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La peur du régime iranien face au prochain soulèvement populaire

La peur du régime iranien face au prochain soulèvement populaire
Des manifestants affrontent les forces de sécurité dans les rues d’Iran lors du soulèvement de 2022 contre la dictature cléricale

La véritable situation d’un régime ne se mesure pas à ses fanfaronnades publiques, mais à la panique qui transparaît dans la voix de ses dirigeants. Ces dernières semaines, un concert d’aveux et de menaces a émergé des plus hautes sphères de l’appareil clérical, judiciaire et sécuritaire iranien. Ces déclarations, destinées à des publics internes et externes, révèlent une théocratie rongée par une peur paralysante du peuple iranien et de sa Résistance organisée.

Une stratégie défaillante
La preuve la plus frappante de la peur du régime vient de ses propres initiés, qui exposent désormais publiquement les mécanismes de leur chute potentielle. Le 17 juillet 2025, Reza Taghavi, ancien chef du Conseil d’élaboration de la politique de la prière du vendredi du Guide suprême Ali Khamenei, a révélé les inquiétudes du régime. Il a décrit la stratégie de l’opposition avec une clarté effrayante : « Ils avaient calculé qu’en attaquant les personnalités, le système serait affaibli… à l’étape suivante, les cellules d’influence et les méchants des Moudjahidine du peuple entreraient en scène, et alors le peuple mécontent renverserait le système. »

Il ne s’agit pas d’une simple accusation ; Il s’agit d’un aveu public de la part d’un haut dignitaire religieux : le régime perçoit la stratégie de la Résistance comme une menace viable et croissante. Il confirme que la dénonciation de responsables corrompus affaiblit directement les fondements du régime, ouvrant la voie à des « cellules d’influence » organisées pour mobiliser une population déjà en proie au mécontentement.

Le 12 juillet 2025, le journal d’État Mashregh News a publié une attaque contre le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), arguant que son slogan de longue date, « Ni guerre, ni apaisement », sert à « renforcer la stratégie de pression maximale » contre l’Iran. Cela révèle la crainte du régime que le plaidoyer politique de la Résistance influence de fait la politique internationale et isole la théocratie.

Quelques jours plus tôt, le 9 juillet 2025, le conseiller de Khamenei, Mohammad Mokhber, avait réagi aux rumeurs de démission potentielle du président Massoud Pezeshkian en accusant instinctivement les « ennemis » qui se cachent derrière Maryam Radjavi. Pour le régime, tout signe de fracture ou d’instabilité politique interne n’est pas le résultat de ses propres échecs, mais d’un complot orchestré par l’opposition organisée.

Un mandat pour des meurtres cautionnés par l’État
Lorsque les aveux et la propagande échouent, le régime recourt à son instinct le plus élémentaire : la violence brute. Terrifiés par la contestation populaire décrite par Taghavi, les forces judiciaires et de sécurité préparent une répression brutale. Le 17 juillet 2025, le chef du pouvoir judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, a émis une directive glaçante à l’intention des procureurs. Il leur a ordonné d’accélérer le traitement de toute affaire impliquant « toute forme de collaboration » avec des ennemis présumés, exigeant notamment qu’ils accordent la priorité aux affaires pouvant aboutir à une condamnation à mort. « Si une peine d’annulation de la vie est susceptible d’être appliquée », a-t-il ordonné, « accélérez le traitement et accordez-lui la priorité absolue.»

Ce sentiment a été repris par le célèbre commandant de police, Ahmad-Reza Radan, le 16 juillet 2025. Tout en menaçant d’« espions et de traîtres », il a qualifié avec mépris le peuple iranien de « voyous et de méchants » potentiels, révélant ainsi la peur et le mépris profonds du régime envers ses propres citoyens et sa terreur d’un soulèvement populaire.

Les déclarations de Taghavi, Eje’i, Radan et des médias d’État ne sont pas des incidents isolés. Elles sont les notes paniquées et discordantes d’une symphonie de peur. Ensemble, ils dressent un tableau clair : celui d’un régime corrompu et illégitime qui sait qu’il est assis sur une poudrière de colère populaire, qu’il voit activement et efficacement organisée par une Résistance viable.