samedi, février 4, 2023

La menace réelle de l’Iran

Par Lord Waddington, ancien ministre britannique de l’Intérieur

Human Events – L’assassinat de l’ancien Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est un vif rappel de la sinistre menace posée à de peuples libres par l’intégrisme islamique et le terrorisme et les défis auxquels nous faisons tous face. Et cependant, dans un pays voisin du Pakistan, notre gouvernement soutient un régime vicieux, intégriste de caractère et s’adonnant au même genre de terrorisme.

Depuis la Révolution islamique de 1979, le régime iranien a été le  principal parrain étatique du terrorisme à travers le monde, faisant des victimes parmi les civils innocents à Londres, Berlin et Paris et même Buenos Aires, Beyrouth et la Corne de l’Afrique. Depuis que la Coalition a évincé les Talibans d’Afghanistan et pris le contrôle de l’Irak, les armes made in Iran sont responsables de la majeure partie des morts des forces armées britanniques et américaines en Irak et des insurgés soutenus par l’Iran conformément aux ordres du Guide suprême de l’Iran Ali Khamenei, de semer les troubles d’ordre confessionnelle et la lutte qui la vie à d’innombrables irakiens.

Les mollahs de l’Iran ont aussi été le principal obstacle à la paix au Moyen-Orient et au Liban; et maintenant en 2008, l’héritage de soutien au terrorisme laissé par Khomeiny continue avec les groupes palestiniens et libanais radicaux du Hamas et du Hezbollah qui reçoivent toujours des fonds et le conseil idéologique de la dictature théocratique de Téhéran.

La menace des mollahs a été révélée en janvier, quand leurs gardiens de la révolution ont harcelé trois navires de Coalition dans le Détroit d’Hormouz. Téhéran continue d’enrichir l’uranium pour être capable de fabriquer une arme nucléaire malgré trois résolutions du conseil de sécurité de l’ONU lui ordonnant d’interrompre cette activité.

Couplé au terrorisme iranien et au défi nucléaire à l’étranger, on trouve la répression de fer des mollahs du mécontentement interne. Le 28 décembre des jeunes, filles et garçons, ont été emprisonnés dans la ville de Chahroud au nord-est pour porter des vêtements "inconvenables" lors d’une soirée. Ils ont eu de la chance comparés à la jeune femme identifiée seulement par son prénom Zahra qui a été pendue à la sinistre prison d’Evine de Téhéran le 19 décembre et au lycéen de 17 ans dont la condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême de l’Iran sur le 29 décembre.

En décembre, l’Assemblée Générale des Nations unies a adopté une résolution exprimant sa "profonde préoccupation" face à la pratique systématique de la torture et des châtiments comme la flagellation, la lapidation et l’amputation en Iran. Selon Amnesty International, le régime continue de lapider hommes et femmes, le code pénal insistant pour que cette lapidation soit  "spécifiquement conçue pour augmenter la souffrance des victimes".

Cependant malgré son statut de paria international et intérieur, le régime iranien est soutenu par le gouvernement de Gordon Brown ici au Royaume-Uni.

Le principal mouvement d’opposition démocratique au régime, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (l’OMPI), continue de poser le plus grand danger pour le règne des mollahs, bien que 120.000 militants de l’opposition aient été exécutés. Mais le gouvernement britannique, loin de donner au moins un appui moral à ceux qui s’opposent à ce régime infâme, fait de son mieux pour les entraver dans leur travail.

L’OMPI – un membre de la plus large coalition du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) – a été interdit au Royaume-Uni par Jack Straw en 2001. M. Straw, alors ministre de l’Intérieur, a aussi persuadé l’UE d’interdire le groupe; cependant, refusant d’accepter cette situation, l’OMPI a fait appel des deux décisions devant la justice et le 12 décembre 2006, le Tribunal de Première Instance des Communautés européennes dans un verdict qui a fait jurisprudence "a annulé" la décision de l’UE. Mais de manière scandaleuse, à la demande du Gouvernement du Royaume-Uni, l’UE a annoncé en juin 2007 qu’elle maintenait l’OMPI dans la liste.

Le 30 novembre 2007, la Commission d’Appel des Organisations Proscrites de Grande-Bretagne a jugé que l’OMPI n’était pas concernée par le terrorisme. Elle a dit que la décision du ministre de l’Intérieur de refuser la demande d’un groupe multipartite de 35 députés et Lords pour lever la proscription de l’OMPI, était "viciée", "perverse” et devait être mise de côté. Elle a ordonné au ministre de l’Intérieur de présenter au Parlement un décret retirant l’OMPI de la liste proscrite.

Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé son intention d’interjeter appel, une décision qui a suscité la colère du Comité Parlementaire britannique pour la Liberté de l’Iran, un corps composé de plus de 50 députés et Pairs de l’ensemble de l’éventail politique.

Il est temps à présent pour le gouvernement de reconnaître ses erreurs passées et de mettre fin à son appui aux mollahs. A la place, il devrait accepter le sage conseil de la présidente élue du CNRI Maryam Radjavi. Elle a exclu à plusieurs reprises tant l’intervention militaire étrangère en Iran que la complaisance avec les dirigeants religieux de Téhéran comme des options politique viables. Au lieu de cela, elle a proposé une troisième voie pratique et avisée : le soutien au peuple iranien et sa Résistance pour provoquer un changement démocratique en Iran.

Il est grand temps que M. Brown agisse avec courage et retire l’OMPI de la liste proscrite. Il devrait ensuite penser sérieusement à la rupture de tous les liens commerciaux avec le parrain étatique le plus actif  au monde du terrorisme et de l’intégrisme islamique.


Lord Waddington, a été ministre de l’Intérieur du Royaume Uni du gouvernement de Margaret Thatcher.

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