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Ambassadrice Carla Sands : L’avenir de l’Iran réside dans le changement démocratique, et non dans la complaisance ou la guerre

Ambassadrice Carla Sands : L'avenir de l'Iran réside dans le changement démocratique, et non dans la complaisance ou la guerre
Carla Sands, ancienne ambassadrice des États-Unis au Danemark, s’exprime lors d’une conférence en ligne organisée par le CNRI le 15 mars 2026

Lors de cette conférence en ligne organisée par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) le 15 mars 2026, l’ancienne ambassadrice des États-Unis au Danemark, Carla Sands, a affirmé que l’Iran avait atteint un tournant historique et que la communauté internationale devait abandonner deux approches vouées à l’échec : la complaisance du régime en place et la guerre menée par l’étranger. Elle a déclaré que des décennies de concessions et de dialogue n’avaient pas permis de modérer le comportement de Téhéran, d’endiguer la répression intérieure ni d’arrêter l’exportation du terrorisme et de l’instabilité. Elle a également soutenu que la confrontation militaire ne saurait engendrer ni légitimité ni alternative démocratique, même si elle affaiblit le régime.

L’ambassadrice Sands a présenté la « troisième option » de Maryam Radjavi comme la seule voie durable à suivre : un changement démocratique mené par le peuple iranien et sa résistance organisée. Elle a affirmé que le régime ne peut se réformer de lui-même car la répression intérieure et la crise internationale sont essentielles à sa survie. Selon elle, l’Iran est déjà confronté à de profondes tensions internes, marquées par un déclin économique, des troubles sociaux et une perte croissante de légitimité, tandis que des millions d’Iraniens réclament de plus en plus la liberté, la justice et un changement démocratique.

Ambassador Carla Sands: True change in Iran must come from within— March 15, 2026.

Elle a conclu en exhortant les gouvernements démocratiques à réévaluer leurs politiques, à dialoguer avec le Conseil national de la résistance iranienne et à soutenir le droit du peuple iranien à déterminer son propre avenir. La solution, a-t-elle insisté, ne réside ni dans la complaisance ni dans la guerre, mais dans un changement démocratique de l’intérieur.

Texte de l’intervention de l’ambassadrice Sands. Discours de Carla Sands :

Mesdames et Messieurs, l’Iran se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Depuis plus de quarante ans, la communauté internationale peine à trouver une réponse efficace à la crise engendrée par le régime au pouvoir à Téhéran.

L’expérience a désormais clairement démontré que ni la complaisance ni la guerre ne peuvent apporter de solution définitive. Seule une transition démocratique du régime en Iran peut garantir une solution durable. Pendant des années, de nombreux gouvernements ont mené une politique d’de complaisance, espérant que des concessions et le dialogue modéreraient le comportement du régime. Mais cette politique a échoué.

Elle n’a pas endigué la répression en Iran, ni empêché l’exportation du terrorisme et de l’instabilité dans la région et à travers le monde. Parallèlement, la confrontation militaire s’est également révélée incapable de produire une solution politique réelle et durable. La guerre peut affaiblir le régime, mais elle ne saurait lui conférer de légitimité ni instaurer une alternative démocratique.

Il y a plus de vingt ans, Mme Radjavi mettait en garde le monde contre cette dangereuse illusion. En 2004, devant le Parlement européen, elle citait la célèbre mise en garde de Winston Churchill après les accords de Munich : « On vous a donné le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre. » Son message était clair : la complaisance ne ferait que renforcer le régime clérical et, à terme, rendre le conflit inévitable.

Mme Radjavi a toujours proposé ce qu’elle appelle la troisième voie : ni la complaisance ni la guerre, mais un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée. Elle a répété ce message à maintes reprises, notamment en mai 2025, soulignant qu’une guerre étrangère ne saurait résoudre la crise iranienne et que la véritable solution réside dans le soulèvement du peuple iranien lui-même pour instaurer le changement.

L’Iran se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. Le régime est incapable de se réformer. Sa survie repose sur la répression intérieure et l’exportation de la crise à l’étranger. Ces politiques ne sont pas de simples tactiques temporaires ; elles sont essentielles à la survie du régime. Tant que ce système restera au pouvoir, le peuple iranien continuera de subir l’oppression et le régime restera vulnérable à l’instabilité.

Parallèlement, l’expérience montre qu’un changement de régime ne peut être imposé de l’extérieur. Aucun pays n’est prêt à déployer des forces sur le terrain pour décider de l’avenir de l’Iran. Et même si une telle tentative avait lieu, elle mènerait probablement au chaos et à un conflit civil. Un changement politique durable doit venir de l’intérieur de la société iranienne et être impulsé par la volonté du peuple.

Aujourd’hui, en Iran, le régime est confronté à une crise profonde et croissante. Le déclin économique, les troubles sociaux et la perte de légitimité ont fragilisé les fondements du système en place. Le fossé entre le régime et le peuple iranien n’a jamais été aussi grand. À travers le pays, des millions d’Iraniens réclament la liberté, la justice et un changement démocratique.

L’histoire montre que les régimes autoritaires, aussi puissants que puissent paraître leurs forces de sécurité, ne peuvent résister à la détermination de leur peuple. L’Iran en est un exemple frappant. En 1978, la dictature du Shah disposait de l’une des plus grandes armées du Moyen-Orient. Pourtant, lorsque le peuple iranien s’est soulevé, cette armée n’a pu empêcher la chute du régime.

C’est pourquoi la communauté internationale doit revoir sa politique. Trop longtemps, l’opposition démocratique au régime clérical a été marginalisée par la désinformation et une politique de complaisance. Pourtant, une résistance organisée existe, qui cherche à mobiliser le peuple iranien pour un changement démocratique.

Ce mouvement ne réclame ni troupes étrangères, ni armes, ni intervention militaire. Il aspire à une reconnaissance politique et à la fin des idées fausses qui l’entourent depuis des décennies. Aujourd’hui, il est donc temps d’ouvrir un nouveau chapitre. Les gouvernements démocratiques devraient entamer un dialogue avec le Conseil national de la Résistance iranienne et envisager la reconnaissance politique du gouvernement provisoire qu’il a proclamé.

Un tel engagement enverrait un message fort au peuple iranien : le monde soutient son droit à l’autodétermination, son droit de décider de son avenir. La voie à suivre est claire : la solution à la crise iranienne ne réside ni dans la complaisance ni dans la guerre. La solution réside dans un changement démocratique mené par le peuple iranien et sa résistance organisée. Il est temps que le monde se tienne à leurs côtés.

Merci.