jeudi, décembre 8, 2022
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L’inaction de l’ONU face à la souffrance a coûté «des centaines de milliers de vies » – Navi Pillay


pillayCNRI – La chef des droits de l’homme des Nations Unies a reconnu que l’échec de l’ONU à répondre à la souffrance et aux violations de la paix et de la sécurité internationales a coûté des centaines de milliers de vies dans le monde.

Navi Pillay, dont le mandat de Commissaire aux droits de l’homme se termine, a déclaré dans son dernier discours que l’intérêt de son Conseil des droits de l’homme a sensiblement augmenté au cours de son mandat.

Mais en dépit des séances d’information répétées sur l’escalade des violations dans les crises, il n’y a pas toujours eu de «décisions fermes et de principe» prises par les membres pour mettre fin aux crises.

Elle a dit au Conseil de sécurité de l’ONU : « les considérations géopolitiques à court terme et l’intérêt national, au sens strict, ont plusieurs fois pris le pas sur la souffrance humaine insupportable et de graves infractions – et les menaces à long terme – pour la paix et la sécurité internationales.

« Je crois fermement qu’une plus grande réactivité de ce Conseil aurait sauvé des centaines de milliers de vies. »

Elle a ajouté : « La prévention des conflits est complexe, mais possible. Dans de nombreux États, les institutions démocratiques ont désamorcé les conflits bien avant qu’ils n’atteignent un point d’ébullition.»

« Le Conseil pourrait adopter un consensus sur un menu de nouvelles réponses possibles à ces alertes sur les violations, telles que des missions de surveillance des droits humains rapides, souples et économes en ressources, limitées dans le temps et la portée», a-t-elle dit.

« Une autre option innovante pourrait s’appuyer sur le nouveau Traité sur le Commerce des Armes, qui exige que les exportateurs et les importateurs d’armes confirmnt que les armes ne seront pas utilisées pour commettre des violations.

Les États parties pourraient convenir que là où il ya des préoccupations sur les droits de l’homme dans les Etats qui achètent des armes, une condition de la vente serait qu’ils acceptent une petite équipe de surveillance des droits de l’homme, avec le déploiement financé par le Fonds d’affectation spéciale du Traité. ».

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