samedi, février 4, 2023
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Iran : Téhéran a fait beaucoup de bruit autour d’une directive datant de plus d’un an

 CNRI – Le régime des mollahs a annoncé une nouvelle directive judiciaire interdisant l’exécution de délinquants mineurs pour des crimes de drogue, mais conservant la peine capitale pour les individus reconnus coupables d’homicide.

 

Hossein Zabhi, le Procureur général adjoint, a annoncé que les juges devaient toujours prononcer des condamnations à mort pour des enfants reconnus coupables d’homicide si la famille de la victime refusait une compensation financière.

« La nouvelle directive interdit l’exécution de délinquants mineurs seulement s’ils ont commis des délits liés aux stupéfiants passibles de la peine de mort », dit Zabhi. « Nous ne pouvons pas refuser à une victime de la famille le droit de demander la loi du Talion. »

Cela fait plus d’un an que la directive a été promulguée. Zabhi mais n’a pas expliqué pourquoi il a fallu si longtemps au régime pour l’annoncer.

Mohammad Mostafa’i, un avocat qui a travaillé sur une campagne contre l’exécution des mineurs, se félicite de la nouvelle directive, mais estime qu’elle n’est pas suffisante.

« Les défenseurs des droits humains n’abandonneront pas la lutte tant que l’exécution des jeunes de moins de 18 ans ne sera pas tout à fait abolie en Iran », a-t-il dit.

Mostafa’i dit que l’Iran a signé deux conventions internationales interdisant la peine capitale pour des crimes commis avant l’âge de 18 ans, mais que la pratique continue.

Il n’y a pas eu un seul dossier lié à la drogue parmi les jeunes pendus par le régime l’année dernière. Il est donc difficile de croire que la nouvelle directive servira à de futures victimes.

La raison pour laquelle cette mesure prise il y a longtemps est rendue publique maintenant n’est pas connue ; mais elle survient alors que les discussions battent leur plein sur les violations des droits de l’homme en Iran à la session actuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cependant l’organisme international, comme il l’a fait ces dernières années, traitera avec sévérité la répression du peuple iranien par le régime des mollahs. L’Assemblée générale des Nations unies a condamné à maintes reprises les mollahs pour leurs violations des droits de l’homme.