CNRI – La première chaîne de la télévision d’Etat en Iran a diffusé un reportage sur la participation du leader de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, à une conférence qui a eu lieu le 9 avril au siège du Parlement européen à Bruxelles.
Ce reportage a été diffusé dans le cadre de la campagne que mène le régime iranien pour diaboliser et dénigrer son opposition, le Conseil national de la Résistance d’Iran (CNRI ) et sa principale composante, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). La diffusion de ce reportage montre un changement d’attitude des médias du régime qui durant plusieurs décennies avaient toujours suivi une politique de silence vis-à-vis du l’opposition organisée et en particulier une politique d’évitement de toute mention des activités du CNRI et de l’OMPI.
Ce rapportage de la télévision iranienne contenait des images montrant un grand nombre d’eurodéputés de différents groupes politiques et notamment des responsables du Parlement européen accueillir Maryam Radjavi avant la conférence qui a eu lieu le 9 avril, au siège du Parlement européen à Bruxelles
Le PE a adopté 3 avril une résolution dans laquelle la situation des droits de l’Homme en Iran a été critiqué de façon assez modérée. Cette résolution a provoqué une réaction hostile et hystérique du régime des mollahs au plus haut niveau.
Maryam Radjavi, invitée d’honneur de la conférence, a déclaré dans son discours : « Les droits de l’Homme sont en effet le talon d’Achille ce de régime pour qui une concession dans le domaine des droits de l’Homme serait cent fois plus dangereux qu’une concession dans le domaine nucléaire ».
Un certain nombre de responsables du régime iranien, notamment le ministre soi-disant «modéré» des Affaires étrangères, le Président du Majlis, le président de la commission de sécurité et des renseignements du Parlement, le chef de la cérémonie du prière du vendredi à Téhéran et de nombreux députés du régime ont attaqué l’UE depuis l’adoption de la résolution du Parlement européen sur l’Iran. Dans cette résolution, les eurodéputés avaient demandé que lors des discussions nucléaires en cours, les violations des droits de l’Homme et le comportement antidémocratique du régime iranien fassent partie des sujets de discussion avec l’Iran

