lundi, janvier 30, 2023
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La campagne américaine vise les dirigeants en Iran

La campagne américaine vise les dirigeants iraniensInquiète au sujet des projets nucléaires de Téhéran, l’administration Bush tente de construire une opposition à la théocratie.

The Washington Post –  De Peter Baker et Glenn Kessler – Tandis que le conflit provoqué par son programme nucléaire arrive aujourd’hui au Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’Iran devient la première préoccupation de l’administration Bush et de ses plans de sécurité nationale pour une campagne soutenue contre les ayatollahs de Téhéran.

Le président Bush et son équipe se réunissent en petit comité et en sessions à huis clos au sujet de l’Iran, demandant les conseils des intellectuels, s’investissant dans les activités de l’opposition, créant un bureau de l’Iran à Washington et ouvrant des postes d’écoute à l’étranger, tout ceci faisant partie de leur campagne contre Téhéran.

Le débat interne au sein de l’administration qui faisait rage pendant le premier trimestre et qui opposait ceux qui étaient en faveur d’un engagement plus important avec l’Iran et ceux qui préféraient une confrontation, semble au deuxième trimestre penché plus du côté du dernier camp. Bien que les responsables de l’administration n’utilisent pas l’expression « changement de régime » en public, c’est bien là l’objectif qu’ils cherchent à atteindre en construisant une résistance contre la théocratie.

« Nous faisons probablement face au plus grand défi qu’un pays nous ait jamais lancé, et il vient de l’Iran », a affirmé la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice lors d’une audition au Sénat la semaine dernière. « Nous n’avons aucun problème avec la population iranienne. Nous voulons que les Iraniens soient libres. C’est le régime iranien notre problème. »

Dans des réunions privées, Bush et ses conseillers sont plus explicites. Les membres du conseil de surveillance de Hoover Institution qui ont rencontré il y a deux semaines Bush, le vice-président Cheney et le conseiller national à la sécurité Stephen J. Hadley sont sortis avec l’impression que l’administration avait adopté une politique plus sévère vis-à-vis du gouvernement iranien.

« Le message que nous avons reçu est qu’ils ont l’intention de séparer le peuple iranien du régime », a expliqué Esmail Amid-Hozour, homme d’affaires iranien américain membre du conseil de Hoover.

« C’est le camp qui réclame un changement de régime qui prend le dessus sur celui en faveur de plus de diplomatie », a déclaré Richard N. Haass, qui en tant que directeur de la planification du département d’Etat pendant le premier mandat de Bush, faisait partie de ceux qui demandaient plus d’engagement.

Mais tandis que l’administration se prépare, l’Irak fait toujours de l’ombre à cette lutte contre l’Iran. Les fausses informations sur les armes de Saddam Hussein ont constitué un défi à la crédibilité des USA qui veulent convaincre le public et le monde que l’administration a raison cette fois à propos de l’Iran. Après s’être aliénée ses alliés européens dans la course à la guerre en Irak, l’administration poursuit une approche multilatérale plus lente. Les forces américaines étant déployées, les experts se demandent jusqu’à quel point la solution militaire serait réalisable si elle devait être mise en œuvre.

Il est frappant de voir l’importance de la question iranienne au sein de l’administration. Bush, selon ses conseillers, consacre plus de temps à cette affaire et ses assistants ont invité 30 à 40 spécialistes pour des consultations ces derniers mois.
Ces dernières semaines, le département d’Etat a créé un bureau de l’Iran. L’année dernière, seulement deux personnes dans le département travaillaient à plein temps sur l’Iran ; elles seront désormais 10. Le département organise des formations en langue farsi et envisage une filière carrière iranienne, ce qui est difficile en raison de l’absence d’une ambassade dans le pays.

Le sous-secrétaire d’Etat R. Nicholas Burns a déclaré dans une interview que le département allait également renforcer son personnel à Dubaï, qui fait partie des Emirats Arabes Unis, ainsi que dans d’autres ambassades proches de l’Iran, toutes ayant pour mission d’observer l’Iran. Il a qualifié l’antenne à Dubaï d’ « équivalent au 21e siècle » de la base Riga à Latvia qui surveillait l’Union Soviétique dans les années 1930 lorsque les Etats-Unis n’avaient pas d’ambassade à Moscou.

L’administration a également lancé un programme de 75 millions de dollars en faveur de la démocratie en Iran pour étendre la diffusion d’émissions dans le pays, financer des organisations non gouvernementales et promouvoir les échanges culturels. Des émissions américaines diffusées une heure par jour en Iran vont passer à quatre heure par jour en avril et l’administration projette d’atteindre 24 heures par jour. Mais l’administration a essuyé un revers la semaine dernière lorsque les législateurs ont réduit le budget de 19 millions de dollars principalement pour les opérations de diffusion.

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