CNRI – Le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran a organisé une conférence le 20 juin à loccasion du 25ème anniversaire de la résistance du peuple iranien contre les mollahs, née en 1981. La conférence, intitulée « Iran : Lheure du changement au moment où des millions crient pour la liberté », a eu lieu dans la salle Moïse de la chambre des Lords. Environ 20 illustres membres des deux chambres du Parlement et des trois principaux partis politiques ont participé à la conférence.
La conférence était présidée par Lord Corbett of Castle Vale (président de la Commission parlementaire britannique pour la Liberté en Iran). Dautres personnes ont pris la parole devant lassistance, dont Lord Renton ; Lord Archer of Sandwell ; Lord Taverne ; Lord Waddington ; Lord Fraser of Carmyllie ; Lord Alton of Liverpool ; Lord Clarke of Hampstead ; Professeur Lord Turnberg ; Lord King of West Bromwich ; les députés Andrew Mackinlay, Jim Dobbin, Ian Gibson et David Drew, ainsi que Mme Dolat Norouzi, représentante du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni.
Une vidéo a été diffusée sur des scènes du 20 juin 1981 où 500.000 personnes à Téhéran et des centaines de milliers dautres Iraniens dans tout le pays sont descendus dans la rue pour protester contre la répression théocratique et pour réclamer la liberté. La réponse de Khomeiny a été douvrir le feu sur la foule, tuant et blessant des centaines de manifestants.
Un front anti-intégriste en faveur de lOMPI
Les orateurs ont évoqué la situation critique en Iran et les efforts des mollahs pour acquérir des armes nucléaires. Ils ont expliqué que des manifestations importantes avaient actuellement lieu dans le pays contre al théocratie. Ils ont également félicité les 5,2 millions dIrakiens pour leur soutien à la Résistance iranienne et à lorganisation des Moudjahidine du peuple d’Iran et se sont joints à eux pour réaffirmer le statut politique de lOMPI en Irak.
Ils se sont réjouis de la décision de la cour dappel de Paris de lever les restrictions pesant contre Mme Maryam Radjavi contre les membres et partisans de la Résistance iranienne et ont appelé à la fin de la politique dapaisement honteuse des mollahs. Ils ont aussi rejeté létiquette de terroriste de lOMPI comme faisant partie dune politique dapaisement et ont appelé à son retrait immédiat.
Une déclaration présentée à la fin de la réunion déclare : « La conférence est davis quafin de détourner lattention de la crise interne en Iran, les mollahs ont intensifié leurs efforts pour exporter le lintégrisme et le terrorisme, en particulier en Irak, tout en poursuivant obstinément leur programme darmes nucléaires. Il a été fait référence à la découverte récente par lAIEA duranium enrichi à un degré militaire au site de Lavizan à Téhéran, dont lexistence a été révélée par le Conseil national de la Résistance iranienne ».
La déclaration ajoute que « sur léchec de la politique du gouvernement britannique et de lUE vis-à-vis du régime iranien, la conférence affirme que la politique de lEurope sur lIran a été affaiblie de manière significative par linclusion de lOMPI sur la liste du terrorisme. Au lieu de mener vers la modération en Iran, elle a renforcé les factions les plus radicales du régime iranien en paralysant la menace la plus sérieuse au régime. De plus, selon lopinion généralement répandue au Parlement, la proscription de lOMPI avait une motivation politique ».
Les concessions augmentent le risque de guerre
La conférence a attiré lattention sur limportance de la décision de la cour dappel de Paris du vendredi 16 juin dannuler toutes les restrictions placées sur Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, et sur dautres résistants du CNRI à Paris. La levée de ces restrictions injustes est « la preuve de la nature incorrecte des accusations portées contre le CNRI », selon la conférence.
La conférence a aussi été loccasion dannoncer que dans son rapport sur lapplication du Terrorism Act 2000 (loi de 2000 relative au terrorisme), Lord Carlisle of Berriew, rapporteur indépendant de la loi anti-terroriste nommé par le gouvernement, a fait référence à lOMPI pour illustrer lattitude préoccupante du gouvernement britannique face aux situations qui évoluent dans le monde, en référence à la proscription. Quant au soutien actif des différents partis du Parlement à lOMPI, Lord Carlisle a assuré que le gouvernement « allait examiner attentivement la question de savoir si lOMPI devait réellement rester proscrite ».
La conférence a déclaré quelle était convaincue que si lOccident continuait de faire des concessions au régime de Téhéran, cela augmenterait de manière significative le risque que voir lIran acquérir des armes nucléaires et le risque dun autre conflit militaire dans la région. Ainsi la conférence a-t-elle appelé le Conseil de Sécurité des Nations Unies à imposer des sanctions et dautres mesures obligatoires contre le régime iranien et ses responsables. « Un changement démocratique en Iran amené par les Iraniens et leur résistance constitue lunique moyen dassurer la paix et la stabilité au Moyen Orient », a conclu la déclaration de la conférence.
La répression est un signal clair de la faiblesse du régime
Lord Corbett of Castle Vale, faisant allusion à la série de manifestations en Iran, a déclaré : « Lintensification de la répression est un signal clair de la faiblesse du régime et non de sa force ».
Lord Waddington, ancien ministre de lIntérieur britannique, a affirmé : « Le temps est venu pour une politique de fermeté vis-à-vis de lIran, en commençant par la mise en place de sanctions étendues contre le régime et le retrait de la proscription de lOMPI ». Il a fait léloge de Mme Radjavi pour son leadership et a appelé les parlementaires souhaitant la liberté et la démocratie pour les Iraniens à sassurer que le gouvernement ne mette aucun obstacle sur son chemin.
Lord Taverne a comparé les résultats catastrophiques de la politique dapaisement avant la seconde Guerre Mondiale à la politique actuelle envers le régime clérical.
Lord Archer of Sandwell a qualifié le régime iranien d « araignée dans la toile du terrorisme international ». Il a souligné que la solution à tous les problèmes en Iran était la « troisième voie » proposée par Mme Radjavi. Dans cet objectif, il a mis en avant la nécessité urgente de retirer létiquette de terroriste de lOMPI.
Lord Alton of Liverpool, a évoqué ses relations de longue date avec la présidente élue de la Résistance et a fait part de son admiration pour ses qualités de dirigeante dont le but est damener la démocratie dans sa patrie.
Lord Clarke of Hampstead, ancien leader du Parti travailliste, a estimé que le changement en Iran se faisait attendre depuis longtemps et que lOccident naurait dû tolérer ni la répression violente en Iran, ni lexportation du terrorisme du régime.
La complaisance est une grave erreur
Lord Fraser, ancien ministre du gouvernement, a affirmé quil avait à une époque soutenu la politique de complaisance mais quil sétait rendu compte plus tard que cétait une grande erreur. Il a accordé son soutien tout entier à la Résistance et a demandé le retrait de lOMPI de la liste de la terreur.
Lord Renton, leader des Pairs conservateurs de la chambre des Lords, sest joint aux autres orateurs pour exprimer son soutien.
Le député Andrew Mackinlay a insisté sur le fait que 5,2 millions dIrakiens avaient signé une déclaration en faveur du retrait de létiquette de terrorisme de lOMPI confirmant que lOMPI constituait le plus grand obstacle au développement de lextrémisme islamique dans leur pays. Il a ajouté que la prochaine étape pour le gouvernement britannique devait être de retirer létiquette de la terreur de lOMPI.
Lord Gibson a reconnu que le temps du changement en Iran était venu et quil ny avait aucune excuse pour chercher à plaire davantage aux mollahs. Il a affirmé que le meilleur moyen de montrer notre soutien au peuple iranien était de soutenir leur résistance démocratique.
Lord King a évoqué les manifestations importantes en Iran et les mesures de répression brutales du gouvernement. Il a déclaré que le régime tentait de détourner lattention de sa crise interne en exportant le fondamentalisme et le terrorisme en Irak et ailleurs.
Mme Dolat Norouzi, représentante au Royaume-Uni du CNRI, a exprimé sa reconnaissance aux parlementaires britanniques pour leur soutien et a approuvé leur appel à la fin de la complaisance. Elle a affirmé que les avantages offerts au régime ne le stopperait pas dans sa quête darmes nucléaires et que la seule solution était une politique de fermeté et ladoption de sanctions étendues contre la dictature religieuse.

