jeudi, décembre 1, 2022
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La diaspora iranienne rappelle à Bagdad une résolution du Parlement européen

Rassemblement à LondresCNRI – « Gouvernement irakien : respectez la résolution du Parlement européen » et « Gouvernement irakien : respectez les conventions de Genève », disent les pancartes à Londres. Hossein et Mahnaz sont bien décidés à ne rien lâcher. Voilà 43 jours qu’ils viennent régulièrement à la protestation. Aujourd’hui, ils se retrouvent devant l'ambassade d’Irak. Travail et militantisme ne sont pas simples à gérer, mais ils mordent sur leurs pauses et s’y rendent dès la sortie du bureau. Et puis sur place retraités, chômeurs, étudiants, professions libérales se relaient. Jeudi, ils ont été heureux d’apprendre la formation de la branche britannique du comité de défense d’Achraf.

Rassemblement à LondresCNRI – « Gouvernement irakien : respectez la résolution du Parlement européen » et « Gouvernement irakien : respectez les conventions de Genève », disent les pancartes à Londres. Hossein et Mahnaz sont bien décidés à ne rien lâcher. Voilà 43 jours qu’ils viennent régulièrement à la protestation. Aujourd’hui, ils se retrouvent devant l'ambassade d’Irak. Travail et militantisme ne sont pas simples à gérer, mais ils mordent sur leurs pauses et s’y rendent dès la sortie du bureau. Et puis sur place retraités, chômeurs, étudiants, professions libérales se relaient. Jeudi, ils ont été heureux d’apprendre la formation de la branche britannique du comité de défense d’Achraf.

Dans leur septième semaine de manifestations contre les restrictions imposées aux résidents d’Achraf, les Iraniens de Londres et Paris, Washington et Ottawa appellent le gouvernement irakien à respecter une résolution adoptée le 24 avril par le Parlement européen.

Situé dans le nord-est de l’Irak, la Cité d’Achraf abrite environ 3500 membres de la principale opposition démocratique iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Lors de sa session plénière le 24 avril à Strasbourg, le Parlement européen a exhorté Bagdad dans une résolution à reconnaître les droits d’Achraf, conformément aux conventions internationales et à la fin du blocus de la Cité.

Depuis le début de l’action à Londres, Hossein et Mahnaz voient régulièrement défiler des personnalités politiques et sociales. « Dans la vie courante, on ne côtoie pratiquement jamais ces acteurs sociaux », fait remarquer Fereydoon qui étudie les mathématiques, « mais là c’est incroyable le nombre de responsables qui font le déplacement », ajoute-t-il. « Oui, on sent la classe politique britannique très préoccupée et impliquée dans ce dossier », assure Azadeh, médecin, et « vétéran » de la manifestation. « On sent qu’ils prennent toute la mesure des enjeux face à ce régime agressif qui défie aussi ouvertement les règles internationales. »

Jeudi c’est Mme Elizabeth Sidney, présidente de la Fédération internationale des femmes contre le fondamentalisme et pour l'égalité, qui a pris la parole pour appeler le gouvernement irakien à reconnaître les droits des résidents d'Achraf, « conformément au droit international. »

À Ottawa, la scène se répète. Même lieu, devant l’ambassade, même détermination, 89e jour de manifestation. Les slogans semblent reprendre en écho ceux qui résonnent sur les bords de la Tamise. « C’est vrai, dit Ali installé depuis de longues années au Canada, que cela semble curieux qu’on insiste ici, en Amérique, sur le Parlement européen. Mais le gouvernement irakien, lui, sait très bien tout l’intérêt qui réside dans de bonnes relations avec l’Europe. C’est ce qu’on dit encore récemment des eurodéputés. C’est pourquoi nous insistons sur cette résolution. » 

A Washington, le compteur est à égalité : 89e jour de protestation, mais cette fois devant la Maison Blanche. Ils appellent l’administration à reprendre en main la protection d’Achraf pour garantir les droits de ses résidents, comme le stipule le droit international.

Paris fait partie des capitales où la diaspora s’active devant l'ambassade d’Irak. Abolghassem Rezaï, secrétaire adjoint du CNRI, choisit de mettre en avant la résolution européenne : « Avec l'adoption de ce texte, la campagne internationale en faveur du respect des droits d’Achraf entre dans une nouvelle étape. Les mollahs ont tout fait pour empêcher son adoption ou la retourner en leur propre faveur. Mais ils ont mordu la poussière, une fois de plus. » 

« On ne peut pas violer les droits des résidents d'Achraf qui sont des « personnes protégées» en vertu des Conventions de Genève et du droit international », rappelle-t-il.

Les manifestations dureront tant que nécessaire, assurent les protestataires, tant que les droits d’Achraf ne seront pas garantis.

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