CNRI Cest devant 30.000 Iraniens en liesse rassemblés au Bourget le 1er juillet pour appeler à un changement démocratique, que Maryam Radjavi a prononcé un discours clé sur lavenir de lIran. Après avoir évoqué les grandes lignes du programme du Conseil national de la Résistance iranienne, la présidente a souligné que dès le départ et jusquà aujourdhui, la principale motivation du mouvement et le cur de la bataille portait sur la liberté :
« Ce que je viens de tracer brièvement cest la vision et le programme de la résistance iranienne pour notre patrie libérée de loppression des mollahs. Pour réaliser ce programme, la Résistance iranienne sest engagée à organiser les élections dune assemblée constituante au maximum six mois après le renversement de la dictature des mollahs. A la fin de cette période de six mois, le gouvernement provisoire laissera le pouvoir à la constituante élue par le peuple pour quelle désigne le nouveau gouvernement et quelle élabore la nouvelle constitution.
« Mais au cur de lensemble de nos revendications et de notre programme, il y a la liberté. Oui, la liberté et la liberté de choisir du peuple iranien. Cest la principale motivation de la Résistance et dun mouvement qui depuis cent ans ne cesse dévoluer et pour lequel des centaines de milliers de femmes et dhommes les plus braves dIran ont sacrifié leur vie.
« Des héros comme Souresrafil, Kouchik Khan, Pessian, Khiabani, le Dr. Hossein Fatemi, Hanif-Nejad, Djazani, Pouyan, Ahmadzadeh, Paknejad, Moussa et Achraf. Cest un immense sacrifice offert à la liberté et à la démocratie.
« Oui, la liberté sur laquelle saccordent et sont solidaires toutes les couches de la nation. Ce grand meeting reflète brillamment l’accord, la solidarité et l’union des Iraniens pour renverser le régime des mollahs et instaurer la liberté.
« Il y a trois ans, dans le raid sans précédent de la police française contre les bureaux du Conseil national de la résistance, la querelle portait aussi sur ce mot. Le mot liberté. Dès le départ il était clair que cette attaque était le résultat dun marchandage avec la dictature religieuse. En vérité, cest la résistance dune nation innocente qui était opprimée. Fort heureusement au cours de ces trois années, la persévérance de ce mouvement a réussi à faire échouer le complot de juin 2003. Il y a deux semaines, à la veille de la date anniversaire du 17 juin, la cour dappel de Paris a levé les restrictions injustes et injustifiées qui pesaient contre les membres et les responsables de la Résistance. Ce verdict prouve linnocence de cette résistance, le vide du dossier du 17 juin et des accusations de secte et de terrorisme.
« Dans les anciennes légendes de notre pays, Siavoch incarne linnocence. Le grand poète Ferdoussi a raconté avec brio son épopée. Siavoch avait fait lobjet de graves accusations. Selon la tradition de lépoque, celui qui voulait prouver son innocence devait passer l’épreuve du feu. Siavoch a traversé un passage étroit entre deux immenses bûchers et a prouvé son innocence. Il est depuis dans la culture iranienne le symbole de la pureté et du courage.
« Le 17 juin, cest aussi le jour où notre mouvement a dû traverser les flammes dun terrible complot, le jour où il a prouvé son innocence, sa force et sa victoire. Je salue les héros qui face à ce grand complot, ont défendu le mouvement de la résistance. Je salue la patience et la foi des femmes et des hommes qui gardent encore sur leur corps et dans leur cur, les blessures de cette période. Je salue mes surs chéries, Sedigheh Modjaveri et Neda Hassani, dont on célèbrera les noms tant que lon chantera les êtres humains et que retentira lhymne de la liberté.
« En ce qui concerne le dossier du 17 juin, je dois dire que, même sils affirment que vous pouvez voyagez où bon vous semble, nous, nous disons : le problème que le régime a tenté de brouiller, cest le procès international des mollahs au pouvoir en Iran pour leurs crimes contre lhumanité, le massacre des prisonniers politiques et la répression des turcs et des perses, des kurdes, des baloutches et des turkmènes, des chiites et des sunnites et des non musulmans. En un mot, depuis le 20 juin 1981 jusquà ce jour, le problème na pas changé. Il sagit bien de la liberté et de la volonté dinstaurer la souveraineté populaire au lieu de la dictature religieuse. »

