CNRI – Répondant à un résident de la cité d’Achraf en Irak, qui abrite 3400 membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition démocratique au régime des mollahs en Iran, l’archevêque de Cape Town Desmond Tutu lui a fait part de toute sa sympathie.
« Je soutiens la position, entre autres de l’Archevêque de Canterbury, pour condamner l’attaque contre les réfugiés opposants iraniens », écrit-il à l’imam de la mosquée Fatima Al-Zahra de la Cité d’Achraf. « Ils sont sûrement protégés par le droit international. Pourquoi cela n’est-il pas invoqué dans leur cas ? » demande-t-il.
Le prix Nobel de la paix juge « inacceptable » les « informations troublantes » sur « 11 réfugiés tués et plus de 500 blessés ». « Les responsables doivent rendre des comptes », conclut-il.
Le camp d’Achraf a été la cible les 27 et 28 juillet d’une attaque violente des forces irakiennes, qui répondaient à une demande expresse des mollahs de Téhéran. Les 3400 réfugiés bénéficient du statut de « personnes protégées » en vertu de la IVe convention de Genève depuis 2004. Toute attaque, expulsion ou déplacement forcé à leur encontre entrent dans le cadre des crimes contre l’humanité. Les Etats-Unis se sont engagés par écrit avec chacun de ces résidents àles protéger ; ils restent liés à cette obligations par la IVe convention de Genève jusqu’à la détermination finale du statut de ces résidents.

