catastrophe est irrémédiable.

Au risque de vous choquer, les morts du 11 septembre, les morts du métro de Londres ou les morts du Madrid, évidemment c’est tragique, épouvantable, mais c’est sans commune mesure avec la catastrophe que représenterait la possession par l’Iran de l’arme nucléaire. Car là ce sont des déséquilibres irrémédiables, fondamentaux, que nous n’avons pas le droit d’oublier. Il faut être très attentif à ça. »

 

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