Strasbourg, le 16 juillet 2009
Communiqué de presse
Le comité international pour l’application de la justice (ISJ) se félicite de l’appel du 7 juillet 2009 de Mme Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, en soutien au soulèvement national du peuple iranien contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran et en faveur de la défense des victimes du régime des mollahs pendant ce soulèvement.
Le comité s’engage de nouveau à faire usage de tous les moyens disponibles pour informer la communauté internationale, de la persévérance du peuple iranien. Il appelle tous les collègues aux parlements européens et au congrès américain à se joindre en solidarité avec la Résistance iranienne. L'ISJ souhaite également féliciter les fondateurs et les membres du Comité international de Juristes pour la Défense des Victimes de la répression du soulèvement en Iran pour la constitution de ce dernier, tout en leur souhaitant du succès dans les tâches importantes qui les attendent.
Tous les parlementaires, juristes, organisation de défense des droits de l'Homme et tous ceux qui vivent librement hors d’Iran ont le devoir d'être solidaires avec le soulèvement populaire et de condamner les crimes du régime contre sa propre population qui ne réclame que la démocratie, la liberté et des élections libres. Cette responsabilité est d’autant plus importante que les gouvernements occidentaux sont, malheureusement, loin d'adopter une position ferme contre le régime et n'ont pas abandonné la politique dévastatrice de complaisance.
En ce qui concerne les événements en Iran, l'ISJ souligne les points suivants :
Les élections présidentielles en Iran et la fraude massive menant au soulèvement populaire a montré clairement que la politique suivie par les gouvernements occidentaux ainsi que l’Union européenne vis-à-vis du régime a été erronée. Le régime iranien est incapable de se réformer ou de se transformer. Toute politique suivie souhaitant un tel changement a été entièrement nuisible. C’est ce que nos collègues au sein de l’ISJ n’ont cessé de rappeler depuis quelques temps.
Pendant son soulèvement depuis maintenant un mois, le peuple iranien a payé un prix lourd avec des centaines de tués et des milliers de blessés et d'incarcérés. Toutefois, il garde vivante la flamme de la résistance. Cela illustre l’état explosif de la société et la volonté populaire en faveur d'un changement. L’étendu du mécontentement au sein de la société a déplacé la crise jusqu'au cœur de l’appareil de l’Etat. Tout montre que le changement démocratique par le peuple et la Résistance iranienne est aujourd’hui possible et inévitable. C’est la “troisième voie” dont Mme Radjavi a fait son cheval de bataille depuis 2004 au Parlement européen. Cela s’impose donc à l’o
Occident de réviser sa politique.
Afin d’adopter une politique décisive, la communauté internationale doit au moins:
• Entamer une mission d'investigation sur la situation des personnes arrêtées, des disparus et des tués ;
• Geler les relations diplomatiques et commerciales avec le régime iranien jusqu’à l’arrêt complet de la répression ;
• Forcer le régime à annuler les résultats du scrutin faussé et entamer des élections sous l’égide des Nations Unies en dehors des lois du régime et conformément aux standards internationaux de manière que tous pourront y participer.
Nous sommes conscients que les factions vaincues du régime, et leurs dirigeants tels que Mir Hossein Moussavi, ont une lourde responsabilité par le passé. Toutefois, dans les circonstances actuelles, nous nous félicitons des propositions responsables et lucides de Mme Radjavi et de la Résistance iranienne aux factions vaincues, qui tout en appelant à protéger l'intégrité physiques de Mr. Moussavi, appelle particulièrement ce dernier à s'écarter du guide suprême du régime, Ali Khamenei, et dénoncer le système de la gouvernance religieuse.
Nous acceptons à bras ouverts les propositions du dirigeant de la Résistance iranienne Mr. Massoud Radjavi à l’Assemblée des Experts pour écarter Khameneï et installer Mr. Hossein-Ali Montazeri en tant que guide du régime par intérim afin de préparer des élections supervisées par l’ONU, et en même temps dissoudre l’Assemblée des experts.
Au cours de l'insurrection, la Résistance iranienne faisant abstraction de ses intérêts propre a accordé la priorité absolue à faire avancer ce soulèvement et à éviter un bain de sang. C’est une position honorable qui révèle la clarté de vue politique et historique de cette résistance. Cela démontre la place de la Résistance au sein de la société iranienne et son assise populaire unique. Suivant les pas de la Résistance iranienne, nous appelons les factions vaincues du régime à saisir cette occasion historique pour une rupture complète avec la dictature religieuse et pour prendre place aux côtés du peuple iranien.
Alejo Vidal Quadras
Vice-président du Parlement européen
Président du Comité international ISJ

