CNRI – Le député Gérard Charasse, coprésident du Comité parlementaire pour en Iran démocratique (CPID), a présidé une réunion à l’Assemblée nationale, fin octobre, sur la crise iranienne et le combat pour la démocratie et l’État de droit dans ce pays. Dans son intervention, le député de l’allier a déclaré:
« Des parlementaires français se battent à vos côtés et aux côtés de Mme la Présidente Radjavi depuis plus de 13 ans. Je voudrais dire combien nous avons été heureux d’apprendre la décision qui vous a lavé de toute accusation injustifiable et injustifiée. Nous en sommes heureux parce que c’est le résultat d’un combat commun, d’un combat que vous avez su mener avec une force insoupçonnée. Et vous continuez à porter votre combat qui est aussi notre combat. Et nous vous accompagnerons jusqu’à la victoire.
Bien sûr on a parlé de ces actes ignominieux qui se déroulent à l’heure actuel à Téhéran, ces attaques contre des jeunes femmes, ces attaques contre l’humanité.
Je voudrais aussi rappeler qu’il y a parmi tous ces gens qui ont lutté, des gens qui sont encore emprisonnés dans un camp qui s’appelle Liberty. Un an s’est écoulé depuis l’attaque du 1er septembre 2013 où 50 demandeurs d’asile ont été sauvagement assassinés au camp d’Achraf en Irak par les forces irakiennes, à la demande du régime iranien, et 7 personnes ont été pris en otage dont six femmes. Leur sort reste toujours inconnu.
Ils ont été la cible de plusieurs attaques qui ont entraîné le décès d’une centaine de personnes et surtout 2300 blessés.
Quant aux droits fondamentaux et au traitement humanitaire, qui sont dus à tout réfugié, ces habitants n’y ont jamais eu droit. Ils ont toujours été confrontés aux problèmes des harcèlements inhumains, ceux concernant l’accès aux soins médicaux et aux prestations de services. Ils n’ont pas de liberté de circulation et le gouvernement irakien a imposé pendant toutes ces années un blocus médical inhumain provoquant la mort de nombreux résidents des camps d’Achraf et de Liberty.
La gestion quotidienne de ce camp est toujours sous la responsabilité d’agents affiliés au cabinet de l’ancien premier ministre Nouri Al Maliki, dont certains ont été identifiés comme des éléments impliqués dans les massacres des deux camps. Sous leur supervision, les pressions qui ont été imposées aux résidents ces trois derniers mois, ont systématiquement augmenté. De même les mesures répressives se sont aggravées.
Notre comité parlementaire exhorte le nouveau gouvernement irakien de M. Al Abadi de respecter ses obligations dans le cadre du droit international et d’honorer les simples droits fondamentaux des réfugiés du camp Liberty.
Nous demandons également aux Nations unies et au gouvernement américain de garantir leurs droits, notamment de prévenir toute agression nouvelle contre le camp Liberty. Nous invitons les Nations unies à installer des observateurs permanents, ainsi qu’une force de protection de casques bleus autour du camp et à assurer la sécurité des réfugiés. Nous les invitons à mettre fin à toute restriction imposée aux résidents sur les services médicaux et sur l’utilisation des hôpitaux. Tout cela a toujours été refusé. Il faut pouvoir l’autoriser. Permettre aussi la fourniture de carburant et d’une certaine logistique. Et enfin de reconnaître le droit à la libre circulation des résidents.
Il faut aussi faire en sorte que soient retirés de la gestion du camp tous les agents reconnus pour avoir participé aux assassinats et à la répression des résidents lors des massacres. Permettre des enquêtes indépendantes par les Nations unies sur le massacre du 1er septembre 2013.
C’est pour toutes ces raisons que nous combattrons constamment vos côtés Mme la Présidente Radjavi jusqu’à notre victoire, qui sera votre victoire, celle de la Résistance iranienne, celle des Iraniens dans leur liberté et le respect de leurs droits de simples humains.

