vendredi, décembre 2, 2022
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Iran : Un prisonnier politique, lance une grève de la faim contre les pressions inhumaines

Reza Jochan, jeune prisonnier politiqueCNRI – Reza Joshan, prisonnier politique en Iran, a lancé une grève de la faim le 21 juillet pour protester contre les conditions de détention intolérables et médiévales dont il fait l’objet.

Agé de 25 ans, il a été arrêté à son domicile le 1er décembre 2009 lors d'un raid des agents du ministère du Renseignement (le VEVAK). Il avait d'abord été transféré à la section des gardiens de la révolution à la prison d'Evine de Téhéran, où il a passé deux mois, après quoi il a été transféré à la section 4. Le 7 décembre, les agents du VEVAK avait de nouveau attaqué son domicile pour arrêter sa mère, Mme Zahra Assadpour Gordji. Elle a d'abord été emmenée à Evine à la section des Gardiens de la Révolution et mise plusieurs semaines à l'isolement. Elle a été soumise à des interrogatoires ainsi qu’à des tortures physiques et psychologiques. Elle a ensuite été transférée à la prison de Gohardacht à Karadj.

Zahra Assadpour Gordji et sa fille, Fatemeh Jochan, avaient déjà été arrêtées pour avoir rendu visite à leurs proches à la Cité d'Achraf, en Irak. Elles avaient passé16 mois à la prison de Gohardacht, au terme desquels elles avaient été libérées. Le 8 février 2010, elles ont été condamnées au tribunal par le juge Assef Hosseini, à un an de prison dans la ville de Zandjan et à quatre ans d'exil au village de Qilar près de Zandjan.

Voici le texte du communiqué de Reza Joushan concernant sa grève de la faim à durée indéterminée :

Moi, Reza Joushan, fils de Mohammad Salam, emprisonné à la section 17, suis privé de visites et de contacts téléphoniques depuis le 10 avril 2010.
J’ai entamé une grève de la faim pour les raisons suivantes :

1. Avenir incertain et incapacité d’être transféré dans la section générale.
2. Déni du droit de contacter et de rencontrer ma mère, Mme Zahra Assadpour Gordji, fille de Habibollah, actuellement incarcérée dans la section des femmes.
3. Manque de possibilité de voir et de contacter par téléphone ma famille qui vit hors de prison.

Il s’agit de trois exemples de droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. J'ai également entamé cette grève de la faim car, si je vous ai écrit à plusieurs reprises (à Guerami, le directeur de la prison), je n'ai pas reçu de réponses. Par conséquent, à compter d'aujourd'hui, je vais mettre en jeu ma santé physique et psychologique, avec une grève de la faim indéfinie jusqu'à nouvel avis. Il est clair que si les conditions ci-dessus ne sont pas satisfaites, je poursuivrai ma grève.

Reza Joshan, prisonnier politique.

 

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