
« C’est en raison des ingérences du régime iranien que les choses se sont détérioré et le confit s’est militarisé en Syrie a déclaré le Brita Hagi Hassan président du Conseil de la Ville d’Alep qui fait fonction de maire de cette ville martyrisée. Il intervenait samedi lors d’une conférence organisée à la Maison de la Mutualité le 26 novembre 2016 par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Il a déclaré qu’il faudrait « soutenir l’opposition iranienne et les Moudjahidine du peuple d’Iran » et « nous devons soutenir l’opposition syrienne ». (VIDEO)
Sur le thème « Appel à la justice : Mettre fin à l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité en Iran et en Syrie », la réunion rassemblait plusieurs personnalités, dont la Présidente-élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, des dirigeants de l’opposition syrienne et des figures politiques, juristes et défenseurs des droits de l’Homme.
Dans son intervention, Brita Hagi Hassan qui mène un combat courageux pour la défense de la population de sa ville victimes des bombardements, a déclaré : « Les commandants des opérations en Syrie sont mené par les gardiens de la révolution iraniens (les pasdaran). »
« Les crimes du régime iranien en Syrie sont évidents et au-delà du soutien logistique et matériel, le régime iranien envoie des soldats se battre aux coté des forces de Bachar Assad contre la révolution syrienne », a-t-il ajouté.

Brita Hagi Hassan a estimé : « c’est en raison des ingérences du régime iranien que les choses se sont détérioré et le confit s’est militarisé. Qassem Souleimani (le commandant de la Force Qods des Pasdaran iraniens) est intervenu directement dans la répression du peuple syrien et nous avons vu que les crimes du régime iranien a pris des dimensions terribles. »
« Aujourd’hui, en Syrie, c’est l’Iran qui administre les villes, alors que l’administration d’Assad s’est effondrée. C’est le régime iranien qui le tient debout et sans le soutien du régime iranien, Assad n’aurait pas tenu et nous n’aurions pas eu autant de souffrance. » a déclaré le maire d’Alep.
« En mobilisant des mercenaires de différents pays pour combattre aux côtés de Bachar, le régime iranien a été responsable de massacres à Alep. » a-t-il précisé. Il a notamment évoqué le cas de 59 habitants d’un faubourg d’Alep exécutés au sud de la vile en 2013, « des villageois qui ont été enterrés dans des fosses communes, qui ont été découvert plus tard. »
Brita Hagi Hassan a demandé pour conclure : « Le Conseil de sécurité, en plus de condamner les crimes du régime en Syrie, doit agir. Il faut exiger l’éviction du régime iranien de la Conférence de coopération des pays islamique. Nous devons soutenir l’opposition iranienne et les Moudjahidine du peuple d’Iran et nous devons soutenir l’opposition syrienne et nous opposer à toute forme de participation du régime iranien aux négociations sur la Syrie. »

