mardi, novembre 29, 2022
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L’ancien président de la Commission Européenne José Barroso soutient un Iran Libre au rassemblement du Bourget

L’ancien président de la Commission Européenne José Barroso soutient un Iran Libre au rassemblement du Bourget

José Barroso, ancien président de la Commission Européenne, est intervenu lors de la rencontre pour un Iran Libre le 9 juillet dernier au Bourget. 

Aux côtés de nombreuses autres personnalités politiques internationales comme le prince Amir Turki al-Faisal, ex-ambassadeur saoudien aux Etats-Unis et au Royaume-Uni; John Baird, Giulio Terzi, et Baldine Haniballson, respectivement anciens ministres des affaires étrangères du Canada, d’Italie et d’Islande, d’Howard Dean, ancien président du Parti démocrate américain, de Bill Richardson, ex-ambassadeur aux Nations-Unies, de Michael Mukasey, ancien procureur général des Etats-Unis, de Rita Sussmuth, ex-présidente du Parlement Allemand, ou encore de 22 membres d’une délégation parlementaire britannique, il a souhaité exprimé son soutien à la cause de la liberté en Iran.

Dans son discours, l’ancien premier ministre du Portugale a déclaré : « Leur histoire, leur résilience et leur dynamisme, le dynamisme de votre société mérite un meilleur système. Et je crois que s’il avait l’occasion de choisir en véritable liberté sa façon de vivre, le peuple iranien choisirait la liberté et non la répression, la tolérance et non l’intégrisme religieux, la paix et non la confrontation.

Vous connaissez bien mieux que moi la situation en Iran. Donc je ne ferai pas de commentaire sur la politique intérieure de l’Iran. Mais je peux vous apporter une perspective européenne qui est aussi proche de l’Iran et qui suit de près la situation dans votre pays.

Il y a eu récemment un accord avec l’Iran dans le domaine nucléaire, un accord négocié par l’Union européenne, les USA. Je comprends et c’est ma position personnelle, que comparé à d’autres alternatives, c’était une décision sage à prendre, mais nous devons nous assurer maintenant qu’il est appliqué sérieusement.

Certains parlent de dialogue. Mais il y a diverses formes de dialogue. Un dialogue avec des principes et un dialogue sans principes. Je suis pour un dialogue avec des principes où les droits humains ne devraient jamais être ignorés, où nous poserions constamment la question de la liberté et des droits humains en Iran et bien sûr à travers le monde.

Je crois aussi en un dialogue plus fort avec la société civile en Iran. J’ai une grande admiration et respect pour votre pays, l’Iran qui n’est pas seulement un pays, mais aussi une très ancienne civilisation. Je respecte le grand dynamisme de votre société et un grand respect et admiration pour votre peuple, très résilient.

Je connais beaucoup d’Iraniens dans la diaspora. Quand j’enseignais à Genève, à Washington, à Georgetown ou récemment à l’université de Princeton, dans le New Jersey. J’ai rencontré de nombreux collègues iraniens, beaucoup d’étudiants brillants, des jeunes hommes et femmes et je me disais et je leur disais : quelle grande différence cela ferait si tous ces gens pouvaient être dans leur propre pays apportant des contributions à la science pour le progrès de leur propre société, et leur propre peuple.

Je ne veux entrer dans aucune question politique ou idéologique. Je ferais un discours très général.

Je sais qu’il y a beaucoup de manières d’organiser la vie en société, il y a différentes formes de démocraties, mais il y a une chose que nous ne devons pas oublier, rien n’est plus important que la dignité des êtres humains, la dignité des personnes. La personne, l’être humain a existé avent la société, tout Etat, tout parti ou toute idéologie. Et pour ceux d’entre nous qui croient en Dieu, quelle que soit notre religion, nous devrions regarder les Livres Saints qui disent que l’État doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’Etat. Et que la chose fondamentale est la dignité de chaque être humain.

Quand je parle d’une personne, je veux parler d’une personne concrète : un homme, une femme, un enfant. Je ne parle pas de catégorie, de groupes ou même du genre humain. La question est d’aimer notre prochain c’est pourquoi nous avons besoin d’avoir un Etat qui se voit au service des personnes et des êtres humains.

Cela soulève aussi la question de l’intégrisme, de ces idées totalitaires qui prétendent que nous devrions nous soumettre à une idéologie intégriste. C’est pourquoi votre lutte est si importante. Car soyons honnêtes à ce propos : nous avons un problème en Europe aujourd’hui. Nous avons des millions de musulmans vivant en Europe aujourd’hui. Beaucoup sont de juste droit pleinement citoyens de pays européens et jouissent de tous les droits de cette citoyenneté. Mais la vérité c’est qu’à cause des attaques terroristes, à cause des organisations intégristes, il existe aujourd’hui en Europe un mouvement de suspicion concernant les musulmans ; et je pense que ce n’est pas bien, c’est dangereux tout d’abord pour les musulmans. Mais c’est aussi dangereux pour notre société parce que nous voyons dans certains de nos pays la montée de mouvements populistes, nationalistes et parfois xénophobes.

C’est pourquoi il est si important que votre combat pour la liberté soit aussi considéré comme un combat contre toutes les formes d’intégrisme, de manière à ce que nous puissions tous vivre en paix, chrétiens, musulmans, juifs, et ceux qui croient en d’autres fois et ceux qui ne croient pas, puissent vivre en paix et dialoguer.

Je pense aussi que les leçons du passé nous ont montré que la solution ne viendra pas de l’extérieur. La communauté internationale peut aider, mais en fait la solution peut venir et viendra du milieu de l’islam.

Il est très important que ceux qui sont les premiers à condamner, à isoler et à combattre le terrorisme, l’extrémisme et l’intégrisme soient les musulmans eux-mêmes, pour se séparer de ce phénomène afin de pouvoir être une partie de notre société. C’est un combat que vous devez remporter et certainement avec le soutien d’autres, avec le soutien de la communauté internationale, mais c’est tout d’abord votre responsabilité de lutter pour le dialogue et la tolérance contre le totalitarisme et l’intégrisme.

Je vous souhaite de réussir. J’espère que notre voix ici à Paris, en Europe ira directement à la population en Iran comme un signal d’espoir. Je crois qu’il y a un espoir aujourd’hui et j’espère qu’un jour on se retrouvera en Iran pour célébrer un Iran libre et démocratique. Je le sais parce que le peuple iranien mérite un meilleur système et le peuple iranien a droit à la liberté, la paix et la tolérance. »

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