CNRI – Le 16 juillet, une conférence de presse à l’Assemblée nationale a rendu public le soutien d’une majorité de députés à la Troisième Voie de Maryam Radjavi, à savoir un changement démocratique en Iran.
Invitée d’honneur à cette réunion présidée par le député Jean-Pierre Brard, la présidente élue de la Résistance iranienne a prononcé un discours. Une délégation parlementaire britannique, des personnalités politiques et juridiques et de nombreux députés français ont assisté à la conférence.
CNRI – Le 16 juillet, une conférence de presse à l’Assemblée nationale a rendu public le soutien d’une majorité de députés à la Troisième Voie de Maryam Radjavi, à savoir un changement démocratique en Iran.
Invitée d’honneur à cette réunion présidée par le député Jean-Pierre Brard, la présidente élue de la Résistance iranienne a prononcé un discours. Une délégation parlementaire britannique, des personnalités politiques et juridiques et de nombreux députés français ont assisté à la conférence.
Voici l’intervention de Mme Radjavi :
Je suis heureuse de me trouver parmi des élus du peuple français. Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue aux honorables parlementaires britanniques présents à notre réunion.
Monsieur le Président,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier vous et tous les députés, pour ce livre précieux de soutien de la majorité des députés français à la Résistance iranienne pour l’instauration de la liberté et de la démocratie en Iran.
La déclaration de la majorité des députés français met l’accent sur les violations des droits de l'homme en Iran.
Cette déclaration confirme trois points : D’abord, que le régime des mollahs n’a pas de légitimité. Ensuite, que le régime iranien fait peser des menaces croissantes sur la paix et la sécurité dans le monde. Et enfin, qu’il existe une solution à la crise iranienne.
Cette déclaration est un manifeste pour empêcher le fascisme religieux d’obtenir la bombe atomique, pour empêcher l'intégrisme islamiste et le terrorisme de se développer, Et pour empêcher une nouvelle guerre dans la région. Cette initiative marque la naissance d'une nouvelle vision politique de la France qui veut jouer un rôle sérieux face à la plus grande crise internationale.
En insistant sur la nécessité d'un changement démocratique en Iran, vous avez dit, je cite : « Les pressions et les restrictions imposées à l’opposition, en tant que volet indissociable de la politique de complaisance, ont pratiquement bloqué la voie à ce changement démocratique.» Vous avez absolument raison et il est temps aujourd’hui de lever ces barrages.
Pendant des années, à la demande du régime des mollahs, l’Europe a collé à la principale organisation de la résistance une étiquette de terroriste. De cette façon, elle a imposé de nombreuses limitations à la résistance. Elle a donné aux mollahs une justification pour réprimer davantage et exécuter les opposants.
Sous prétexte de la liste du terrorisme ils ont préparé le terrain à une catastrophe humanitaire contre les résistants iraniens à la cité d'Achraf en Irak. Heureusement l'OMPI bénéficie d'un vaste soutien du peuple irakien et en juin dernier, dans une déclaration, 3 millions de chiites irakiens ont rejeté l'étiquette de terrorisme collée à l'OMPI en dénonçant l'intervention du régime iranien en Irak. Sous prétexte de la liste du terrorisme des dossiers judiciaires ont été montés contre la résistance.
Mais aujourd’hui, toutes ces accusations ont été annulées par des tribunaux compétents.
En décembre 2006, la Cour européenne de Justice a annulé la décision du Conseil de l’Union européenne d’inscrire l’OMPI sur la liste du terrorisme. En Grande-Bretagne, 35 parlementaires ont défié en justice le ministre de l’Intérieur. Après l’examen des documents publics et confidentiels le tribunal a annoncé que l’OMPI n’est pas impliqué dans le terrorisme.
Le tribunal a annoncé que le refus du ministre de l’intérieur de retirer l’OMPI de la liste noire était pervers et illégal. Puis, dans une décision historique, les deux chambres du parlement britannique ont approuvé le retrait de l’OMPI de cette liste.
Par ailleurs, nous avons des informations indiquant que le régime des mollahs fait tout ce qu’il peut pour empêcher l’Union européenne de supprimer l’OMPI de la liste du terrorisme. Mais en fait, en ce qui concerne l’OMPI, la liste du terrorisme n’a plus de valeur légale.
Les jugements des tribunaux, les déclarations signées par deux mille parlementaires d’Europe, les décrets des Chambres du parlement britannique et les avis juridiques rédigés par les plus éminents juristes européens ont totalement rejeté l’étiquette du terrorisme collée aux Moudjahidine. Les mollahs doivent savoir que ces jugements sont définitifs. Le monde a témoigné de la juste cause de la Résistance iranienne. L’étiquette du terrorisme ne sert plus à rien contre l’OMPI, et personne ne lui accorde la moindre valeur.
Les partisans de la complaisance dans l’Union européenne doivent aussi savoir que plier aux demandes du fascisme religieux va les couvrir de honte et de déshonneur. Nous disons à tous ceux qui veulent tirer profit de l'étiquette de terrorisme contre l’OMPI que nous les retrouverons au tribunal. C’est la justice qui dénoncera vos mensonges.
Et aujourd’hui, vous, parlementaires français, vous prenez l’initiative d’une politique totalement nouvelle vis-à-vis du régime iranien qui représente la plus grande crise mondiale. Un régime qui menace directement la paix et la sécurité internationale et qui est le principal exportateur de l'intégrisme et du terrorisme dans le monde.
Vous soutenez un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance à la place de la complaisance ou d’une intervention militaire étrangère. Le changement démocratique, est la seule manière d’empêcher une guerre catastrophique ou peut-être mondiale. Les gouvernements européens doivent écouter la mise en garde des parlementaires français aujourd’hui.
Ce régime est incapable de reculer de ses positions. Vous pouvez lui donner toutes les concessions possibles, il ne pourra pas changer d’attitude. Car changer d’attitude pour les mollahs, signifie être renversés. L'Europe doit tirer les leçons du passé.
Pendant cinq ans, il y a eu 15 séries de négociations avec le régime iranien. Toutes sortes de paquets incitatifs ont été offerts aux mollahs mais dans la pratique, on a vu que seule l’arme nucléaire satisfait l'ambition extrême des mollahs. Le régime a répondu à ces offres en tirant des missiles de deux mille kilomètres de portée.
Le temps est venu pour l’Union européenne de se mettre aux côtés du peuple iranien et de ses aspirations démocratiques au lieu de rechercher le compromis avec le fascisme religieux.
Car pour l’Iran de demain, la Résistance prône une république pluraliste, la démocratie, la laïcité, la coexistence pacifique avec tous les pays, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’abolition de la peine de mort.
La France a une lourde tache à la présidence de l'Union Européenne. La France est devant un choix. D'un côté la poursuite de la politique de complaisance et la reddition devant le fascisme religieux en acceptant les mollahs armés de la bombe atomique. Et de l’autre côté, c'est le leadership des pays européens qui respecte l'état de droit en écartant les obstacles sur la voie de la résistance et en adoptant une politique de fermeté vis-à-vis des mollahs en soutenant un changement démocratique en Iran.
Votre déclaration reflète la voix authentique du peuple français. Comme le rassemblement de 70.000 Iraniens, il y a deux semaines à Villepinte, qui a démontré les aspirations du peuple iranien. Ce rassemblement, tout comme votre déclaration, était l'écho de la voix du peuple d'Iran pour la liberté. L'écho des cris des femmes iraniennes lapidées, torturées et humiliées et des mineurs exécutés. Leur cri démontre la détermination du peuple iranien à renverser le régime des mollahs. Le gouvernement français et l'Union européenne doivent entendre ces voix.

