jeudi, décembre 8, 2022
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« Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient pour la liberté »

« Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient pour la liberté »CNRI – Le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran a organisé une conférence le 20 juin à l’occasion du 25ème anniversaire de la résistance du peuple iranien contre les mollahs, née en 1981. La conférence, intitulée « Iran : L’heure du changement au moment où des millions crient pour la liberté », a eu lieu dans la salle Moïse de la chambre des Lords. Environ 20 illustres membres des deux chambres du Parlement et des trois principaux partis politiques ont participé à la conférence.

La conférence était présidée par Lord Corbett of Castle Vale (président de la Commission parlementaire britannique pour la Liberté en Iran). D’autres personnes ont pris la parole devant l’assistance, dont Lord Renton ; Lord Archer of Sandwell ; Lord Taverne ; Lord Waddington ; Lord Fraser of Carmyllie ; Lord Alton of Liverpool ; Lord Clarke of Hampstead ; Professeur Lord Turnberg ; Lord King of West Bromwich ; les députés Andrew Mackinlay, Jim Dobbin, Ian Gibson et David Drew, ainsi que Mme Dolat Norouzi, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni.

Une vidéo a été diffusée sur des scènes du 20 juin 1981 où 500.000 personnes à Téhéran et des centaines de milliers d’autres Iraniens dans tout le pays sont descendus dans la rue pour protester contre la répression théocratique et pour réclamer la liberté. La réponse de Khomeiny a été d’ouvrir le feu sur la foule, tuant et blessant des centaines de manifestants.

Un front anti-intégriste en faveur de l’OMPI

Les orateurs ont évoqué la situation critique en Iran et les efforts des mollahs pour acquérir des armes nucléaires. Ils ont expliqué que des manifestations importantes avaient actuellement lieu dans le pays contre al théocratie. Ils ont également félicité les 5,2 millions d’Irakiens pour leur soutien à la Résistance iranienne et à l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et se sont joints à eux pour réaffirmer le statut politique de l’OMPI en Irak.

Ils se sont réjouis de la décision de la cour d’appel de Paris de lever les restrictions pesant contre Mme Maryam Radjavi contre les membres et partisans de la Résistance iranienne et ont appelé à la fin de la politique d’apaisement honteuse des mollahs. Ils ont aussi rejeté l’étiquette de terroriste de l’OMPI comme faisant partie d’une politique d’apaisement et ont appelé à son retrait immédiat.

Une déclaration présentée à la fin de la réunion déclare : « La conférence est d’avis qu’afin de détourner l’attention de la crise interne en Iran, les mollahs ont intensifié leurs efforts pour exporter le l’intégrisme et le terrorisme, en particulier en Irak, tout en poursuivant obstinément leur programme d’armes nucléaires. Il a été fait référence à la découverte récente par l’AIEA d’uranium enrichi à un degré militaire au site de Lavizan à Téhéran, dont l’existence a été révélée par le Conseil national de la Résistance iranienne ».

La déclaration ajoute que « sur l’échec de la politique du gouvernement britannique et de l’UE vis-à-vis du régime iranien, la conférence affirme que la politique de l’Europe sur l’Iran a été affaiblie de manière significative par l’inclusion de l’OMPI sur la liste du terrorisme. Au lieu de mener vers la modération en Iran, elle a renforcé les factions les plus radicales du régime iranien en paralysant la menace la plus sérieuse au régime. De plus, selon l’opinion généralement répandue au Parlement, la proscription de l’OMPI avait une motivation politique ».

Les concessions augmentent le risque de guerre

La conférence a attiré l’attention sur l’importance de la décision de la cour d’appel de Paris du vendredi 16 juin d’annuler toutes les restrictions placées sur Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, et sur d’autres résistants du CNRI à Paris. La levée de ces restrictions injustes est « la preuve de la nature incorrecte des accusations portées contre le CNRI », selon la conférence.

La conférence a aussi été l’occasion d’annoncer que dans son rapport sur l’application du Terrorism Act 2000 (loi de 2000 relative au terrorisme), Lord Carlisle of Berriew, rapporteur indépendant de la loi anti-terroriste nommé par le gouvernement, a fait référence à l’OMPI pour illustrer l’attitude préoccupante du gouvernement britannique face aux situations qui évoluent dans le monde, en référence à la proscription. Quant au soutien actif des différents partis du Parlement à l’OMPI, Lord Carlisle a assuré que le gouvernement « allait examiner attentivement la question de savoir si l’OMPI devait réellement rester proscrite ».

La conférence a déclaré qu’elle était convaincue que si l’Occident continuait de faire des concessions au régime de Téhéran, cela augmenterait de manière significative le risque que voir l’Iran acquérir des armes nucléaires et le risque d’un autre conflit militaire dans la région. Ainsi la conférence a-t-elle appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies à imposer des sanctions et d’autres mesures obligatoires contre le régime iranien et ses responsables. « Un changement démocratique en Iran amené par les Iraniens et leur résistance constitue l’unique moyen d’assurer la paix et la stabilité au Moyen Orient », a conclu la déclaration de la conférence.

La répression est un signal clair de la faiblesse du régime

Lord Corbett of Castle Vale, faisant allusion à la série de manifestations en Iran, a déclaré : « L’intensification de la répression est un signal clair de la faiblesse du régime et non de sa force ».

Lord Waddington, ancien ministre de l’Intérieur britannique, a affirmé : « Le temps est venu pour une politique de fermeté vis-à-vis de l’Iran, en commençant par la mise en place de sanctions étendues contre le régime et le retrait de la proscription de l’OMPI ». Il a fait l’éloge de Mme Radjavi pour son leadership et a appelé les parlementaires souhaitant la liberté et la démocratie pour les Iraniens à s’assurer que le gouvernement ne mette aucun obstacle sur son chemin.

Lord Taverne a comparé les résultats catastrophiques de la politique d’apaisement avant la seconde Guerre Mondiale à la politique actuelle envers le régime clérical.

Lord Archer of Sandwell a qualifié le régime iranien d’ « araignée dans la toile du terrorisme international ». Il a souligné que la solution à tous les problèmes en Iran était la « troisième voie » proposée par Mme Radjavi. Dans cet objectif, il a mis en avant la nécessité urgente de retirer l’étiquette de terroriste de l’OMPI.

Lord Alton of Liverpool, a évoqué ses relations de longue date avec la présidente élue de la Résistance et a fait part de son admiration pour ses qualités de dirigeante dont le but est d’amener la démocratie dans sa patrie.

Lord Clarke of Hampstead, ancien leader du Parti travailliste, a estimé que le changement en Iran se faisait attendre depuis longtemps et que l’Occident n’aurait dû tolérer ni la répression violente en Iran, ni l’exportation du terrorisme du régime.

La complaisance est une grave erreur

Lord Fraser, ancien ministre du gouvernement, a affirmé qu’il avait à une époque soutenu la politique de complaisance mais qu’il s’était rendu compte plus tard que c’était une grande erreur. Il a accordé son soutien tout entier à la Résistance et a demandé le retrait de l’OMPI de la liste de la terreur.

Lord Renton, leader des Pairs conservateurs de la chambre des Lords, s’est joint aux autres orateurs pour exprimer son soutien.

Le député Andrew Mackinlay a insisté sur le fait que 5,2 millions d’Irakiens avaient signé une déclaration en faveur du retrait de l’étiquette de terrorisme de l’OMPI confirmant que l’OMPI constituait le plus grand obstacle au développement de l’extrémisme islamique dans leur pays. Il a ajouté que la prochaine étape pour le gouvernement britannique devait être de retirer l’étiquette de la terreur de l’OMPI.

Lord Gibson a reconnu que le temps du changement en Iran était venu et qu’il n’y avait aucune excuse pour chercher à plaire davantage aux mollahs. Il a affirmé que le meilleur moyen de montrer notre soutien au peuple iranien était de soutenir leur résistance démocratique.

Lord King a évoqué les manifestations importantes en Iran et les mesures de répression brutales du gouvernement. Il a déclaré que le régime tentait de détourner l’attention de sa crise interne en exportant le fondamentalisme et le terrorisme en Irak et ailleurs.

Mme Dolat Norouzi, représentante au Royaume-Uni du CNRI, a exprimé sa reconnaissance aux parlementaires britanniques pour leur soutien et a approuvé leur appel à la fin de la complaisance. Elle a affirmé que les avantages offerts au régime ne le stopperait pas dans sa quête d’armes nucléaires et que la seule solution était une politique de fermeté et l’adoption de sanctions étendues contre la dictature religieuse.

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