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Le syndrome de l’apaisement avec l’Iran d’Obama

Par Tom Tancredo, membre du congrès (1999 à 2009), co-président du Team America PAC et président de la Fondation Rocky Mountain

Townhall.com, 30 août – Qualifier l’approche du Président Obama vis-à-vis de l’Iran de « mauvaise politique » ressemble à appeler un œuf pourri une omelette ratée.[…] Cependant, c’est dans son traitement de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), le mouvement d’opposition iranien, que le Président Obama est le plus déconnecté de la réalité de la menace iranienne.

 L’OMPI a été placée dans la liste des organisations terroristes du Département d’Etat en 1997 par l’administration Clinton comme une concession a régime islamiste. Il s’agissait d’une condition exigée par les mollahs au pouvoir à Téhéran parce qu’ils détestaient et craignaient l’OMPI. Des milliers de membres de l’OMPI ont été tués par le régime. Téhéran mène un déluge de propagande constante à l’encontre de l’OMPI et des millions de dollars sont dépensés pour chercher à se défendre contre l’OMPI dans les pays occidentaux.

En reconnaissance du caractère modifié et démocratique de l’OMPI, aussi bien la Grande-Bretagne que l’Union européenne ont retiré l’OMPI de leurs listes terroristes. La liste des experts américains en politique étrangère appelant à la radiation de l’OMPI de la liste est impressionnante : un ancien ministre de la Justice, deux anciens ambassadeurs des Etats-Unis à l’ONU, un ancien directeur du FBI ainsi qu’un ancien secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure, pour n’en nommer que quelques-uns. En outre, près de cent membres du Congrès ont signé une résolution demandant le retrait de l’OMPI de la liste terroriste.

Alors que le maintien de l’OMPI sur la liste noire est déraisonnable et illogique, il est étrangement en accord avec l’indignation sélective d’Obama lorsque des civils sont tués à coups de matraque par la police dans les régimes islamiques. L’absence de soutien d’Obama à l’opposition démocratique massive dans les rues de Téhéran en 2009 était choquante, mais il a bien accueilli les récents soulèvements en Egypte, en Libye et en Syrie, malgré la présence bien visible d’islamistes radicaux parmi les dirigeants de ces protestations. Obama a impliqué les forces américaines dans la tentative de renversement du dictateur Khadafi, mais il n’a pas engagé l’Amérique, son prestige et sa puissance pour aider les forces pro-démocratiques en Iran.

Quel est le fil qui relie les politiques incohérentes et étranges d’Obama ensemble ? La cohérence repose dans l’idéologie particulière qu’Obama apporte aux décisions de politique étrangère.

Le Président Obama a promis pendant sa campagne qu’une « main ouverte » serait tendue par son administration à toutes les nations, amie ou ennemie. Assez lamentablement, il tient sa promesse. Cela requiert de négliger les menaces mortelles comme celles faites par le régime iranien et d’ignorer des alliés potentiels comme l’OMPI. Cela explique également pourquoi le Président Obama ainsi que ses attributaires au Département d’Etat américain rejettent de plus fermes mesures contre l’Iran.

En clair, l’idéologie d’Obama le rend aveugle au sérieux danger qu’un Iran nucléairement armé et anti-démocratique constitue pour les Etats-Unis et nos alliés.

Il y a un besoin urgent que les Etats-Unis affrontent et s’opposent au programme terroriste iranien par le biais de fortes mesures diplomatiques et économiques. Une simple première étape pour montrer nos intentions déterminées serait de soutenir les opposants iraniens à l’intérieur du pays, une stratégie qui devrait commencer avec la levée de la marque dépassée et sans fondement de terroriste sur les Moudjahidine du Peuple.

Lorsque les forces démocratiques iraniennes à l’intérieur du pays voient que les Etats-Unis ne toléreront plus qu’une nation soutienne le terrorisme international, nous commencerons à observer cette prise despotique du régime sur son peuple se relâcher.