lundi, janvier 30, 2023
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« Il est temps de reconnaitre la légitimité de votre mouvement Mme Radjavi » – Général James Jones

CNRI – « Madame Radjavi, il est temps pour ceux d’entre nous aux Etats-Unis qui ont appris à vous connaître, vous et vos collègues, ainsi que vos objectifs, de faire ce qui est nécessaire, de reconnaître la légitimité de votre mouvement et de vos idéaux. J’ai l’intention d’œuvrer personnellement à cet objectif », a déclaré le général James Jones le 26 février à Paris dqns une conférence sur l’Iran.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale du Président Obama (jusqu’en octobre 2010) s’exprimait dans une conférence internationale au CNIT à la Défense, intitulée « l’Iran, les droits humains, les femmes, le camp d’Achraf et les options politiques ».  L’invité d’honneur était Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne. A ses côtés, des délégations parlementaires italienne et autrichienne ont annoncé qu’une majorité de leur parlement apportait leur soutien au peuple iranien et aux résidents d’Achraf. Des délégations parlementaires et de militants des droits humains et des droits des femmes  de France, d’Espagne, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Egypte, de Jordanie, de Palestine, du Liban, du Koweït, d’Afghanistan, de France, d’Espagne, de Roumanie, du Canada et d’Australie participaient également à la conférence.

Parmi les orateurs figuraient notamment Bill Richardson, secrétaire américain à l’Energie, ambassadeur des Etats-Unis  à l’ONU sous l’administration Clinton et envoyé spécial de Barack Obama en Corée du Nord, Howard Dine, président du parti démocrate américain (2005 à 2009), Tom Ridge, secrétaire américain à la Sécurité intérieure sous l’administration Bush, Mary Robinson, Haut commissaire aux Droits de l’homme de l’ONU (1997-2002) et présidente de l’Irlande (1990-1997),  Mme Irene Khan, secrétaire général d’Amnesty International (2001-2009), Françoise héritier, anthropologue française, le vice-président du sénat roumain Teodor Melescanu ou la député canadienne Raymonde Folco.

Voici les moments forts de l’intervention du général James Jones :

Nous assistons littéralement à un raz-de-marée de promesse de libertés qui se déploie sous nos yeux. C’est un moment excitant, c’est un moment dangereux et c’est un moment dont je pense qu’aucun d’entre nous ici ne peut prédire exactement la tournure mais son potentiel est incroyable. Les espoirs qui se présentent à nous en Afrique du Nord et en Libye pourraient s’étendre à d’autres pays et de façons très diverses. Nous espérons que cela s’étendra également aux Iraniens et à sa recherche de justice, de liberté et d’une vie meilleure pour eux et leurs enfants.

J’ai été particulièrement impressionné par de nombreuses interventions faites avant moi. J’ai été personnellement très impressionné en ma qualité de conseiller à la sécurité nationale, par les manifestations en Iran en 2009, suite à une élection frauduleuse. J’ai été très impressionné par la passion dont a fait preuve la population à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran pour les droits de l’homme. Je suis très fier d’être ici aujourd’hui pour dire quelques mots sur les jours à venir et le potentiel qui se présente désormais à nous. Il y a seulement quelques semaines, nous n’aurions pu que le deviner.

A mon avis il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites afin de faire avancer les choses. Je me suis récemment rendu en Israël à une conférence et j’ai vraiment eu l’impression que ce n’était pas le moment pour les dirigeants d’être passifs mais audacieux, et d’être les deux, et le processus de paix au Moyen-Orient fait seulement partie de tout ce dénouement que nous espérons voir au Moyen-Orient, un dénouement qui entrainera la liberté pour de nombreuses personnes, y compris une meilleure sécurité pour l’État d’Israël, mais également une liberté et une chance pour le peuple palestinien qui luttent depuis si longtemps pour avoir un État.

Il est donc temps pour les dirigeants élus de montrer leurs qualités d’homme d’État. Ce n’est pas un moment pour les hommes politiques. C’est un moment pour le courage, un moment pour la détermination et avec cela, tout est possible.

J’aimerais dire quelques mots sur la politique américaine envers l’Iran, ce n’est pas pour être sur la défensive, mais pour indiquer que ça a été l’intention du président depuis son investiture de développer un niveau de dialogue avec le gouvernement iranien qui déterminerait une fois pour toutes s’il existe une quelconque possibilité de raisonner et de transiger sur les grandes questions de notre temps en ce qui concerne le sort du peuple iranien et les conditions autour des droits de l’homme, cela faisant partie intégrante de ce dialogue. Les autres domaines d’inquiétude comprennent évidemment le programme nucléaire au sujet duquel la majeure partie du monde s’inquiète; le Moyen-Orient est bien-sûr inquiet à ce sujet.

Comme je l’ai dit auparavant, les trois principales raisons pour lesquelles il y a une inquiétude non seulement pour le peuple de la région, mais aussi une inquiétude mondiale qu’une nation iranienne capable de produire des armes nucléaires soit déjà proclamée sous la direction de M. Ahmadinejad, ce que le régime projette de faire pour les armes nucléaires et ce n’est guère encourageant pour l’avenir. Deuxièmement, une nation iranienne capable de produire des armes nucléaires déclencherait sans aucun doute une course à l’armement nucléaire dans le Moyen-Orient – ce qui n’est pas non plus un bon développement. La chose peut-être la plus dangereuse, c’est un Iran possédant la technologie pour produire des armes de destruction massive, il tenterait probablement de les utiliser par le biais d’acteurs non étatiques, et ce serait catastrophique non seulement pour le peuple d’Iran et les peuples du Moyen-Orient, mais également pour le monde entier.

Nous avons donc eu deux ans à ce jour pour estimer ouvertement et en secret les véritables intentions de ce régime. Deux ans suffisent, il est clair que le régime iranien ne va pas être un problème que pour ses citoyens, un problème très cruel et une pression constante afin d’entraver et de restreindre les droits de l’homme, les droits des hommes comme des femmes, il s’est lancé dans un projet à long terme non seulement pour déstabiliser la région, mais aussi pour semer le chaos dans ce monde du 21e siècle dans lequel nous vivons, et c’est manifestement inacceptable.

Le 24 novembre dernier, la commission des Relations étrangères de la Chambre des Représentants s’est réunie et a voté une résolution demandant aux États-Unis de prendre des mesures immédiates sur le traitement injuste contre la population du camp d’Achraf. Le 7 février, la commission des Services armés du Sénat américain, sous la présidence du sénateur Levin et du sénateur McCain, a également exprimé son inquiétude quant à la position que nous prenons actuellement concernant la population du camp d’Achraf.

Il y a également une décision de justice enjoignant le Département d’État des États-Unis à réévaluer les désignations actuelles, suggérant qu’elles étaient en décalage avec l’attitude qui prévaut dans le monde à l’égard du mouvement dirigé par Mme Radjavi. Plus précisément sur la sécurité du camp d’Achraf, il me semble que le moment est venu de faire ce qu’il faut pour ceux qui veulent la démocratie et la liberté et qui veulent que les gens du camp d’Achraf vivent en paix et en sécurité. Nous devrions je pense supprimer les entraves qui empêchent le potentiel que nous voyons devant nous en ce moment.

Le régime temporaire de l’Iran – j’utilise ce mot avec optimisme – ne pourra supporter cette situation beaucoup plus longtemps. Avec tout ce qui s’est passé en Iran, les dirigeants iraniens doivent se demander ce qui se passe dans le monde. Ils ne peuvent pas voir ça comme une bonne chose. Nous devons présenter les options pour que le régime se définisse, et il s’est désormais défini et il a défini son intention. Madame Radjavi, il est temps pour ceux d’entre nous aux Etats-Unis qui ont appris à vous connaître, vous et vos collègues, ainsi que vos objectifs, de faire ce qui est nécessaire, de reconnaître la légitimité de votre mouvement et de vos idéaux. J’ai l’intention d’œuvrer personnellement à cet objectif.

Je souhaite qu’avec tous les participants américains, nous nous unissions dans cet effort. Les beaux discours doivent désormais produire de beaux résultats. Je suis d’accord avec vous, Madame Radjavi, c’est désormais au tour de l’Amérique.

(En français, traduit). Vive le peuple iranien, vive la liberté, le plus grand espoir pour tous les êtres humains. Merci beaucoup, mesdames et messieurs.

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