samedi, janvier 28, 2023
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La décision de l’UE d’inscrire à nouveau l’OMPI sur la liste du terrorisme est une erreur politique

CNRI – « La décision du Conseil d’inscrire à nouveau l’OMPI sur la liste du terrorisme est aussi erronée d’un point de vue politique. Cela va encourager le régime iranien à poursuivre sa politique destructrice en propageant l’intégrisme dans la région. Cela encouragera le régime iranien à intensifier son ingérence en Irak et sa course à l’arme atomique.  Cela donnera au régime iranien, comme c’est déjà le cas, une justification pour réprimer davantage la liberté des Iraniens », a déclaré Alejo Vidal-Quadras, vice président du Parlement européen.

CNRI – « La décision du Conseil d’inscrire à nouveau l’OMPI sur la liste du terrorisme est aussi erronée d’un point de vue politique. Cela va encourager le régime iranien à poursuivre sa politique destructrice en propageant l’intégrisme dans la région. Cela encouragera le régime iranien à intensifier son ingérence en Irak et sa course à l’arme atomique.  Cela donnera au régime iranien, comme c’est déjà le cas, une justification pour réprimer davantage la liberté des Iraniens », a déclaré Alejo Vidal-Quadras, vice président du Parlement européen.

Il présidait une conférence internationale à Bruxelles le 8 mars intitulée « Un appel à la Justice », parallèlement au sommet de l’UE, pour appeler le Conseil européen à respecter le jugement de la Cour européenne de justice supprimant les Moudjahidine du peuple d’Iran de la liste du terrorisme.

La réunion rassemblait des dizaines de parlementaires, juristes et personnalités de toute l’Europe. La présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, y participait également.

Voici le texte de l’intervention d’ouverture de M. Vidal Quadras :

La conférence d’aujourd’hui est organisée à l’initiative de parlementaires de toute l’Europe, plus exactement quatre groupes parlementaires : les Amis d’un Iran Libre du Parlement européen, le Comité britannique pour la Liberté en Iran, les Amis d’un Iran Libre en Scandinavie et le Comité français pour la démocratie en Iran.

Je souhaite la bienvenue à tous nos éminents invités et à vous Madame la Présidente. Nous sommes honorés que vous ayez accepté notre invitation. C’est toujours un grand plaisir d’être en votre compagnie.
 
Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue à Lord Slynn, l’architecte de la grande victoire de l’OMPI au Tribunal de Première Instance. Le jugement de la Cour n’a pas été seulement une victoire pour l’OMPI mais aussi une victoire pour la justice et pour nous tous.
 
Le 12 décembre 2006, la justice l’a emporté. La Cour a décidé que l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran avait été injustement et illégalement inscrite dans la liste des organisations terroristes.
 
L’OMPI a été mise sur la liste du terrorisme en 2002 dans le cadre de la politique de complaisance de l’Union européenne vis-à-vis du régime iranien. Il n’y a jamais eu de base factuelle justifiant la désignation de l’OMPI comme organisation terroriste.
 
L’Europe devrait avoir honte d’une telle injustice dans le seul but de satisfaire un régime totalitaire.
 
Contre cette injustice du Conseil, je suis ravi d’annoncer aujourd’hui qu’en moins d’un mois, plus de 1000 parlementaires de toute l’Europe ont signé une déclaration condamnant le mépris du Conseil pour l’arrêt de justice. J’ai à présent l’honneur de présenter à Mme Radjavi une copie des signatures de cette déclaration. 
 
Contrairement à ce qu’il prétend, le Conseil ne s’est pas conformé à la Cour. Le Conseil ne peut se dérober à ses obligations sous prétextes que la Cour a jugé sur des procédures. C’est une tromperie sous un prétexte légal.
 
La plus haute Cour de Justice d’Europe s’est exprimée dans un jugement. Plus de 1000 parlementaires représentant la voix des peuples se sont prononcés et ont appelé le Conseil à retirer l’OMPI de la liste. C’est à présent au Conseil d’écouter la voix du peuple représenté par ces 1000  signatures de parlementaires et d’écouter la voix de la justice. L’OMPI doit être retirée de la liste et le gel de ses avoirs doit être levé.
 
Refuser d’obéir au verdict de la Cour revient à se moquer du régime légal en Europe. Ses conséquences dépassent cette affaire et représentent une tâche sombre sur les traditions européennes de respect de l’état de droit ; 
 
Refuser d’appliquer le jugement de la Cour sapera gravement et jettera le discrédit sur la sincérité de l’UE et de ses Etats membres dans la lutte contre le terrorisme. Alors que nous devrions être tous unis pour combattre le terrorisme et l’intégrisme, l’insistance de l’UE sur cette désignation politiquement motivée provoque l’opposition des parlementaires, des défenseurs des droits de l’homme, et de l’opinion publique en général contre une attitude aussi arbitraire. Les véritables terroristes, les vrais, tireront profit de cette décision et la responsabilité en incombera seulement aux Etats membres de l’Union européenne.
 
La décision du Conseil d’inscrire à nouveau l’OMPI sur la liste du terrorisme est aussi erronée d’un point de vue politique. Cela va encourager le régime iranien à poursuivre sa politique destructrice en propageant l’intégrisme dans la région. Cela encouragera le régime iranien à intensifier son ingérence en Irak et sa course à l’arme atomique.  Cela donnera au régime iranien, comme c’est déjà le cas, une justification pour réprimer davantage la liberté des Iraniens.
 
En plus d’entraver le principal mouvement d’opposition du régime iranien, c’est une aide claire à ce régime. L’OMPI est une organisation politique démocratique. Elle prône un islam démocratique, ouvert et tolérant. Dans ce cadre, elle est l’antithèse de l’intégrisme islamique.
 
L’OMPI est la principale force de la coalition démocratique du Conseil national de la résistance iranienne. Ce mouvement est la solution à la crise actuelle en Iran et dans sa région. Il prône le pluralisme, la démocratie et la liberté. C’est le message dont la région a tant besoin. La solution à la crise actuelle n’est ni une intervention militaire étrangère, ni la complaisance, mais un changement démocratique par les Iraniens et leur résistance démocratique organisée.

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