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Fin de la complaisance : Le rassemblement de Bruxelles appelle à un Iran libre

Fin de la complaisance : Le rassemblement de Bruxelles appelle à un Iran libre
Rassemblement de la Résistance iranienne à Bruxelles – 6 septembre 2025

Le rassemblement pour un Iran libre, organisé le 6 septembre à Bruxelles pour marquer le 60e anniversaire de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), est devenu une plateforme puissante pour un appel unifié à mettre fin à la politique de complaisance envers Téhéran. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer des décennies de sacrifices de la Résistance iranienne et pour mettre en avant un message qui résonne au-delà de l’Iran : l’apaisement renforce la tyrannie, tandis que la résistance ouvre la voie à la liberté.

Depuis des décennies, le peuple iranien paie le prix des concessions des gouvernements occidentaux à la dictature. Au moins 74 ans de telles politiques, sous les régimes du shah et des mollahs, ont constamment soutenu les dirigeants tout en abandonnant le peuple iranien à la répression et à l’exploitation. La complaisance n’a pas empêché les exécutions, les prisons ou la torture. Au contraire, comme l’a averti l’ancien membre du Congrès américain Patrick Kennedy à Bruxelles : « L’apaisement ne nous apporte jamais la sécurité. Il encourage le fascisme à continuer de prévaloir.»

Un héritage de silence et de complicité
Au cours des 46 dernières années, lors de chaque soulèvement majeur – résistance des années 1980, manifestations étudiantes de 1999, manifestations nationales de 2009, soulèvements nationaux de 2017, 2019 et 2022 – les gouvernements occidentaux sont restés largement silencieux. Ce silence s’accompagnait souvent de sourires aux tables diplomatiques et de contrats économiques lucratifs. Ce silence équivalait à de la complicité, alimentant l’appareil répressif du régime au lieu de le freiner.

L’ancien président du Parlement britannique, John Bercow, a rejeté toute idée que l’apaisement puisse être considéré comme une alternative à un véritable changement : « L’alternative n’est pas d’apaiser le régime. L’alternative n’est pas de faire la guerre. L’alternative est plutôt de choisir la liberté.» Ses propos ont exprimé la frustration de millions d’Iraniens dont les appels à la liberté ont été accueillis avec indifférence à l’étranger.

Pourquoi l’apaisement a échoué
La politique d’apaisement a non seulement échoué à contenir Téhéran, mais elle a encouragé le régime à étendre son agression régionale et sa tromperie nucléaire. L’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt a déclaré lors du rassemblement : « Le fait que le régime des mollahs soit toujours en Iran, [qu’il] puisse continuer ses crimes, prouve l’échec de la stratégie d’apaisement suivie jusqu’à présent par la communauté internationale, l’Occident, et surtout l’Europe.»

Il a poursuivi : « En réalité, la stratégie d’amadouer – parler de tout et de rien aux mollahs, y compris des armes nucléaires – prouve qu’elle aggrave la situation en Iran. » Cet échec, a-t-il souligné, a non seulement porté préjudice au peuple iranien, mais a également déstabilisé le Moyen-Orient et alimenté le conflit en Ukraine par le soutien militaire de Téhéran à la Russie.

La Résistance comme réponse
Dans ce contexte, le rassemblement de Bruxelles a souligné que mettre fin à la complaisance n’est pas un simple ajustement de politique étrangère, mais un acte de justice essentiel, qui abat le mur qui sépare le peuple iranien de sa liberté légitime.

Depuis des décennies, l’OMPI et le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ont dénoncé la tromperie nucléaire du régime, le terrorisme à l’étranger et les violations systématiques des droits humains. Leurs révélations ont contraint les gouvernements du monde entier à reconsidérer leur approche. Comme Bercow l’a rappelé à la foule, la complaisance n’est pas une voie vers la liberté : « On n’obtient pas la liberté en Iran par des impositions extérieures, ni en s’attirant les faveurs du régime et en espérant une clémence.»

La Résistance iranienne a démontré que la liberté ne viendra pas de négociations avec des tyrans, mais de la volonté du peuple et de son mouvement organisé.

Une nouvelle voie à suivre
Le message de Bruxelles était clair : la politique de complaisance doit cesser et une nouvelle stratégie doit être mise en place. Verhofstadt a conclu : « La conclusion d’aujourd’hui est donc la suivante : au lieu d’une stratégie d’apaisement, nous avons besoin d’une nouvelle stratégie de la part de la communauté internationale, et en particulier de l’Europe.»

Cette nouvelle stratégie, fondée sur la responsabilisation et le soutien à l’alternative démocratique iranienne, impliquerait des sanctions contre les dirigeants du régime, la désignation du CGRI comme organisation terroriste et l’ouverture d’un dialogue structurel avec l’opposition démocratique menée par Maryam Radjavi et son Plan en dix points.

Mettre fin à la politique de complaisance n’est pas seulement une question de politique étrangère ; c’est une étape décisive vers la rupture des chaînes qui retiennent le peuple iranien en otage. Chaque fois que la politique de complaisance a échoué, les Iraniens ont fait un pas de plus vers la liberté. Aujourd’hui, ce combat se poursuit, une nécessité historique.