
CNRI – La fédération arabe des droits de l’Homme a appelé à une enquête de l’ONU sur l’exécution de 30 000 prisonniers politiques iraniens en 1988. Selon Al-Arabiya net Farsi le 3 novembre, la fédération a déclaré son soutien complet à la campagne mondiale pour juger les dirigeants du régime iranien responsables de ce qui est décrit comme « le massacre de prisonniers politiques en 1988 en Iran. »
Cette organisation pour les droits de l’Homme a appelé le conseil de sécurité de l’ONU et l’assemblée générale, notamment les membres des pays arabes et européens ainsi que le conseil des droits de l’Homme et le haut-commissaire des droits de l’Homme, à prendre des mesures appropriées qui garantiront l’adoption de résolutions en faveur de l’enquête internationale sur ces exécutions et d’un procès des responsables. Ainsi, les autorités du régime iranien devront faire face aux conséquences des violations des droits de l’Homme massives en Iran.
Selon la déclaration de la fédération : « L’impunité pour les criminels, notamment ceux qui occupent encore de hauts postes dans le régime, ne fera que les encourager à continuer à commettre des crimes haineux contre les Iraniens et d’autres pays. »
La déclaration poursuit : « La fédération arabe des droits de l’Homme demande au Conseil de coopération du Golfe, à la ligue arabe, à l’organisation de coopération islamique, aux ONG arabes et internationales et aux organisations défenseuses des droits de l’Homme de condamner fermement ce crime contre l’humanité qui est en fort contraste avec (et en violation de) tous les engagements internationaux, ainsi que les lois et les valeurs islamiques et humaines.
La fédération les exhorte à essayer d’utiliser les mécanismes régionaux et internationaux pour mettre en œuvre la poursuite et la peine des autorités responsables de ces crimes contre l’humanité. Ainsi la justice pourra être faite aux victimes qui sont oppressées à cause du manque de soutien que la communauté internationale aurait dû leur donner. »
En 1988, Khomeiny (guide suprême du régime iranien à ce moment-là) a lancé une fatwa pour l’exécution des prisonniers politiques. Ainsi, en quelques mois, plusieurs milliers de prisonniers politiques, principalement des membres et des soutiens de l’organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI), tout comme les groupes de gauche et d’autres militants politiques et minorités ethniques, ont été exécutés et enterrés en secret dans des tombes collectives.
Selon un enregistrement audio de l’ayatollah Montazeri (ancien héritier de Khomeiny) qui a été publié en août 2016, des femmes enceintes et des enfants faisaient partie des prisonniers politiques exécutés pendant le massacre de 1988 en Iran.

