samedi, novembre 26, 2022
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« Nous saluons votre persévérance dans la résistance au régime en Iran » (sénateur français)

Le sénateur français Jean-Pierre MichelCNRI – le 7 juin dernier à Paris se réunissait un colloque parlementaire sur un changement démocratique en Iran. Tout l’éventail politique français y était représenté et des personnalités éminentes comme Edith Cresson, ancien Premier ministre y participait. L’invitée d’honneur Maryam Radjavi est intervenue pour présenter la solution iranienne à la crise nucléaire : un changement démocratique par les Iraniens et leur résistance. Le sénateur Jean-Pierre Michel a tenu à saluer le courage et la persévérance de Mme Radjavi et  à lui réitérer son soutien :

Si nous sommes réunis ici ce matin, un certain nombre de parlementaires de tous horizons politiques, plus nombreux peut-être que dans de précédentes manifestations, c’est pour trois raisons : D’abord pour saluer votre courage, votre persévérance, dans l’opposition, la résistance acharnée que vous menez au régime des mollahs actuellement.

Aussi, parce que nous voyons aujourd’hui plus qu’hier que la situation en Iran est intolérable pour la communauté internationale. Elle l’était déjà je dirai à cause de ce qui se passe à l’intérieur de l’Iran, des atteintes aux droits de l’homme, une notion qui n’est même pas comprise ni admise des dirigeants iraniens actuellement, du statut qui est fait aux femmes, aux opposants, etc. Tout ceci, tout le monde le sait maintenant.

Sur le plan international, le fait que ce régime, non pas cet Etat, non pas ce peuple, mais ce régime comme vous l’avez très bien dit dans votre introduction, puisse disposer de l’arme nucléaire. En effet on voit bien aujourd’hui que le président de la république iranienne se sert de cet argument pour fanatiser son peuple. Ce n’est pas au peuple iranien qu’il faut dénier le fait de pouvoir avoir l’arme atomique. Après tout, d’autres peuples l’ont dans cette région et même plus loin en Orient, mais c’est ce régime des mollahs qui n’offre pas les garanties sur le plan démocratique et sur le plan de sa politique extérieure. Il n’y a qu’à voir les déclarations qu’il a faites sur l’Etat d’Israël, pour qu’il ait dans ses mains cette arme atomique. Donc cette situation aujourd’hui est peut être plus préoccupante, plus catastrophique qu’elle ne l’était il y a encore un an.

Enfin le troisième point qui nous réunit ici, c’est parce que nous avons la volonté les uns et les autres, Madame le premier ministre Edith Cresson en particulier, de briser le mur qui existe au moins dans notre pays. Peut-être existe-t-il moins dans d’autres pays européens quand on rencontre des parlementaires hollandais, belges, portugais, anglais. On voit qu’ils ont plus conscience de ce que vous représentez et de la voix qui doit être celle de l’avenir d’un régime démocratique en Iran. En France il faut le dire, aujourd’hui ce n’est pas le cas. Je crois que nous devons briser ce mur. C’est un mur de non-dit, qui est un mur de contre vérités, un mur de fantasmes, ou tout se dit sans que l’on sache très bien si l’on dit vrai ou si l’on dit faux.

Et si nous sommes ici les uns et les autres, c’est pour témoigner de notre engagement à vos côtés et dire que nous sommes là pour qu’on nous croit également et que en tant que parlementaire responsables, par rapport aux différentes organisations politiques auxquelles nous appartenons et bien je ne pense pas que nous nous commettrions avec n’importe qui en public devant la presse s’il s’agissait d’organisation terroriste ou de je ne sais de quel autre groupuscule ou secte comme cela m’a déjà été dit. Donc nous voulons attirer ce témoignage d’honorabilité, de respectabilité.

Enfin le dernier point que je voudrais aborder, c’est par rapport à ma profession, puisque avant d’être parlementaire, j’étais magistrat. C’est sur la situation juridique qui est faite aujourd’hui à vous-même et à ceux qui vous entoure dans notre pays. Cette situation juridique est absolument intolérable. On le sait la justice dans cette affaire était instrumentalisée par le pouvoir politique à une époque où il fallait à tout prix négocier avec M. Khatami et où pour lui faire plaisir on a le 17 juin 2003 lancé une opération policière à Auvers-sur-Oise, où vous habitez. On vous a placée en détention provisoire, on a ouvert une information au parquet de Paris et on a lancé toute une série d’arrêtés d’expulsion et d’éloignement du territoire et certains de vos amis sont venus dans nos départements. C’est comme ça aussi que nous avons été motivés par rapport à votre action. Je dois dire que dans le département qui est le mien il y a depuis la présence de notre ami, un groupe qui s’est formé de tous horizons et de toutes catégories sociales et qui périodiquement se réunit, fais des réunions, des conférences et parle de cette situation.

Aujourd’hui où en est-on ? Il faut dire que tous les arrêtés d’expulsion, toutes les mesures administratives prises par le ministère de l’intérieur on été annulé par les juridictions administratives saisies par leurs avocats. Toutes. Ce qui signifie qu’elles n’avaient pas de bases juridiques, ni dans la forme, ni dans le fond.

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