CNRI le 7 juin dernier à Paris se réunissait un colloque parlementaire sur un changement démocratique en Iran. Tout léventail politique français y était représenté et des personnalités éminentes comme Edith Cresson, ancien Premier ministre y participait. Linvitée dhonneur Maryam Radjavi est intervenue pour présenter la solution iranienne à la crise nucléaire : un changement démocratique par les Iraniens et leur résistance. Le sénateur Jean-Pierre Michel a tenu à saluer le courage et la persévérance de Mme Radjavi et à lui réitérer son soutien :
Si nous sommes réunis ici ce matin, un certain nombre de parlementaires de tous horizons politiques, plus nombreux peut-être que dans de précédentes manifestations, cest pour trois raisons : Dabord pour saluer votre courage, votre persévérance, dans lopposition, la résistance acharnée que vous menez au régime des mollahs actuellement.
Aussi, parce que nous voyons aujourdhui plus quhier que la situation en Iran est intolérable pour la communauté internationale. Elle létait déjà je dirai à cause de ce qui se passe à lintérieur de lIran, des atteintes aux droits de lhomme, une notion qui nest même pas comprise ni admise des dirigeants iraniens actuellement, du statut qui est fait aux femmes, aux opposants, etc. Tout ceci, tout le monde le sait maintenant.
Sur le plan international, le fait que ce régime, non pas cet Etat, non pas ce peuple, mais ce régime comme vous lavez très bien dit dans votre introduction, puisse disposer de larme nucléaire. En effet on voit bien aujourdhui que le président de la république iranienne se sert de cet argument pour fanatiser son peuple. Ce nest pas au peuple iranien quil faut dénier le fait de pouvoir avoir larme atomique. Après tout, dautres peuples lont dans cette région et même plus loin en Orient, mais cest ce régime des mollahs qui noffre pas les garanties sur le plan démocratique et sur le plan de sa politique extérieure. Il ny a quà voir les déclarations quil a faites sur lEtat dIsraël, pour quil ait dans ses mains cette arme atomique. Donc cette situation aujourdhui est peut être plus préoccupante, plus catastrophique quelle ne létait il y a encore un an.
Enfin le troisième point qui nous réunit ici, cest parce que nous avons la volonté les uns et les autres, Madame le premier ministre Edith Cresson en particulier, de briser le mur qui existe au moins dans notre pays. Peut-être existe-t-il moins dans dautres pays européens quand on rencontre des parlementaires hollandais, belges, portugais, anglais. On voit quils ont plus conscience de ce que vous représentez et de la voix qui doit être celle de lavenir dun régime démocratique en Iran. En France il faut le dire, aujourdhui ce nest pas le cas. Je crois que nous devons briser ce mur. Cest un mur de non-dit, qui est un mur de contre vérités, un mur de fantasmes, ou tout se dit sans que lon sache très bien si lon dit vrai ou si lon dit faux.
Et si nous sommes ici les uns et les autres, cest pour témoigner de notre engagement à vos côtés et dire que nous sommes là pour quon nous croit également et que en tant que parlementaire responsables, par rapport aux différentes organisations politiques auxquelles nous appartenons et bien je ne pense pas que nous nous commettrions avec nimporte qui en public devant la presse sil sagissait dorganisation terroriste ou de je ne sais de quel autre groupuscule ou secte comme cela ma déjà été dit. Donc nous voulons attirer ce témoignage dhonorabilité, de respectabilité.
Enfin le dernier point que je voudrais aborder, cest par rapport à ma profession, puisque avant dêtre parlementaire, jétais magistrat. Cest sur la situation juridique qui est faite aujourdhui à vous-même et à ceux qui vous entoure dans notre pays. Cette situation juridique est absolument intolérable. On le sait la justice dans cette affaire était instrumentalisée par le pouvoir politique à une époque où il fallait à tout prix négocier avec M. Khatami et où pour lui faire plaisir on a le 17 juin 2003 lancé une opération policière à Auvers-sur-Oise, où vous habitez. On vous a placée en détention provisoire, on a ouvert une information au parquet de Paris et on a lancé toute une série darrêtés dexpulsion et déloignement du territoire et certains de vos amis sont venus dans nos départements. Cest comme ça aussi que nous avons été motivés par rapport à votre action. Je dois dire que dans le département qui est le mien il y a depuis la présence de notre ami, un groupe qui sest formé de tous horizons et de toutes catégories sociales et qui périodiquement se réunit, fais des réunions, des conférences et parle de cette situation.
Aujourdhui où en est-on ? Il faut dire que tous les arrêtés dexpulsion, toutes les mesures administratives prises par le ministère de lintérieur on été annulé par les juridictions administratives saisies par leurs avocats. Toutes. Ce qui signifie quelles navaient pas de bases juridiques, ni dans la forme, ni dans le fond.

