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Rapport en direct – Briefing : Options politiques pour contrer la menace iranienne croissante

Mercredi, le bureau du représentant du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) aux Etats-Unis a organisé une conférence de presse pour discuter des options politiques pour contrer la menace iranienne croissante. Le bureau de représentation du CNRI a également présenté son livre récemment publié « IRAN : IRGC’s Rising Drone Threat ; A Desperate Regime’s Ploy to Project Power, Incite War ». Des experts et des hommes politiques américains de renom ont assisté à cet événement. Cette page sera mise à jour avec les dernières interventions sur cet événement.

Alireza Jafarzadeh, directeur adjoint de la coalition du CNRI - Bureau de représentation aux Etats-Unis, Washington, DC
Alireza Jafarzadeh, directeur adjoint de la coalition du CNRI – Bureau de représentation aux Etats-Unis, Washington, DC

Alireza Jafarzadeh
Nous révélons pour la première fois l’existence de plusieurs sociétés écrans des Gardiens de la Révolution (pasdaran) qui gèrent le programme de drones du régime. Ces sociétés ont des noms civils, mais sont au service des pasdaran. Elles fournissent des pièces et des accessoires pour le programme de drones. Elles font ce que les pasdaran ne peuvent pas faire eux-mêmes. Elles aident les pasdaran à contourner les sanctions. C’est un réseau de contrebande.

Nous devons faire preuve de fermeté à l’égard de ce régime. Il ne faut lui accorder aucun allègement des sanctions. Il est impératif de rétablir toutes les résolutions du CSNU.

Sen. Joe Lieberman, Sénateur américain (1989-2013)
Sen. Joe Lieberman, Sénateur américain (1989-2013)

Sen. Joe Lieberman
Nous avons la menace permanente du terrorisme contre les États-Unis, y compris le terrorisme d’État de la République islamique d’Iran.

L’opinion semble s’élever que les États-Unis tentent de se retirer des lignes de front du Moyen-Orient. Je pense que c’est une erreur, non seulement au regard de nos principes et de nos valeurs, mais aussi parce que nous sommes très engagés au Moyen-Orient aujourd’hui.

Cela suscite l’inquiétude de nos alliés dans la région qui pensent qu’ils ne peuvent pas compter sur nous.

Les États-Unis font fausse route dans leurs efforts à Vienne pour réintégrer le JCPOA. Ils sont bien intentionnés, mais ils ne répondent pas aux réalités de ce que fait l’Iran à Vienne ou dans le monde. Elles sont très risquées.

Il est non seulement important que les États-Unis durcissent leur position, qu’ils se retirent des négociations telles qu’elles se déroulent actuellement, mais aussi qu’ils s’orientent vers un endiguement et des contraintes accrus à l’encontre du régime.

La meilleure occasion de contrecarrer les impressions laissées par le retrait d’Afghanistan est de se montrer plus ferme à l’égard de l’Iran pour dire à nos alliés du Moyen-Orient : « nous sommes avec vous ».

À ceux qui nous défient, cela signifiera que non seulement les États-Unis suivent leurs principes, mais que nous sommes prêts à nous lever, à être forts et à nous battre pour eux.

Nous devons changer de cap vis-à-vis de l’Iran, non seulement pour limiter ses menaces, mais aussi pour profiter de cette occasion pour dire à nos amis et à nos ennemis que nous sommes prêts à être fermes.

Le régime des mollahs revient maintenant à la table des négociations sur le JCPOA, mais il a les mains sales. C’est un régime qui a imprudemment violé les termes les plus importants du JCPOA. Certaines exigences étaient imposées à l’Iran et il les a enfreintes, notamment l’enrichissement de l’uranium.

Sen. Joe Lieberman, Sénateur américain (1989-2013)
Sen. Joe Lieberman, Sénateur américain (1989-2013)

Ils ont continué à être agressifs au Moyen-Orient.

Le régime au pouvoir en Iran est devenu plus totalitaire l’année dernière avec la présidence d’Ebrahim Raïssi. Il devrait être au tribunal de La Haye plutôt qu’au bureau du président.

Le régime iranien exécute plus de personnes par habitant que tout autre pays. L’Iran continue de condamner à la peine capitale les dissidents politiques et les minorités ethniques et religieuses.

C’est un régime barbare et cruel qui ne comprend pas ce que nous entendons par « État de droit ».

Il est temps de mettre un terme à ce jeu qu’ils jouent avec nous, qui est dangereux et leur donne le temps de développer leur programme nucléaire.

Amb. Robert Joseph, sous-secrétaire d'Etat pour le contrôle des armes et la sécurité internationale (2005-2007)
Amb. Robert Joseph, sous-secrétaire d’Etat pour le contrôle des armes et la sécurité internationale (2005-2007)

Amb. Robert Joseph :
Nous nous rencontrons à un moment crucial concernant l’avenir de la dictature théocratique au pouvoir en Iran. L’administration Biden continue de chercher à obtenir un accord lors de n’importe quel pourparler malgré les propos musclés de l’Iran.

L’administration semble être enthousiaste à l’idée de payer un prix fort pour un mauvais accord. Et plus le prix sera élevé, plus le régime disposera de ressources pour son programme nucléaire, le terrorisme dans la région et la répression contre son propre peuple.

La bonne décision, tant sur le plan politique que sur celui moral, est de soutenir le peuple iranien dans sa lutte pour la liberté et la démocratie.

Ce régime déplorable veut que le monde se concentre sur les négociations du JCPOA pour se donner un sentiment de légitimité et détourner l’attention de sa situation intérieure critique.

Le rapport publié aujourd’hui fournit une multitude d’informations sur le programme de drones des mollahs.

Ayant perdu toute légitimité, le régime voit sa survie dans l’exportation de son idéologie à l’étranger.

Alors que l’administration Biden poursuit une tentative chimérique de rétablir l’accord de 2015, nous devons réfléchir aux conséquences, notamment celle de fournir des milliards de dollars de ressources au régime.

Amb. Robert Joseph, sous-secrétaire d'État pour le contrôle des armements et la sécurité internationale (2005-2007)
Amb. Robert Joseph, sous-secrétaire d’État pour le contrôle des armements et la sécurité internationale (2005-2007)

Le JCPOA a été conçu comme un moyen de renforcer la faction dite modérée du régime.

Nous savons maintenant ce qu’il est advenu de la manne qui a été fournie au régime. L’Iran a utilisé l’argent pour acheter des drones, des missiles et financer ses mandataires inféodés dans la région.

Le choix de Raïssi indique la faillite morale des mollahs.
Le peuple iranien a vu son pays bien-aimé devenir une prison pour ceux qui sont à l’intérieur et un paria pour ceux qui sont à l’extérieur.

Nous pouvons poursuivre des politiques malavisées qui soutiennent les oppresseurs, ou nous pouvons aider le peuple iranien à se dresser contre ses oppresseurs. Complaire avec un régime voyou est le mauvais choix. Le bon choix est consiste à soutenir la Résistance à ce régime.

David Shedd, directeur par intérim de la Defense Intelligence Agency (2014-2015)
David Shedd, directeur par intérim de la Defense Intelligence Agency (2014-2015)

David Shedd
Depuis 1979, le régime des mollahs a une définition très large de ce qu’il croit être une politique étrangère en étant constamment sur l’offensive. Il est prêt à aller n’importe où et n’importe quand, et son influence est omniprésente. Il s’en prend à toute personne qui exprime une dissidence. Ils continuent de cibler les dissidents à l’étranger, les journalistes, et il n’y a pas de fin en vue.

Je trouve qu’il n’y a aucun signe de diminution de leur intention de s’en prendre à ceux qui s’opposent au régime et s’expriment. L’élection frauduleuse de Raïssi et le rôle de Khamenei dans le soutien de cette élection ne feront que renforcer la ligne radicale dans sa traque contre l’opposition à l’étranger. Il n’y a pas de limite à ce qu’ils peuvent utiliser comme outils dans leur kit pour y parvenir.

1-L’utilisation asymétrique de la technologie s’applique à l’Iran : Le programme de drones est un exemple de technologie asymétrique qu’ils peuvent utiliser.

2 – Internet : la capacité de l’Iran à utiliser Internet comme moyen de cibler les gens par des tentatives d’hameçonnage ou des actions perturbatrices. Ils s’en prennent à leurs adversaires à cet égard.

3 – Leur propension à conclure des accords avec nos adversaires.

David Shedd, directeur par intérim de la Defense Intelligence Agency (2014-2015)
David Shedd, directeur par intérim de la Defense Intelligence Agency (2014-2015)

Comment réagir ? La dernière chose à faire est d’enlever le pied de la pétale proverbiale de la pression sur le régime. Il est faux de penser qu’une quelconque levée des sanctions à l’encontre de Téhéran entraînera une réponse positive.

Deuxièmement, vous devez soutenir l’opposition interne. C’est l’occasion pour l’administration Biden de soutenir l’opposition internationale.

Troisièmement, il faut utiliser les forums internationaux, avec les États-Unis en tête, pour maintenir les questions de Droits de l’Homme au premier plan.

Matthew Kroening, PhD, politologue américain et stratège en sécurité nationale
Matthew Kroening, PhD, politologue américain et stratège en sécurité nationale

Matthew Kroening
Les drones constituent une véritable menace au Moyen-Orient. L’Iran utilise la prolifération des drones pour atteindre ses objectifs dans la région et la déstabiliser.

Lorsque nous réfléchissons à la concurrence mondiale entre la démocratie et l’autocratie, nous devons nous concentrer davantage sur Téhéran.

La politique étrangère agressive des mollahs a dressé le monde contre lui. Le régime consacre également beaucoup de ressources à la répression du peuple iranien.

Il s’agit d’un conflit entre le régime actuel en Iran et le reste du monde.

Matthew Kroening, PhD, politologue américain et stratège en matière de sécurité nationale
Matthew Kroening, PhD, politologue américain et stratège en matière de sécurité nationale

En ce qui concerne le défi nucléaire, tout d’abord, l’Iran est sur le point de se doter de l’arme nucléaire. À l’heure actuelle, les experts ont estimé que le temps de percée de l’Iran s’est réduit à trois semaines. C’est la pire position dans laquelle nous ayons jamais été.

Pourquoi nous soucions-nous d’un Iran doté de l’arme nucléaire ? Cela peut entraîner une prolifération nucléaire dans la région. S’il possède des armes nucléaires, il s’engagera dans des politiques plus agressives dans la région. Et cela peut déclencher une guerre nucléaire.

C’est un sujet sur lequel ils travaillent depuis plus de 20 ans. Ils ont négocié le JCPOA de manière à pouvoir poursuivre leur programme. Nous devons rester concentrés sur le problème, à savoir Téhéran.

Que faire à ce sujet ? Nous devons exercer une pression plus forte. Le régime doit comprendre que s’il maintient sa posture actuelle, il y aura des conséquences. Il est important de soutenir les aspirations démocratiques du peuple iranien. Et enfin, nous devons garder l’option militaire sur la table, en dernier recours, pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

Notre objectif est d’avoir, un jour, un meilleur gouvernement en Iran.

Jonathan Ruhe, Directeur de la politique étrangère de JINSA
Jonathan Ruhe, Directeur de la politique étrangère de JINSA

Jonathan Ruhe
En utilisant des drones dans la région, l’Iran tente de projeter sa force à l’étranger et de compenser ses faiblesses à l’intérieur du pays. Les drones du type de ceux que l’Iran utilise pour ses attaques sont souvent considérés comme le missile de croisière du pauvre.

L’Iran a amélioré ses capacités en matière de drones et de missiles au cours des cinq années pendant lesquelles il a bénéficié des avantages de l’accord nucléaire. Il utilise de plus en plus de drones et de missiles en essaims mixtes.

La capacité de l’Iran à faire proliférer ces capacités dans la région est également importante. Il encercle le Moyen-Orient avec des champs de tir qui se chevauchent. Il faut avoir une perspective à 360°, ce qui complique la défense aérienne.

Le troisième problème est le manque de profondeur de la défense des États-Unis et de leurs alliés dans la région.

Les drones iraniens deviennent des armes d’efficacité massive. L’attaque de l’installation saoudienne d’Abqaiq a été la preuve de concept de l’Iran concernant sa capacité en matière de drones. Cette attaque aurait pu être bien plus grave. Depuis cette attaque, nous avons vu les drones devenir un élément central de la projection de puissance de l’Iran dans la région.

Aujourd’hui, l’Iran utilise des drones dans 60 % de ses attaques au Moyen-Orient.
Nous devons appliquer de véritables sanctions contre les capacités de l’Iran à se procurer le matériel nécessaire à ces activités.