
Le 31 juillet 2025, Palais de Congrès à Rome a accueilli le « Sommet pour un Iran Libre », un rassemblement politique de soutien à la lutte du peuple iranien pour la liberté contre le régime criminel des mollahs. Cette conférence s’est tenue alors que l’Iran est confronté à plusieurs crises nationales et internationales, notamment :
- Une lutte acharnée pour la liberté
- Les violations systématiques des droits humains par le régime au pouvoir
- La résistance courageuse des prisonniers politiques
- La lutte incessante des femmes iraniennes contre la misogynie institutionnelle
- La quête incessante de justice menée par un mouvement croissant de familles endeuillées
- Les manifestations massives des syndicats revendiquant des droits volés
- Les militants écologistes confrontés à la destruction écologique imputable à l’État
- Et les efforts audacieux des unités de résistance pour briser le climat de peur
La conférence en Italie a placé la « Troisième Option », le rejet de la guerre et de la complaisance envers le régime iranien, ainsi que la nécessité d’un changement de régime par le peuple et la Résistance iraniens, au cœur du débat.
Les sept piliers de l’avenir démocratique de l’Iran
Les discours et les discussions lors de l’événement se sont articulés autour d’un cadre en sept points : une vision politique cohérente qui souligne à la fois les revendications d’aujourd’hui et les solutions de demain. Les sept piliers sont :
- Un rejet catégorique de toute forme de dictature, y compris celle des mollahs au pouvoir et du chah déchu
- La vision d’un Iran libre et démocratique
- La promotion d’une alternative politique crédible et viable
- Une attention urgente portée au sort des prisonniers politiques
- Un appel à un leadership intègre pour gérer le renversement du régime
- L’approbation du Plan en 10 points de Maryam Radjavi pour un Iran de demain
- Une feuille de route pour sauver l’Iran de la tyrannie et de la dépendance
Chacun de ces thèmes a été développé par les participants à la conférence, offrant un argument cohérent expliquant pourquoi le changement démocratique en Iran exige désormais plus que des slogans : il exige unité, clarté stratégique et une architecture politique durable.
Italian Parliament Hosts Conference on #Iran, Backs Democratic Change and Rejects Appeasementhttps://t.co/oxgDGinQPV
— NCRI-FAC (@iran_policy) 5 août 2025
Le Front de solidarité nationale : une idée qui a son heure
Parmi les principales propositions débattues figurait la réaffirmation du Front de solidarité nationale pour le renversement de la dictature religieuse, initialement adopté par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en 2002. Ce front a désormais acquis une pertinence renouvelée en tant que feuille de route fondée sur l’expérience pour la construction de coalitions entre les forces pro-démocratie et anti-dictature.
.@IBetancourtCol: The MEK has paid the ultimate price—120,000 imprisoned, executed, tortured, or exiled. This is not a movement for power but a principled force for freedom. The world must recognize it as the only way out of #Iran’s tyranny.
https://t.co/ifrSoAqsrJ— NCRI-FAC (@iran_policy) 31 juillet 2025
Dans son discours, Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a redéfini la vision de ce front en insistant sur ses trois principes fondateurs :
- Il rassemble ceux qui sont attachés à une république démocratique et indépendante ;
- Il rejette explicitement la dictature religieuse sous toutes ses formes, y compris le régime clérical ;
- Il est fondé sur la séparation de la religion et de l’État.
Ce fondement de principe distingue le Front de solidarité des vagues appels à l’« unité nationale » qui ont historiquement masqué l’opportunisme et conduit à la trahison, comme l’illustrait le slogan trompeur « Tous ensemble » de Khomeiny lors de la révolution de 1979.
En revanche, ce front privilégie la transparence idéologique, la crédibilité à long terme et les objectifs communs plutôt que les compromis tactiques et les alliances éphémères.
Un modèle d’organisation politique éprouvé
L’importance de cette proposition réside non seulement dans sa clarté morale, mais aussi dans sa praticabilité opérationnelle. Plutôt que de se positionner comme un organe politique hiérarchisé, le Front de solidarité est un réseau d’acteurs indépendants unis autour d’objectifs communs, notamment le renversement du régime théocratique et l’instauration d’une république démocratique laïque.
La clé de cette approche réside dans une feuille de route de transition claire :
- Le pouvoir serait transféré à une Assemblée constituante dans les six mois suivant le changement de régime.
- Cet organe rédigerait et ratifierait une nouvelle constitution démocratique.
- Il nommerait également le gouvernement provisoire, mettant fin au mandat de transition du CNRI.
Ce modèle évite les pièges des alliances personnelles ou idéologiquement incohérentes. Il les remplace par une structure qui valorise la responsabilité collective, l’inclusion sans complaisance et l’unité fondée sur des principes.
Une invitation et un défi
Alors que l’Iran se trouve à un tournant historique, marqué par une répression croissante sur son territoire et un isolement à l’étranger, le Sommet pour un Iran libre en Italie a lancé à la fois un appel et un défi :
- Un appel à tous les patriotes iraniens à répondre aux exigences du moment
- Un défi aux forces d’opposition pour qu’elles élèvent la lutte au-delà des agendas individuels et s’orientent vers un résultat démocratique partagé
Dans cet esprit, le Front de solidarité nationale n’est pas un simple slogan : c’est une invitation à l’action, une stratégie et un test décisif pour tous ceux qui prétendent soutenir le peuple iranien.
Ce n’est que par la persévérance sur le terrain et la fidélité à ses principes fondateurs que ce front pourra devenir la force unificatrice nécessaire au démantèlement de la théocratie et à la construction d’un avenir véritablement démocratique.

