CNRI – Le religieux Movahedi Kermani, imam de la prière du vendredi à Téhéran, a mis en garde sur la situation explosive de la société en Iran.
» L’écart entre les classes est un phénomène très dangereux, il faut le réduire », a-t-il déclaré. « Le gouvernement et le Parlement doivent se pencher efficacement sur cette question.
Cet écart entre les revenus est incroyable. Il y a ceux qui ont des revenus astronomiques, d’autres qui ont des revenus misérables. Pourquoi cette différence? Le Parlement doit agir. On ne peut pas accepter que l’intégralité du budget du pays soit avalé par les gros morceaux et qu’on vienne ensuite se lamenter qu’on n’a pas de budget », a-t-il ajouté.
Auparavant les médias du régime avait révélé que quelques 40 milliards de dollars n’avaient pas été remboursés par les « les gros morceaux » aux banques iraniennes.
Le procureur général du régime, Mohsen Eje’i avait déclaré le 30 janvier 2014 : « En mars 2011 les prêts non remboursés des banques iraniennes s’élevaient à 50.000 milliards de tomans (20 milliards de dollars), aujourd’hui ils ont doublé. Récemment il est apparu qu’un individu avait fait un emprunt de 8000 milliards de tomans (3 milliards $) et ne l’a pas remboursé. Malgré tout, les responsables n’ont pas porté plainte à son encontre », a-t-il expliqué.
Pour sa part Seraj, le directeur de l’Organisation des inspections générales, avait révélé : « Il y a quelque 100 000 milliards de tomans d’arriérés bancaires, dont 80 % se trouvent aux mains de 30 personnes, et les banques s’abstiennent de porter plainte à leur rencontre. »

