CNRI – Mgr Jacques Gaillot, Evêque et grande figure humaniste, a donné le 2 octobre une interview sur Radio Enghien à propos de plusieurs sujets. L’un d’entre eux concerne la Cité d’Achraf :
Radio Enghien : Nous nous sommes rencontré hier à Paris. Vous étiez là pour soutenir la résistance iranienne. La Résistance iranienne a une base arrière à la Cité d’Achraf en Irak. Comme le disait Lord Johnston qui est décédé et qui a toujours soutenu la résistance iranienne, il préférait la morale politique à la real politique.
Aujourd’hui le gouvernement irakien donne six mois pour fermer la base d’Achraf où les Moudjahidine du peuple, la résistance, des femmes et des hommes qui se battent, des progressistes qui se battent pour une démocratie en Iran risquent de se retrouver expulsés vers l’Iran.
Alors vous étiez là pour les soutenir et je sais que vous avez toujours été présents lorsqu’ils avaient besoin de vous.
Mgr Gaillot : bien sûr, parce que ces Iraniens sont menacés. Dans leurs familles, leurs amis, il y a eu beaucoup de tués, vous savez. Et donc ils sont en exil et ils veulent un rétablissement démocratique un jour dans leur pays.
Alors il y a en Irak à la Cité d’Achraf 3500 à 4000 Iraniens, dont mille femmes, qui travaillent et qui se sont bien installés. La population d’Irak les estime beaucoup et les défend et ils ont la protection de la convention de Genève de 1951. Donc c’est l’armée américaine qui doit les défendre.
Or aujourd’hui on voudrait repasser le bébé, si je puis le dire, au gouvernement irakien et les mollahs font pression pour qu’on les expulse en Iran. Evidement s’ils étaient en Iran, ils connaîtraient la prison, ils connaîtraient un sort terrible. Donc il faut empêcher ça. Et nous luttons comme nous le pouvons auprès des instances internationales pour qu’on protège cette population d’Achraf.
Je suis allé à Genève, où il y a un sit-in depuis plus d’un mois tous les jours sur la place des Nations, devant le palais des Nations Unies. Tous les jours il y a une centaine d’Iraniens qui sont là et qui demandent qu’on n’oublie pas la protection de la population d’Achraf.

