CNRI – Rayhaneh Jabbari, une décoratrice de 26 ans, risque une exécution imminente en Iran. Elle a déjà passé sept années derrière les barreaux, accusée d’homicide à l’encontre d’un homme, Moryeza. Elle clame toutefois son innocence et affirme avoir agi en légitime défense face à son agresseur.
Morteza, qui a l’âge de son père et a été un anciens agent des services du Renseignement iranien, s’était présenté à son bureau et avait tenté de la violer. Face à la violence de son agresseur elle a usé d’un couteau qui a mis fin à ses jours.
Arrêtée et interrogée sous la torture, des confessions lui ont été arrachées pour avouer un « crime prémédité pour motif politique ». Les agents du régime ont trouvé sur les lieux du jus de fruits contenant de l’anesthésique, apporté par Morteza.
Une codétenue a plus tard affirmé avoir vu Rayhaneh avec de nombreuses traces de torture sur son corps et qu’elle lui avait dit avoir été contrainte par la force à confesser d’un crime politique.
La mère de Rayhaneh, une actrice qui enseigne le théâtre, a lancé un appel à la conscience internationale et les défenseurs des droits de l’homme pour d’intervenir en faveur de sauver sa fille innocente.
Son avocat, A. Khorramshahi, a fait savoir que la sentence de mort a été finalisée et envoyée pour confirmation finale et mise à exécution.

