D’éminents dignitaires politiques et militaires américains pressent le Président Barack Obama à adopter une nouvelle politique vis-à-vis de l’Iran, qui inclurait un dialogue avec l’opposition iranienne et le soutien du « plan en 10 points » de Mme Maryam Radjavi, la Présidente élue de la Résistance Iranienne, pour un futur Iran libre.
La nouvelle « initiative politique en Iran » proposée par près de 40 éminentes personnalités américaines a été annoncée samedi à Paris lors du rassemblement annuel pour un Iran Libre organisé par l’opposition iranienne.
Le Général Hugh Shelton, ancien Chef d’état-major interarmées, le Gouverneur Tom Ridge, ancien secrétaire de la Sécurité intérieure, Louis Freeh, ancien Directeur du FBI, Ed Rendell, ancien Gouverneur de Pennsylvanie et Président du Comité Démocratique National et Frances Townsend, ancienne Conseillère à la Sécurité Intérieure du Président George W. Bush, ont tous lu des passages cette nouvelle déclaration.
Au sujet du nucléaire, la déclaration dit qu’une solution pacifique « ne peut pas être réalisée en faisant des concessions en Iran, mais plutôt en déterminant que l’Iran se verra refuser toute possibilité d’obtenir une bombe nucléaire. »
Ils soulignent la nécessité de clarifier les « activités de Possible Dimension Militaire (PMD) en Iran avant qu’un accord complet ne puisse être signé. »
À propos de la crise dans la région, les dignitaires américains font état du « rôle destructeur de l’Iran dans la région » qui « doit être freiné et dissuadé. Loin d’être une partie de la solution, l’Iran est une grande partie du problème. »
L’ancien maire de New York et candidat républicain aux présidentielles Rudy Giuliani a affirmé au meeting : « L’ayatollah doit partir. Lui-même ainsi que Rohani, Ahmadinejad et tous ceux-là doivent être jugés pour leurs crimes contre l’humanité. »
Les auteurs de la déclaration de quatre pages ajoutent : « l’engagement avec l’opposition démocratique a été l’élément qui fait défaut à la politique américaine depuis de nombreuses années, de la part des leaderships à la fois Républicain et Démocrate. »
« Nous demandons à notre gouvernement de sortir de l’impasse et de s’engager dans un dialogue respectueux avec l’opposition iranienne, en cohérence avec notre pays et sa politique de dialogue avec tous les groupes politiques. Quel que soit le résultat des négociations sur le nucléaire et quel que soit le scénario, la volonté du peuple Iranien et son désir de changement doivent être pris en considération. »
Les auteurs de cet appel soutiennent le plan en 10 points établi pour le futur par Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil National de la Résistance Iranienne, qui restaurerait, comme ils l’affirment, « la légitimité politique par le biais du suffrage universel, garantirait les droits pour tous les citoyens et en particulier les femmes et les minorités, mettrait fin aux excès cruels de la justice et établirait la primauté du droit, mettrait fin au cauchemar de la dictature islamiste intégriste en séparant la religion et l’État, protégerait les droits de propriété, promouvrait l’égalité des chances et la protection de l’environnement et – dernier point, mais certainement pas le moindre – irait vers un Iran non nucléaire, sans armes de destruction massive. »

