dimanche, décembre 4, 2022
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La France doit avoir une approche exigeante dans ses relations avec l’Iran – le député Hervé Saulignac

La France doit avoir une approche exigeante dans ses relations avec l'Iran – le député Hervé Saulignac

«Nous devons placer au-dessus de toute autre considération, les souffrances du peuple iranien et si nous parvenons à adresser ce message inlassablement au peuple iranien, c’est pour qu’il sache que dans le monde une solidarité existe ; c’est pour qu’il sache que la liberté finit toujours par triompher et que les parlementaires français, tant que cette liberté n’aura pas triomphé, continueront à se mobiliser », a déclaré Hervé Saulignac, député de l’Ardèche, le 21 février, à un colloque organisé à la salle Colbert de l’Assemblée nationale.

Le colloque, intitulé « Iran : perspectives en 2019 », s’est tenue en présence de Maryam Radjavi, présidente de la Résistance iranienne, de députés et des personnalités politiques françaises et étrangères. La nécessité d’une politique de fermeté par l’Union européenne vis-à-vis des menaces terroristes du régime iranien, la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran et la nécessité de soutenir le combat du peuple iranien pour le changement de régime, ont été les questions abordées lors de cette réunion.

Dans son intervention, le député socialiste Hervé Saulignac a déclaré :
« Je veux vous dire combien cette année 2018 je l’ai observée avec un œil particulier. Parce que j’ai vu tous ces mouvements sociaux, ces initiatives de contestation du régime qui ont été plus importantes que jamais en 2018 en Iran. A cet égard, je voudrais saluer le rôle éminemment courageux des femmes qui en Iran, au péril de leur vie, sont descendues dans la rue pour dire combien elles aspiraient pour elles-mêmes et pour leur peuple, à une liberté dont elles ont été privées.

Je veux rendre hommage à cette jeunesse d’Iran qui au péril de sa vie, utilise les réseaux sociaux pour lancer au monde les appels au secours qui aujourd’hui commencent à être entendus. J’en veux pour preuve, et j’y vois un signe d’espoir, que l’Union européenne a imposé le 5 janvier des sanctions aux services iraniens de renseignements et à deux de leurs responsables. Je crois que cette décision, si symbolique soit elle, a un sens.

D’abord elle a été prise à l’unanimité des Etats membres. Elle intervient alors que les Pays-Bas ont accusé Téhéran d’être impliqué dans le meurtre de deux dissidents sur le sol néerlandais en 2015 et en 2017. Sur la base d’informations émanant des services de renseignement de plusieurs pays européens, l’Union européenne aujourd’hui dit ouvertement qu’il est très probable que l’Iran ait été impliqué dans des meurtres et des complots sur le territoire européen. C’est un signe. Lorsqu’un pays qui a instauré un tel régime commence à porter le combat ailleurs vers d’autres qui se situent ici sur le sol européen.

Une nécessité d’exigence pour la France

Le ministère français des Affaires étrangères s’est félicité des mesures prises par Bruxelles. Jugeant les services de renseignement iraniens responsables notamment de l’organisation du projet d’attentat qui a été déjoué le 30 juin 2018 à Villepinte contre un rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne et peut être à cet égard, avons-nous échappé au pire. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a dit, je le cite, que l’attentat déjoué à Villepinte confirme la nécessité d’une approche exigeante dans nos relations avec l’Iran. La question est de savoir quel est le sens que nous accordons à ce terme.

Mais je peux dire ici que le pays a fait sienne cette nécessité d’approche exigeante et la parole que portent les parlementaires, ceux du Sénat comme ceux de l’Assemblée, vise à rappeler cette nécessité d’exigence pour la France et pour d’autres nations européennes.

Le Quai d’Orsay quant à lui, a indiqué que le temps était venu pour que l’Union européenne adopte une position ferme et vigoureuse contre tous ces agissements criminels, en procédant notamment à l’expulsion des agents iraniens sur le sol européen. On voit bien qu’aujourd’hui le régime utilise des diplomates dans les phases pré-opérationnelles ou opérationnelles qui précèdent des attentats terroristes.

Iran : une situation sociale explosive

Les institutions de la République islamique sont aujourd’hui grippées. Le peuple iranien le sait, le voit, la situation sociale explosive de 2018 en atteste. Les soulèvements, les grèves tout au long de l’année peuvent nous laisser à penser que ce régime a atteint aujourd’hui une situation qui peut être le placer à quelques mois quelques années de sa fin. Tenter de nier l’existence d’une alternative crédible et démocratique, va devenir pour lui de plus en plus complexe, alors je crois que quelles que soient les moyens que peut mobiliser le régime, 2019 devra être une année déterminante pour celles et ceux qui à aucun moment ne doivent perdre l’espoir.

Ce qui signifie peut-être mes chers collègues, et là je m’adresse aux députés et aux sénateurs, que non seulement votre parole ne doit pas faiblir, mais en 2019 notre parole doit plus encore porter que ce qu’elle a pu porter dans le passé. Le rôle de la France, si elle veut être à la hauteur de son histoire, si elle veut être digne de ce qui fait sa culture et la force de sa culture, c’est d’être aux côtés du peuple iranien.

Nous devons placer au-dessus de toute autre considération, les souffrances du peuple iranien et si nous parvenons à adresser ce message, inlassablement au peuple iranien, c’est pour qu’il sache qu’il n’est pas seul, c’est pour qu’il sache que dans le monde, une solidarité existe ; c’est pour qu’il sache que la liberté finit toujours par triompher et que les parlementaires français, tant que cette liberté n’aura pas triomphé, continueront à se mobiliser. »

 

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