
Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris, a pris la parole à la manifestation de milliers d’Iraniens et de militants des droits de l’homme, contre la présence du président de la dictature iranienne, Hassan Rohani, à Paris.
Les manifestants ont demandé la subordination des relations avec le régime iranien à l’amélioration des droits de l’homme en Iran et la fin du soutien des mollahs au massacre du peuple syrien par Bachar Assad. Ils ont souligné qu’un Iran libre et démocratique est une nécessité fondamentale pour assurer la stabilité et la paix dans la région.
Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris, Alain Vivien, Rama Yade, José Bové, Gilbert Mitterrand, Henri Leclerc, Dominique Lefebvre, Renée Le Mignot (MRAP), Sid Ahmad Ghozali, ancien premier ministre d’Algérie, Giulio Terzi, ancien ministre Italien des Affaires étrangères, Michel Kilo, une figure de l’opposition syrienne, Marzieh Babakhani, du Conseil de direction des Moudjahidine du Peuple (OMPI), étaient au nombre des intervenant au rassemblement.
Gérard Lauton a lu une lettre des syndicats français (CFDT, CGT, FO, CFTC) au Président Hollande pour protester contre la visite d’Hassan Rohani à Paris et les violations en Iran.
Voici le texte du discours de Jacques Boutault :
« Permettez-moi de vous appeler chers amis parce que vous êtes comme nous, comme moi, amis de la liberté, amis de la démocratie, amis des droits de l’homme. En ce jour, je vous l’avoue, j’ai un petit peu honte pour mon pays. Honte que pour des intérêts simplement commerciaux, pour la vente de 144 airbus et alors même que l’encre n’est pas sèche sur le traité de non-prolifération nucléaire, uniquement pour des intérêts économiques et commerciaux, la France renie être la patrie des droits de l’homme et des citoyens, en accueillant Rohani comme un chef d’Etat avec tous les honneurs.
Ce n’est pas le représentant du peuple mais le représentant des mollahs. Le peuple c’est vous, c’est le conseil national de la résistance iranienne. Je suis à vos côtés pour m’insurger contre les exécutions, les mises à mort sommaires, pour des raisons souvent futiles, de fausses raisons, contre les opposants au régime des mollahs.
Je dois dire aussi que je suis très sensible au condition de vie aujourd’hui à Téhéran en matière de pollution qui porte atteinte à la santé des Téhéranais. C’est aussi un sujet sur lequel si on était conscient des difficultés du peuple, de la façon dont il vit, de ses droits et de ses conditions d’existence et bien le régime des mollahs se pencherait, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons continuez la lutte, nous sommes, nous représentants du peuple français, à vos côtés.

