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Président de la commission des affaires étrangères du CNRI : Les frappes aériennes ne suffiront pas à faire tomber Téhéran ; seul un soulèvement populaire peut mener à la libération de l’Iran

Le président de la commission des affaires étrangères du CNRI, Mohammad Mohaddessin, s’exprime lors d’une conférence de presse à Paris le 12 mars 2026.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 12 mars 2026, Mohammad Mohaddessin, président de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a présenté une feuille de route stratégique pour la libération de l’Iran. Il a affirmé que si la pression militaire extérieure a ébranlé le régime clérical, le coup de grâce doit venir du peuple iranien et de sa résistance organisée. S’exprimant le douzième jour du conflit actuel, Mohaddessin a souligné que la mort d’Ali Khamenei, le 28 février, a créé un vide irréparable au cœur de la dictature. Il a toutefois averti que les frappes aériennes à elles seules ne sauraient démanteler le vaste appareil répressif qui continue de tenir la nation en otage.

Mohaddessin a décrit un climat intérieur marqué par une « intimidation de type militaire », où le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déployé des armes lourdes sur les places publiques pour étouffer toute dissidence. Il a cependant insisté sur le fait que le régime se trouve dans une impasse totale, craignant que la colère sociale latente ne se mêle inévitablement à l’activité intense des Unités de résistance sur le terrain. Mohaddessin a clairement indiqué que le peuple iranien ne souhaite pas un retour en arrière, critiquant vivement la récente tentative d’instaurer une « monarchie héréditaire de type médiéval » par la nomination de Mojtaba Khamenei. Il a constaté que cette transition a déjà engendré de fortes tensions au sein même du régime, prouvant ainsi que les mollahs n’ont aucun avenir viable.

Tourné vers un avenir démocratique, Mohaddessin a réaffirmé le rôle du gouvernement provisoire annoncé par le CNRI le 28 février. Guidé par le Plan en dix points de Maryam Radjavi, cet organe est prêt à gérer une période de transition de six mois afin de transférer la souveraineté au peuple par le biais d’élections libres et équitables. Le président de la commission des affaires étrangères du CNRI a appelé la communauté internationale à reconnaître le droit fondamental du peuple iranien à résister au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), soulignant qu’une véritable stabilité dans la région ne peut être atteinte que par une révolution démocratique interne.

Déclarations importantes du président

Concernant les limites de la campagne militaire actuelle, Mohaddessin a rappelé que la guerre de douze jours en juin et le conflit actuel ont démontré que les bombardements, à eux seuls, ne peuvent renverser le régime. Il a affirmé que même avec 50 000 soldats armés sur le terrain, le soutien du peuple iranien et un soulèvement populaire demeurent les éléments essentiels à la victoire.

Il a par ailleurs observé que le régime est profondément préoccupé par la situation explosive au sein de la société, notamment par l’émergence d’un soulèvement mené conjointement par les Unités de résistance. Abordant la crise de leadership, il a fait remarquer que la nomination de Mojtaba Khamenei transforme de facto la dictature religieuse en une monarchie héréditaire, une mesure que le peuple iranien a déjà rejetée en scandant « Mort à l’oppresseur, qu’il soit Shah ou Guide suprême !» Concernant le calendrier du changement, il a conclu que, même s’il est impossible de prédire un nombre précis de mois, la dynamique actuelle constitue la voie inéluctable pour renverser le régime.

La conférence de Paris a été couverte par les principales agences de presse internationales. Reuters a publié un reportage détaillé sur l’analyse stratégique de Mohaddessin, mettant l’accent sur son affirmation selon laquelle un soulèvement populaire est la seule voie réaliste pour renverser le pouvoir clérical.

L’Agence France-Presse (AFP) a détaillé comment la nomination de Mojtaba Khamenei a de facto transformé le régime clérical en une « monarchie héréditaire » soutenue par les Gardiens de la révolution, mettant en lumière les preuves, fournies par le CNRI, de dissensions et de frictions importantes au sein de l’Assemblée des experts lors de la succession.

Le Times a quant à lui souligné l’affirmation de Mohammad Mohaddessin selon laquelle même une force terrestre conséquente de 50 000 soldats nécessiterait le soutien crucial d’un soulèvement populaire interne pour parvenir à une transition du pouvoir durable.