
Par Forough Golestan
L’un des stratagèmes bien connus du régime des mollahs est la prise d’otages d’étrangers pour les utiliser comme monnaie d’échange. Depuis la prise en otage des diplomates américains en 1979 jusqu’à l’arrestation de binationaux et de citoyens européens ces dernières décennies, ce régime a maintes fois prouvé que le chantage par les otages est une composante essentielle de sa politique étrangère. L’objectif de ces actions est d’extorquer des concessions aux gouvernements occidentaux et de les contraindre à accepter des conditions qu’ils rejetteraient en temps normal.
Un exemple récent en témoigne : L’annonce de la libération d’un otage français, à peine 36 heures après la publication d’un article ignoble et calomnieux contre Maryam Radjavi dans le journal français Le Canard enchaîné.
Cette coïncidence n’a rien de fortuit. Elle démontre que le régime exige des médias et des politiciens occidentaux qu’ils participent à une campagne de désinformation contre la Résistance iranienne en échange des libérations d’otages.
L’histoire nous enseigne que chaque fois qu’un peuple a placé son espoir dans un leader ou un mouvement pour la liberté et la justice, les pouvoirs oppressifs ont systématiquement recours à la diffamation et à la destruction de sa réputation. Cette tactique, dont le but est de discréditer les leaders de la Résistance et les alternatives politiques, a été utilisée à travers les siècles contre les figures de la lutte pour la liberté.
Mais pourquoi les dictateurs et les défenseurs du statu quo recourent-ils à la calomnie et à la diffamation, plutôt que d’affronter la vérité ?
La réponse est simple : ils ont peur de la force du peuple qui soutient ces leaders.
Nelson Mandela, aujourd’hui symbole universel de la liberté, a été traité pendant des années de « terroriste » et d’« agent communiste ». Le régime de l’apartheid, appuyé par certains gouvernements occidentaux, cherchait ainsi à affaiblir le soutien populaire à sa cause et à décrédibiliser son combat.
Salvador Allende, président élu du Chili, qui entreprenait des réformes sociales, fut accusé par les élites du pouvoir d’être « alcoolique », « agent de Cuba », « faible et incapable ».
Mohammad Mossadegh, Premier ministre populaire d’Iran, qui nationalisa l’industrie pétrolière et défia l’impérialisme britannique, fut lui aussi victime d’une campagne de calomnies. Ses ennemis le qualifièrent de « marionnette des Britanniques », « agent soviétique », « fou » et « incompétent en économie ». C’est pourtant lui qui disait :
👉 « Là où la justice est en jeu, je renonce à tout. Je n’ai ni femme, ni fils, ni fille, je n’ai rien, sinon ma patrie qui est devant mes yeux. »
Aujourd’hui, c’est au tour de Maryam Radjavi, celle qui fait craindre les mollahs
Les mollahs de Téhéran rêvent d’éliminer Maryam Radjavi, comme en témoignent sa condamnation à mort et de 104 membres de la Résistance dans un simulacre de tribunal totalement illégitime. Ils ont échoué en 2018 alors qu’un diplomate du régime a tenté de faire déposer près une bombe. A défaut de pouvoir l’éliminer physiquement le régime tente par l’acharnement médiatique et calomnieuse. Leur campagne de diabolisation ne s’arrête pas là : les mensonges fabriqués de toute pièce à Téhéran, se relayés par certains médias occidentaux.
Mais l’expérience prouve que ces tactiques échouent toujours. Tout comme Mandela, Mossadegh et Allende ont trouvé leur place dans l’Histoire, la vérité sur les leaders de la Résistance iranienne finira par éclater.
Les ennemis de la liberté peuvent mentir, mais ils ne peuvent pas dissimuler la vérité éternellement.
Quand les médias occidentaux deviennent complices du régime iranien
Le véritable scandale réside dans le fait que des médias comme Le Canard enchaîné, au lieu d’analyser la situation avec rigueur, se font l’écho de la propagande du régime iranien. En diffusant des fausses informations et en reprenant aveuglément les accusations infondées du régime, ces médias participent à la diabolisation de ceux qui luttent contre la dictature religieuse et misogyne des mollahs.
Pourquoi le régime iranien craint-il tant la Résistance ?
Parce que la Résistance iranienne, sous la direction de Maryam Radjavi, est la seule alternative démocratique et organisée à la dictature religieuse. Contrairement aux mensonges du régime, elle propose un programme clair pour un Iran libre et démocratique, une perspective qui effraie autant les mollahs que leurs complices occidentaux.
Pourquoi ne faut-il pas tomber dans le piège ?
Les prise d’otages et les attaque contre l’honneur et la réputation, témoignent de la faiblesse et du désespoir du régime iranien, non de sa force. S’il ne craignait pas son opposition, il n’aurait pas besoin d’acheter du temps, en réclamant le sang et l’honneur de ses victimes en échange de concessions.
La publication d’articles venimeux dans la presse occidentale en échange de la libération d’otages, n’est rien d’autre qu’un acte de soumission honteux à la politique de chantage du régime.
Les citoyens conscients et la communauté internationale doivent dénoncer ces pratiques et y résister. Céder au chantage du régime ne met pas seulement en danger les otages actuels, mais donne carte blanche aux terroristes du régime.
Le seul moyen de faire face est d’exposer ces manœuvres et d’apporter un soutien inébranlable à la Résistance du peuple iranien.

